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Émission du 22 mars 2011 (n° 494) | Joey Kelly | Musique | Rap et hip-hop
Joey Kelly, 25 ans, rappeur burkinabé : « l’amour rend aveugle et quand on aime vraiment, on peut outrepasser la maladie »
31 mars 2011 (survivreausida.net)
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Écouter: Joey Kelly, 25 ans, rappeur burkinabé : « l’amour rend aveugle et quand on aime vraiment, on peut outrepasser la maladie » (MP3, 3.4 Mo)
Joey Kelly : Coucou à tous et à toute. Moi c’est Joey Kelly. Je fais beaucoup de musique et pas mal d’études aussi. Je suis en master relations échanges internationaux et je ne suis pas encore marié.
Ousmane : Ton âge ?
Joey Kelly : J’ai 25 ans.
Ousmane : Qu’est-ce qu’on peut connaître ou découvrir de Joey Kelly ?
Joey Kelly : Joey Kelly c’est un artiste qui aborde pas mal de thème. Aussi bien des thèmes légers que des thèmes censés. Notamment ce qu’il se passe dans le monde, la guerre... Beaucoup de thèmes sur la vie parce que je pense beaucoup et quand je pense beaucoup, j’écris ce qu’il me passe par la tête et généralement c’est la vie. Donc voilà. Joey Kelly il est à découvrir sur internet, parce que, manque de moyen oblige, il n’y a pas encore de support cd, DVD. Donc c’est sur internet que vous pouvez découvrir l’univers de Joey Kelly.
Ousmane : La dernière fois que tu as fait l’amour, c’était quand ?
Joey Kelly : (rires). Je ne sais pas, il y a une semaine peut-être.
Ousmane : Et tu fais combien de fois l’amour par semaine ?
Joey Kelly : Ah ! Je ne compte pas, ça dépend des semaines. Il y a des semaines où, quand il y a beaucoup de leçons, quand il y a des examens à préparer, il y a des semaines c’est zéro fois et quand c’est plus tranquille, on va dire deux, trois, quatre fois. Ça dépend.
Ousmane : Et avec une ou plusieurs partenaires ?
Joey Kelly : Non avec une seule partenaire.
Ousmane : Tu te protèges ?
Joey Kelly : Oui, je me protège.
Ousmane : Est-ce que Joey Kelly peut nous dire sa première fois d’entendre parler du virus du sida ?
Joey Kelly : La première fois, je devais être au collège et j’en ai entendu parler ou peut-être en première. Franchement, je ne me rappelle plus. On va dire le primaire.
Ousmane : Et la dernière fois que tu as entendu parler du VIH ?
Joey Kelly : La dernière fois, c’était, il y a une semaine je crois. Sur internet, je ne sais plus ou et comment, mais oui, j’ai entendu parler du virus il y a une semaine environ.
Ousmane : Si on te donnait le choix d’épouser une personne séropositive et une personne séronégative, qu’est-ce que tu nous dirais par rapport à ça ?
Joey Kelly : Dire qu’il n’y aurait pas eu de réflexion de ma part serait mentir. Mais je pense que, tout dépendra des sentiments. On va dire quoi, l’amour rend aveugle et quand on aime vraiment, on peut outrepasser la maladie. Et je pense que si je suis vraiment amoureux, même si la personne est malade, je crois que l’amour sera champion.
Ousmane : Joey Kelly tu connais les 4 modes de transmission du virus ?
Joey Kelly : On va dire que j’en connais. On va voir si ça va faire 4. Il y a par relations sexuelles. Il y a aussi par objets souillés. Donc là je suis à deux. Il y a aussi à l’accouchement. Donc une mère peut transmettre le VIH à son bébé lors de l’accouchement. On est à 3. 4 je ne sais pas.
Ousmane : Et 4, c’est la transfusion sanguine.
Joey Kelly : C’est vrai, la transfusion sanguine.
Ousmane : Tu peux un petit peu nous donner une idée ou est-ce qu’un, un de tes proches a déjà été confronté à la maladie ?
Joey Kelly : Je pense que, étant burkinabée, je crois que la plupart des Burkinabés connaissent ou ont eu à faire à quelqu’un de son entourage proche ou lointain atteint de cette maladie. Je ne dirai pas connaître, parce que je ne côtoyais pas vraiment. Mais des gens que je voyais et je les savais atteints de cette maladie.
Ousmane : Est-ce qu’ils en parlent ?
Joey Kelly : Moi, je n’ai jamais parlé avec un malade du sida qui m’a parlé de sa maladie.
Ousmane : Et toi, tu penses que c’est important d’en parler ou c’est plutôt se taire, ne rien dire et mourir en silence ?
Joey Kelly : Non, je pense que c’est important d’en parler parce que généralement, même quand on remarque que pour un petit palus ou pour une fièvre typhoïde généralement on ne sent pas bien, on en parle autour de nous, rien qu’on nous dise bonne guérison, ça fait du bien. Donc, j’imagine que pour un malade du VIH, ça parait important pour lui d’en parler, pour ne serait-ce qu’être moralement soutenu. Et puis aussi en parler pour qu’on comprenne, le fait qu’il soit atteint de cette maladie ne signifie pas une fin du monde ou une fin en soi. La maladie n’empêche pas de vivre. Rien que pour témoigner de son état, moi je pense qu’il devrait en parler autour de lui.
Ousmane : Tu penses qu’il y a des jeunes de 25 ans au Burkina qui sont concernés par le VIH ?
Joey Kelly : Les jeunes de 25 ans au Burkina Fasso, en Afrique de l’Ouest plus généralement, sont très concernés et même dans le monde. Les jeunes sont très concernés par cette maladie. Devraient être concernés par cette maladie. Ce qui n’est toujours pas le cas.
Ousmane : Toi, qu’est-ce que tu conseillerais ?
Joey Kelly : Moi le conseil que je pourrais donner et que moi-même j’essaye d’appliquer, c’est déjà le préservatif, déjà c’est super important de se protéger. Prendre conscience que c’est une maladie qui sévit et qui va continuer à sévir tant qu’il n’y aura pas une prise de conscience et aussi par exemple, une parenthèse, quand j’entends, c’était un jeune malien, qui disait que le sida c’était une maladie créée par les lobbys, juste à des fins économiques pour pouvoir vendre leurs rétroviraux et leurs préservatifs. Quand tu vois qu’un jeune en 2011 pense comme ça, ça fait froid dans le dos quand même. Il faudrait que les jeunes prennent vraiment conscience que c’est une maladie qui va continuer à sévir et qui ne s’arrêtera jamais si on ne discipline pas dans notre vie sexuelle déjà pour commencer et dans notre façon de penser.
Ousmane : Joey Kelly a déjà fait un test de dépistage ?
Joey Kelly : J’en ai déjà fait deux. Un il y a longtemps, c’était dans les lycées, ils venaient pour, c’était par rapport à, comment ça s’appelle, par rapport à la prévention, ils conseillaient aux jeunes de passer le test de dépistage. Donc je l’ai fait. Et je l’ai fait aussi il y a deux ans. Depuis je n’en ai pas fait. Je devrais d’ailleurs.
Ousmane : Joey Kelly tu as fait ton premier dépistage lors d’une campagne de prévention, tu penses que, jusqu’à aujourd’hui, les préventions que vous entendez, que vous voyez un peu partout ou est-ce que ça parle vraiment à la jeunesse ? Et pourquoi cette jeunesse-là n’arrive toujours pas à se mettre en tête qu’il faut vraiment soigner sa vie sexuelle et arriver vraiment à se protéger du VIH ?
Joey Kelly : Pour ma part, je crois que les différentes campagnes qu’il y a concernant le VIH ne passent pas vraiment parce que, pour ma part, j’ai l’impression que tant que, la jeunesse ne rencontre pas le problème en face que cette maladie existe vraiment. Par exemple, quand on a eu une campagne à l’instant T, on va dire que le jeune, toujours dans cette campagne, prend conscience, mais après, il y a comme un laissé aller qui vient par la suite. Peut-être que les campagnes devraient être à un rythme plus soutenues. Ils devraient essayer aussi de faire passer le message surtout chez les plus jeunes en fait. Donc par exemple un truc auquel j’avais pensé : instaurer obligatoirement, je ne sais pas un petit cours de, on va dire entre parenthèses, qu’est-ce que le sida, qu’est-ce que le VIH. Et en cours de 15 min qui va être mis dans les différents programmes scolaires pour faire comprendre dès l’âge de 10 ans, dès le plus jeune âge que le VIH, c’est une réalité. Dire à la jeunesse comment éviter de contracter cette maladie. Aussi faire comprendre à la jeunesse qu’un malade du VIH n’est pas un paria. On n’est pas contaminé en mangeant avec quelqu’un qui a le VIH.
Diffusion du titre Ma plume de Joey Kelly
Transcription : Sandra Jean-Pierre
Forum de discussion: 2 Messages de forum
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Joey Kelly, 25 ans, rappeur burkinabé : « l’amour rend aveugle et quand on aime vraiment, on peut outrepasser la maladie »
Bonne initiative, le message est plus ou moins passé. Par contre aussi bien du côté du journaliste, que de notre "apprenti chanteur" il va falloir élever un peu le niveau : l’un nous sort des questions mal structurées et l’autre avec une intonation ridicule, nous fait des réponses creuses et déclarations dénuées de tout intérêt par rapport au sujet dont il est question.
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Joey Kelly, 25 ans, rappeur burkinabé : « l’amour rend aveugle et quand on aime vraiment, on peut outrepasser la maladie »
Bonjour, Moi aussi je fais de la musique, Mon Blaze c’est SBA et j’ai étant nouveau dans le milieu, J’aimerai l’avis des gens. Alors jvous laisse le lien d’un des titres que je viens de sortir sur le net.Pensez SVP à aller faire un toure, et dite moi ce que vous en penser. à aller faire un toure Merci bcp.