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Émission du 23 septembre 2008 (n° 370) | Drogues et réduction des risques (RDR) | Hommage aux disparus | Kimo | Laetitia Darmon
T’es toujours en vie, toi ? Génération sacrifiée des années héroine-sida
24 septembre 2008 (survivreausida.net)
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L’émission Survivre au sida reçoit la journaliste Laetitia Darmon qui a écrit un livre avec Kimo, 38 ans, qui a décidé de ne plus cacher sa séropositivité et de raconter son histoire des années les plus sombres de l’épidémie en banlieue parisienne.
Rendre hommage aux disparus de la banlieue, donner la parole aux rescapés de la catastrophe sanitaire résultant de la rélégation sociale et des choix politiques (le refus de donner des seringues propres) n’est pas nouveau pour l’émission Survivre au sida.
En 2006, Fabrice Olivet d’ASUD analysait ce qui s’est passé aux années quatre-vingt : pourquoi autant d’injecteurs contaminés par le VIH et les hépatites ? Qui est responsable de cette catastrophe, alors que ceux qui en ont payé le prix ont intériorisé la culpabilité au point de se rendre responsables de leur propre sort...
Kimo réagit aux propos de Fabrice : « C’est vrai qu’il n’y avait pas beaucoup d’informations à cette époque-là, on avait beaucoup de mal pour se procurer des seringues. À côté des plans de came, souvent les flics se cachaient devant les pharmacies pour nous contrôler. Se procurer une seringue, ça a été assez difficile. On n’était pas informé par rapport au sida, et c’est pour ça qu’on s’est contaminé. »
Kore a 29 ans. C’est un jeune Algérien, né en France, devenu un des producteurs musicaux les plus côtés du moment. Mais ce qui nous intéresse c’est qu’il appartient à la génération qui est devenue adulte après la fin de la première hécatombe, avec l’arrivée des trithérapies et la réduction des risques.
Il connaît cette génération sacrifiée des années 80, une période « vraiment tragique ». Quand il écoute les discussions des anciens, rescapés de cette époque-là, ce qu’il entend ressemble « limite au Viet Nam », alors « qu’on parle juste des périphéries de Paname »...
Kore pointe le fait qu’aujourd’hui la jeunesse dispose de moyens de communication inimaginables à l’époque, qui donnent la possibilité de s’exprimer et de raconter sa propre histoire.
C’est donc d’autant plus important que Kimo ait réussi, avec l’aide de Laetitia Darmon, à mettre un bouquin racontant son histoire — qui appartient à l’histoire collective des cités — dans toutes les bonnes librairies.
Kimo explique pourquoi il avait envie de raconter son parcours, après avoir passé plus de 15 ans dans le déni de son infection et des conséquences de la drogue et du virus dans sa vie, dans sa famille, et dans son quartier.
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Kimo avec son bouquin, récit d’un parcours de vie semé d’embûches
Forum de discussion: 1 Message
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heroïne-sida
j’ai écouté kimo avec beaucoup d’attention
moi j’ai vécu ma toxicomanie en espagne il y avait les seringues en vente libre, mais nous étions pris par un tourbillion de défonce
nous étions des jeunes adultes 18 ans le sida étais lointain
ont avez entendus qu’aux etat unis il y avait des jeunes homos qui faisaint des complications pulmonaire et qu’ils développes des sarcome de carposie (cancer de la peau)
ce n’esy que beaucoup plus tard qu’ils ont parler d’une maladie qui toucher les tox
c’était trop tard nous étions contaminés le mal était accompli et rapeller vous les débats des cathos ( c’était dieu qui nous punissé d’avoir péché) (les tranfusions des prisonniers alors qu’ils étaient contamines) le refu du gouvernement de vendre des seringues en vente libre et des produits de subtitution)
je vous le dis c’est une grande souffrance qui nous assaye
il faut ouvrir le débat pour tous ceux qui sont au ciel que l’ont à vu se désagréges et mourrir et aussi pour nous les réscapés de cette aventure
