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Émission du 28 avril 2009 (n° 401) | Accès aux médicaments | Couverture maladie universelle (CMU) | Protection sociale
Privatisation de l’hôpital, médecine à deux vitesses.. Où sont les malades ?
30 avril 2009 (survivreausida.net)
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Le docteur Gross fait partie du Syndicat de la médecine générale, le SMG, impliqué dans la contestation vis à vis du projet de loi, actuellement en discussion entre le Parlement et le Sénat.
Que font des médecins généralistes dans cette manifestation ?
« Nous nous inscrivons, au SMG, dans un mouvement contre cette loi depuis déjà bien longtemps, depuis 2003 quasiment, où les choses se préparaient. Il y avait déjà un premier rapport ministériel, et la loi de août 2004 en avait mis en place les bases. Là, ils vont un peu plus loin avec cette loi « hopital, patients, santé et territoire ».
Il ne s’agit ni plus ni moins que de faire une privatisation de l’assurance maladie et des hopitaux, c’est à dire de trier tout ce qui est rentable et pas rentable.
Au niveau de la démocratie sanitaire, elle est déjà remise en cause depuis très longtemps car il n’y a pas d’élections au conseil d’administration des CPAM (Caisse primaire d’assurance maladie), et là, ça va un petit peu plus loin. Cette loi est une étape, c’est à dire qu’elle institutionnalise la gestion des hôpitaux comme une entreprise commerciale, avec ce qui est déjà en place mais qui est généralisé : des recettes, des dépenses et la variable d’ajustement qui sera le personnel de l’hopital. Effectivement il n’y a absolument plus de logique médicale, mais il n’y a plus qu’un seul pouvoir, un pouvoir financier et économique.
En tant que patient VIH, cette loi pourrait-elle interférer sur mon suivi médical ?
Directement ! C’est la conséquence. La démocratie sanitaire, c’est un petit peu théorique, mais en soi ça ne serait gênant pour personne s’il n’y avait pas un retentissement sur chacun d’entre nous. Dans cette logique financière, il y a des pathologies rentables (mettre une prothèse de hanche, faire de la chirurgie cardiaque…), et il y a des pathologies pas rentables : C’est tout ce qui est maladie plus médicale, ou demandant moins de gestes techniques, mais plus d’accompagnement. Cette loi institutionnalise le partenariat entre cliniques privées et hopitaux publics, sans donner les moyens aux hopitaux publics de prendre en charge les pathologies moins rentable. On arrive à un système américain, et là le retentissement est direct : si on a une assurance privée et qu’on a plein d’argent, il n’y a pas de problème, on sera soigné où on veux, mais si on n’a pas d’argent, qu’on n’a pas les moyens, on aura des hopitaux surchargés, sans moyen, et sans possibilité.
Ils parlent de solidarité mais c’est tout le contraire, c’est substituer la logique financière à la solidarité.
Suite à la manifestation de ce matin, à l’heure où nous parlons, quel est le bilan ?
combat contre cette loi qui est bien plus ancien, vu que jusqu’à il y a très peu de temps, on était très isolé dans la dénonciation de cette loi. On ne dénonce pas du tout cette loi pour les mêmes raisons que tous les gens qu’on a entendu de manière médiatique ces derniers temps, c’est à dire qu’il y a quand même dans le mouvement beaucoup de revendications corporatistes de médecins et de professeurs qui défendent leur intérêt particulier.
On ne se situe pas du tout dans cette logique, on se situe dans une logique de santé publique, et il est fort à craindre que cette loi passe avec quelques aménagements ménageant les intérêts particuliers des revendications corporatistes, parce que le gouvernement, il n’en a rien a foutre de laisser tomber des revendications corporatistes. Par contre, la suite du mouvement, en ce qui concerne la défense de l’hopital public, ce n’est qu’une étape. C’est à dire que même si cette loi passe, il faudra continuer à mobiliser et à mon avis, l’enjeu sera que ça devienne beaucoup plus large de traiter que les problèmes de santé, mais que ce soit l’ensemble des citoyens qui s’emparent du problème. »
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Privatisation de l’hôpital, médecine à deux vitesses.. Où sont les malades ?
bonjour je suis roumaine et j habites en france depuis deux ans ...j ai la securite sociale et j avais egalement la CMU qui n est plus valable ...avant je travaillais comme fille au pair ...mais mon contrat est fini ...et je voudrais savoir si j ai le droit de la renouveller ou pas ...quand a la securite sociale je voudrais savoir si pour la mutation de mon dossier je pourrai etre prise en charge par mon copain ...