Accueil du site > Thèmes > Émissions > Forum des auditeurs > Émission du 31 mars 2009 (n° 397)
S'abonner au forum de discussion: Émission du 31 mars 2009 (n° 397) (RSS)
Forum de discussion: Émission du 31 mars 2009 (n° 397)
Poster un nouveau message sur ce sujet...
0 | 5
-
Odile témoigne, 16 ans après : « Ma fille avait 5 ans quand son papa est décédé du sida »
Odile vous avez beaucoup de courage et j’ai vraiment de l’admiration pour vous. Ce n’est pas facile de parler de cette maladie encore aujourd’hui ! Je suis seropositive depuis près de 2 ans ! je vis une relation à distance avec mon petit ami (nous avons fait 5ans ensemble)et je n’ai pas la force de le lui dire, j’ai vraiment peur de sa réaction ! j’ai peur de le perdre ! Lui, il refuse de faire le test du VIH ! Mais au fond je me dis mieux vaut le perdre que de lui transmettre la maladie, si jamais il ne l’a pas ! Du coup, je veux juste rencontrer une personne dans la même situation que moi pour me sentir libre d’en parler ! Car la base d’une relation s’est la sincérité ! Pour finir, j’aimerais vous encouragé Odile dans sa vie de tous les jours et lancer un appel à tous ceux qui participeront à ce forum d’éssayé de parler de la maladie autour d’eux afin qu’elle soit moins dramatisée. Ce n’est que par des actions personnelles à tous les niveaux que nous pouvons démystifier le VIH ! Je vous remercie !
-
En 1994, la première victoire contre le virus du sida, grâce aux mamans séropositives : Françoise Barré-Sinoussi raconte
Bonsoir,je m’appel sylvie j’ai 35 ans.je suis mariée depuis 11 bientot et bientot 14 de vie commune,j’ai un petit bout de 11 ans nicolas c est ma joie de vivre c est mon souffle. Tout d’abord j’ai lu les messages,j’en nais pleurer,je suis seroposive depuis plus de 22 ans a peu pres,c’est mon bourreau de pere qui me violé depuis l’age de 6 ans,mes parents etaient contaminée car ils pratiquaient l’echangisme et me fesait participer,j’ai vecu l’enfer.a 17 ans et 6mois je suis aller porter plainte et c est que la que j ai apris que j etais seropo au vih ma mere est morte 7 mois mois plus tard car en ce temp la il n y avait que AZT et la morphine. il y avait mon ami christian il est sur fauteil roulant ma beaucoup aider pour m’en sortir a l’age de 22 ans je rencontre le futur mari il connaissait deja mon histoire tres lourde.on n’a voulu un enfant c etait en 1996 le dr berrebi mon genyco et mon medecin de l’hopital purpan me disait vous ne pouvez pas avoir d’enfant avec la maladie je suis aller contre l’avis medical mes cd4 etait a plus de 450 et quand j ai reussi a etre enceinte j ai ete voir un autre genyco qui a bien voulu nous aider.j’ai pris rdv en consultation mere enfant et on nous a demander si on voulait bien aider la recherche et des essai de traitement pour les femmes enceinte seroposive et la je peux vous dire que j ai accepter dessuite et j etais une des premier a avoir accepté mon fils est negatif et mon mari aussi.les traitement son tres lourd mais il faut les prendre car on na qu une vie et je suis presque comblé car la maladie et toujour la mais et devenu chronique pour l instant selon les mots des medecins voila a bientot et courage a tous....
-
En 1994, la première victoire contre le virus du sida, grâce aux mamans séropositives : Françoise Barré-Sinoussi raconte
Bonsoir Sylvie,je savais mon histoire atroce,mais je ne savais pas qu’après un méga coup de blues,me connectant pour la première fois en esperant trouver l’approximation d’une souffrance aussi immense et réccurante que la mienne,j’allais tomber sur ce message qui depasse l’entendement. Ton histoire est juste affreuse,et me fait froid dans le dos,heuresement,il semblerait qu’elle ai pris un tout autre sens depuis que tu as eu le cran de te battre et d’affronter ces especes de pervers qui te servaient de parents. ça force l’admiration,que de s’imaginer toute l’énergie que tu as du déployer,pour t’extirper d’une situation si terrible. Respect,moi je dis respect,à ces grandes guerrières des temps moderne,en eternelle quête d’un bonheur simple et pourtant si difficile d’accés pour certaines.
-
En 1994, la première victoire contre le virus du sida, grâce aux mamans séropositives : Françoise Barré-Sinoussi raconte
-
Soirée Séromantique : Ousmane dédie sa chanson « Le mot que j’aime »
" L’Amour se fut lorsque je t’ai aimé et à vrai dire j’y tien. L’Amour peut nous unir dans le temps et dans l’espace pour une durée et ne nous laissera jamais tant que nous somme ensembles" C’est très profond ce que tu dis dans ta chanson Ousmane. Courage à tous ! Très tendrement Reine
-
Émission du 31 mars 2009 (n° 397)
L’émission porte essentiellement sur l’amour et le progrès de la recherche.
L’amour constitue un élément essentiel dans la vie de tous d’une manière générale, comme l’a chanté Ousman, elle l’est d’ailleurs d’autant plus pour une personne malade ou pour une personne proche d’un malade. Et les avancées en matière de recherche sont un espoir pour les personnes atteintes du V.I.H et ceux qui les aiment car elles leur offre de nouvelles perspective d’avenir. Odile, qui a perdu le père de sa fille, témoigne non sans émotion à l’antenne. L’homme qu’elle a aimé n’a malheureusement pas pu bénéficier d’un traitement assez efficace pour rallonger des quelques années son espérance de vie, elle a du faire face aux jugements, à la méfiance, parfois à la fuite des autres, et a été obligé de mentir à sa fille durant plusieurs années à propos de la maladie de son père pour la protéger au risque de perdre la confiance que cette dernière avait en elle. Cette histoire date d’il y a maintenant 16 ans, pourtant les mentalités, la réaction des autres face à la maladie reste la même. Même si, elle le dit elle même, Odile a "perdu foi en l’humanité", elle lance tout de même un message d’espoir aux jeunes gens malades : "Bouffez la vie, comme vous bouffer vos médicaments". Cet espoir naît essentiellement du progrès de la recherche car aujourd’hui, il est possible de vivre quelques années supplémentaire, d’avoir des enfants et de les voir grandir... D’ailleurs, Bernard Hirschel nous l’explique de manière simple et claire : il existe aujourd’hui des moyens de protection autre que le préservatif. Il ne s’agit pas non plus d’en être dispensé, mais c’est une excellente nouvelle pour les couples concernés, désireux d’avoir des enfants. Françoise Barré, qui est tout à fait d’accord avec les propos de B.Hirschel, se montre elle aussi tout aussi claire. Le problème étant qu’elle ne fait que répéter, ou plutôt reformuler de façon plus longue son discours.
-
Émission du 31 mars 2009 (n° 397)
Un moment fort de l’émission : le témoignage d’Odile
Lorsque l’information et l’émotion se mêlent à travers du témoignage, l’impact des problématiques soulevées par le HIV semble bien plus mis en exergue. La réception de celui-ci, s’il doit être anecdotique, n’est pas moins perceptible. Comment ignorer l’expérience d’Odile ; alors que la méconnaissance du public sur les questions relatives à l’acceptation du VIH, ainsi que le passif personnel sous jacent qu’il entraîne, implique une difficile communication entre une mère et son enfant ? Devoir annoncer son statut sérologique à son fils ou sa fille sous tend également le risque d’un rejet difficilement acceptable.
Les médias auraient ils une part de responsabilité dans cette vision discriminante de la personne contaminée ? Ne subissent elles pas une marginalisation du fait du pessimisme de la société vis-à-vis de la maladie ? Bien entendu, étant confronté épisodiquement à cette question, je pense qu’en substance les médias établissent de vulgaires profils d’individus, qui nous confortent dans une vision stupide et étriquée de vécues bien plus complexes. Cela pèse et pénalise les personnes contaminées… également dans le domaine privé. Odile souligne ainsi les conséquences néfastes de son honnêteté dans sa vie sentimentale. En outre, il est plus que probable que certaines rencontres furent écourtées à l’annonce de la cause du décès de son mari. Le sentiment de peur, sciemment ( ? ) entretenu au sein de l’opinion publique procède de ces conséquences désastreuses sur la vie des personnes. J’avouerais bien volontiers ne pas être totalement exclu, car la sphère de l’intime est bien particulière. Nous sommes effrayés par la maladie car là demeure également les restes d’un instinct de survie. Une réaction animale certes mais humaine. Voilà qui explique notamment que les comportements ne peuvent changer aussi rapidement que la morale le souhaiterait. Je réserve cette réponse notamment à Tina.
Cette marginalisation (malheureuse une fois encore) paraît encore excusable pour le profane mais quid des associations ? Peut on pardonner à celle-ci le manque de prise en charge psychologique, à savoir d’écoute et de soutien, au regard des personnes atteintes par le virus ? Se doivent elles de supporter également le dédain des associations dédiées à leurs causes ? Où sont alors leurs alliés ? Odile estime ainsi avoir été reçu d’une manière plus qu’inconfortable au point d’être « déshumanisé ». Si ce même exemple devenait celui d’une majorité, comment pourrions nous le supporter ? Comment les principaux concernés pourraient l’accepter ?
A mon sens, ce témoignage soulève avec force et justesse un ensemble de points importants dans le quotidien des personnes atteintes. Exit les questions purement scientifiques car là réside toute l’importance de l’élément humain face aux discours scientifiques. L’expérience et le vécu rappellent mon ignorance et relativise la vision de mon quotidien. Je pense que cette matière se doit d’être exploitée plus avant en parallèle des informations médicales. Le récit du quotidien des personnes séropositives constitue une clé de compréhension qui, par l’émotion, divulgue un message bien plus fort ainsi qu’une morale sociale introspective.
Une vision scientifique et pédagogique à travers Bernard Hirschel
Voilà un homme de communication. L’intelligence de ce spécialiste de la question du HIV réside dans sa capacité à allier information et narration. Si le discours scientifique impose le partage de découvertes récentes ou de recherches à envisagées (en l’occurrence sur l’éventuel intérêt des anti rétro viraux ou la question de la charge virale indétectable,…) le chercheur l’illustre d’exemples du quotidien. Voilà un élément fondamentale rendant l’interview moins pompeuse, ou trop complexes. Je me figure assez bien les impacts sur le quotidien de ces problématiques. En cela il aborde des thèmes fort différents : l’échec de la vaccinothérapie, (par ailleurs contesté par Françoise Barré mais je doute de la bonne foi de celle-ci) jusqu’au couple sérodifférent.
Soyons heureux qu’Ossman, artiste résident, ait pu nous soulager durant quelques instants de la gravité assumée du témoignage précédent puis de l’intervention du médecin. Par ailleurs, celui-ci a une approche bien plus crédible et pragmatique que celle développée par Françoise Barré (dont les intérêts économiques permet de prendre bien plus de recul) En cela, la possibilité de rendre une personne atteinte par le VIH non contaminante dans l’intérêt de ses partenaires est certes une piste à explorer (sa faisabilité étant attestée) mais encore à déterminer dans le futur.
Enfin, le point qui, je pense, soulève bien des scandales reste celui de la criminalisation quant à la transmission du VIH. Si Bernard Hirschel insiste sur cette dernière, c’est avant tout dans cet entretien d’une perpétuelle marginalisation des malades. Très au fait de l’actualité, preuve de l’écoute de celui-ci, il décrit ainsi que la Suisse condamne juridiquement cette transmission. Une jurisprudence similaire existe par ailleurs en France. Pourquoi ne pas faire un reportage sur cette question ?
Sur l’entretien avec Françoise Barré
Un entretien général avec une certaine dose de redondance dans les questions abordées. D’un autre côté, se poser la question du devoir de mémoire des premières victimes du fléau renvoie à un aspect assez sombre de l’histoire. Il est dommageable que Françoise Barré ait considéré ces femmes et ces hommes comme de simples prétextes à l’avancement des recherches. Nous parlions bien d’individus dont la voix n’a pu être entendue par les gouvernants de l’époque. Nous parlions de la perte d’un être cher et de l’impact de la pauvreté sur l’accès à l’information et aux soins. Nous parlions d’une honte consciemment oubliée par la société et les responsables politiques. Sans tomber dans la démagogie il fallait, je pense, continuer l’interview vers cette voie afin de rétablir la réalité de la prise en charge médicale à cette époque. C’est donc dans une perspective historique et sociologique qu’il fallait travailler l’invité : là résidait la compréhension d’un nécessaire devoir de mémoire.
0 | 5