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Revue de presse VIH/sida du 30 juin 2009 : santé des femmes en France, espoirs belges et québecois contre le sida, recherche ou communication ?
30 juin 2009 (survivreausida.net)
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Écouter: Revue de presse VIH/sida du 30 juin 2009 : santé des femmes en France, espoirs belges et québecois contre le sida, recherche ou communication ? (MP3, 1.8 Mo)
Aujourd’hui dans l’actualité, on fait un petit tour côté du côté de la Belgique, du Canada et de la France !
Aujourd’hui dans l’actualité, le site du quotidien belge Le Soir nous annonce « un progrès dans la compréhension du virus du sida ».
Il s’agit en fait d’une publication scientifique annoncée à la presse par des chercheurs de l’Université Libre de Bruxelles.
Le virus, inaccessible pour les traitements actuels, se loge dans certaines cellules appelées "réservoirs", et pourrait être éradiqué au moyen d’une utilisation différente des traitements anti-sida.
Ces traitements serviraient à amplifier les virus latents causés par le VIH de façon à les isoler puis à les éliminer par le traitement anti-sida renforcé. Les cellules-réservoirs semblent être la cible principale des chercheurs.
L’objectif visé par la recherche fondamentale est donc aujourd’hui de débarasser entièrement le corps du virus. En clair, il s’agit de viser la guérison de l’infection, alors que la recherche vaccinale est dans l’impasse mais les médicaments existants permettent de contrôler avec efficacité la progression vers la maladie.
Des chercheurs québécois avaient déjà communiqué sur cet objectif, le 22 juin dernier sur le site de radio-canada cette piste de recherche étant alors présentée comme une "percée majeure". "On montre que si on veut éliminer le VIH complètement, il ne faut pas s’attaquer au virus, il faut s’attaquer aux cellules qui portent le virus" avait alors déclaré le Dr Rafick-Pierre Sékaly. C’est pourquoi ces chercheurs veulent allier trithérapie et chimiothérapie afin de détruire les cellules infectées...
Ces avancées n’étant que théoriques, et les résultats concrets (pratiques) n’étant pas prêts d’être accessibles aux séropositifs, un tel enthousiasme est-il justifié ? Alors que la crise financière menace les budgets de recherche, cette communication vise-t-elle d’abord à préserver ou défendre l’investissement dans les programmes de recherche contre le sida ?
Côté français, sur le site sante.gouv.fr on peut lire le rapport de la DREES (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques) sur "la santé des femmes en France".
Ce rapport apporte notamment aux séropositives quelques statistiques qui leur permettent de voir la place des femmes hétérosexuelles dans l’épidémie.
Les femmes sont actuellement presque autant touchées que les hommes pour les coinfections hépatites et VIH. Cette dite "féminisation de la maladie" serait en phase de stabilisation en Europe de l’Ouest, d’après le rapport de la DREES.
On apprend par exemple que l’épidémie se répand fortement dans la population hétérosexuelle et que la proportion de femmes atteintes du sida a presque doublée en vingt ans.
La découverte de séropositivité au VIH concerne plus fortement des femmes de nationalité étrangère, dont la moitié est africaine, l’Afrique Subsaharienne étant la zone la plus touchée.
Ces femmes africaines apprennent souvent leur infection à un stade avancé. Mais le dépistage est de plus en plus accessible pour les populations les plus vulnérables.
C’était Marie Haddad pour survivreausida.net.