Accueil du site > À écouter, à voir >
Revue de presse VIH/sida du 3 juillet 2009 : l’utopie pharmaceutique de Michel Sidibé, grippe H1N1, prévention et opportunisme, etc.
3 juillet 2009 (survivreausida.net)
Réagir à cet article | Recommander cet article | Votez pour cet article
-
Écouter: Revue de presse VIH/sida du 3 juillet 2009L’ONUSIDA utopiste pour le système pharmaceutique africain ; se prémunir de la grippe H1N1 et des opportunistes de la psychose
(MP3, 1.5 Mo)
Petit article en ligne suivi d’une version audio, c’est pour vous et c’est une revue de presse réunie par Marie Haddad.
Aujourd’hui, on lit sur le site du quotidien malien l’Essor que le débat sur l’évolution pharmaceutique en Afrique est plus d’actualité que jamais pour l’ONUSIDA. L’épidémie de sida qui ne cesse de croître a des répercutions sur l’économie africaine en ayant par exemple un impact sur l’agriculture. De plus, "près de 80 % des 4 millions de personnes sous traitement dans le monde vivent en Afrique" et "80% des médicaments distribués sur le continent sont importés" affirme Michel Sidibé, directeur exécutif de l’agence onusienne.
Quinze ans après l’arrivée des trithérapies dans les pays riches, les traitements restent inaccessibles pour une frange importante de la population des séropositifs africains, ils sont souvent hors de prix pour ceux qui sont importés, des contrefaçons de qualité moindre circulent souvent. Lorsque les traitements sont disponibles pour la population, il s’agit souvent de médicaments délaissés par les patients du Nord pour cause d’effets indésirables lourds, et la palette de médicaments disponibles restent limitée...
L’ONUSIDA rêve alors d’une agence pharmaceutique africaine unique et aux normes qui puisse notamment fournir des traitements de deuxième intention contre le sida dont la population manque cruellement. En effet, en Afrique, moins de 4% des patients bénéficient d’un traitement de deuxième intention, alors que beaucoup de patients en ont besoin pour que le traitement soit efficace.
Une "révolution pharmaceutique" ne serait-elle qu’un projet, qu’une aspiration ? Alors que les dirigeants des organisations humanitaires soulignent l’urgence de la situation, rien de concret ne semble pourtant se profiler à l’horizon ...
Ces derniers temps, un autre virus fait beaucoup parler de lui, celui du H1N1 communément appelé "grippe A". Face à une crainte de pandémie pour l’automne prochain, Le Figaro nous donnait hier quelques conseils d’hygiène pour se protéger au mieux de cette nouvelle grippe. Il faut éviter tout contact direct avec une personne atteinte (l’embrasser, lui prendre la main), et si contact il y a, il faut se laver les mains avec du savon. Il existe également un traitement préventif au Tamiflu (un comprimé à prendre entre une semaine et dix jours) nous informe toujours Le Figaro, même si l’intérêt préventif de ce médicament est contredit par Jean François Delfraissy, directeur de l’Agence nationale de recherche sur le sida (ANRS) que nous avions reçu à l’émission de Survivreausida.
Il est recommandé à toute personne grippée de rester isolée chez elle et de porter un masque chirurgical en présence d’autres personnes.
Toutes ces mesures de prévention ont bien sûr une résonance particulière pour les personnes qui vivent avec le VIH : au début de la pandémie, de telles mesures avaient également été prônées, à tort car, contrairement à la grippe A, il n’y a pas de transmission par l’air du virus du sida.
Sur le net, on recense beaucoup d’affirmations contraires pour un même virus ; mais le conseil sur lequel tout le monde s’accorde est celui de ne pas céder à la panique, panique que cherchent à provoquer certains opportunistes à coup de "kits de protection" parfois hors de prix ...
Marie Haddad