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Bernard Hirschel | Charge virale indétectable | Contamination et prévention
La trithérapie, outil de prévention ?
18 juillet 2008 (REMAIDES)
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Un traitement antirétroviral bien suivi permet de lutter durablement contre le VIH. Est-il aussi un outil de prévention efficace dans un couple ? A cette question, un spécialiste suisse du VIH, le professeur Bernard Hirschel, répond oui. Cette annonce connaît aujourd’hui un accueil prudent et parfois même hostile. Explications.
“Un homme ou une femme vivant avec le VIH et qui prend un traitement antirétroviral efficace ne peut plus contaminer son partenaire sexuel”, avance Bernard Hirschel, responsable de l’unité VIH/sida aux hôpitaux universitaires de Genève.
Sa thèse s’appuie notamment sur les résultats de plusieurs études réalisées en Espagne, au Brésil et en Ouganda auprès de couples hétérosexuels ayant des relations stables et donc pas d’autres partenaires sexuels.
La Commission fédérale suisse pour les problèmes liés au sida (CFS) a publié, en janvier 2008, des recommandations pour les médecins suisses [1] : “Une personne séropositive ne souffrant d’aucune autre MST [maladie sexuellement transmissible, ndlr] et suivant un traitement antirétroviral avec une virémie [2] entièrement supprimée ne transmet pas le VIH par voie sexuelle”. Selon la CFS, cette affirmation n’est “valable” que si trois conditions sont réunies :
“La personne séropositive applique le traitement antirétroviral à la lettre et est suivie par un médecin traitant”.
“La charge virale se situe en dessous du seuil de détection depuis au moins six mois”. Soit trois mesures successives de charge virale indétectable dans le sang sur, au moins, six mois.
“La personne séropositive n’est atteinte d’aucune autre infection sexuelle transmissible [IST ou MST, ndlr]”.
Comme on l’imagine, cette annonce, qui ne concerne donc pas tout le monde, suscite des espoirs, des interrogations et des critiques.
L’espoir parce que cette nouvelle permet d’envisager la prévention différemment pour les couples stables dont un des partenaires est séropositif, notamment lorsqu’ils souhaitent avoir un enfant. Les interrogations, elles, sont nombreuses. La principale concerne la charge virale. Si elle est indétectable dans le sang, elle l’est aussi dans la majeure partie des cas dans le sperme et les sécrétions vaginales.
Les études mises en avant par Bernard Hirschel indiquent qu’il n’y a pas eu de contamination dans ces conditions, mais on n’a pas (et on aura sans doute jamais) la preuve scientifique qu’il n’y a strictement aucun risque de contamination.
Autre interrogation, l’affirmation de Bernard Hirschel concerne-telle aussi la pénétration anale, d’autant plus que celle-ci est plus à risque que la pénétration vaginale ” “Logiquement, cela ne devrait pas faire de différence. Pas de virus, pas de contamination. Cependant, il faut admettre que les données disponibles concernent uniquement les couples hétérosexuels”, reconnaît Bernard Hirschel [3].
La même vigilance serait de rigueur pour les rapports hétérosexuels en période de règles…
Les principales critiques à cette thèse portent sur un “discours imprudent” qui inciterait les personnes à prendre des risques. Pour les autorités suisses, la thèse de Bernard Hirschel ne remet aucunement en cause “la stratégie de prévention appliquée en Suisse”, soit la protection (le préservatif) lors d’une relation sexuelle. Selon la CFS, lorsque les trois conditions (voir ci-contre) sont complètement réunies, et uniquement dans ce cas, et lorsque le médecin traitant a donné son feu vert, “il appartient au partenaire séronégatif de décider si le couple sérodifférent [dans lequel il vit, ndlr] doit renoncer ou non à toute autre mesure de protection.”
Pour AIDES, il s’agit d’une “annonce prometteuse pour les couples hétérosexuels séro-différents” qui confirme “l’intérêt pour les personnes d’être traitées efficacement afin de réduire les risques de contamination pour le partenaire” et qui rationalise les “stratégies du quotidien” déjà pratiquées par certains couples. Conscient de l’importance de cette nouvelle, le Conseil national du sida (en France) a créé un groupe de travail sur ce sujet.
Notes
[1] Bulletin des médecins suisses.
[2] La virémie = charge virale. On dit généralement qu’on ne peut plus la détecter lorsqu’elle est au dessous de 50 copies de virus/mL. Elle est alors dite “indétectable”.
[3] Interview sur www.thewarning.info
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Forum de discussion: 3 Messages de forum
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La trithérapie, outil de prévention ?
bonjour, Je vis un grand cauchemar depuis plusieurs mois déjà quand ma situation administrative (un APS renouvelable tous les six mois) s’était arrangé au niveau de la préfecture d’Indre et Loire. Du moment où j’étais sans papiers je n’avais aucun problème pour mes soigner et les analyses nombreuses. Je suis atteint d’une hépatite chronique b, suivi dans un hôpital à Tours. J’ai fait une connerie en allant signaler ma situation au niveau de la Sécu, que je vis avec une personne qui exerce le commerce. Du coup, je ne fais plus parti de la sécu, mais bien de l’organisme RSI qui s’occupe des artisans et commerçants pour leur sécurité sociale. Je suis au chômage parce que mes papiers ne me permettent pas d’exercer le moindre emploi. Les côtisations de ma compagne ont été augmenté à cause de moi, elle doit aussi payer la mutuelle chaque mois, prélevé sur son compte, alors qu’elle même n’a pas de salaire. Les ordonnances ou autres médicaments à achéter, très cher, elle doit débourser beaucoup d’argent qui ne sont pas remboursé par la RSI, un exemple pour une consultation que j’ai fait au mois de janvier chez un ophtalmo, sur 50 euros, elle n’a été remboursé que des 0,17 centimes. L’ordonnance d’achéter les paires des lunettes qui m’était prescrit voici trois mois pourrit encore à la maison parce que je ne peux me permettre ce luxe. Ce qui m’inquiète beaucoup surtout c’est ma santé, j’ai vu l’hépatologue, le Dr Barbereau il y a un mois et demi à l’hôpital, des analyses m’ont été prescrit parce qu’il avait trouvé une augmentation de la charge virale à Trousseau où je suis suivi, la facture est arrivé hier soir, 89 euros que je n’ai pas, une autre ordonnance pour passer comme tous les six mois une échographie du foie, là aussi je n’ai pas l’argent pour m’octroyer ce luxe, la dernière que j’avais fait avait coûté près de cent euros. Je ne sais plus à quel saint se vouer, à quel association ou quelqu’un pour m’aider à résoudre ce problème, la Sécu de Tours ne veut rien savoir sur ma situation, j’ai une maladie de longue durée, très grave et je suis abandonné à mon triste sort, cela se passe en France.
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La trithérapie, outil de prévention ?
Personnellement, je crois que le Dr Hirschel se met un doigt dans l’oeil. La pénétration vaginale et la pénétration anale... AUCUN RAPPORT. Devons-nous rappeler aux gens que la parois vaginale est faite pour recevoir un pénis et que la parois rectale n’a pas la résistance nécessaire au assauts répétés d’un membre souvent plus gros que ce qui sort habituellement du "saint orifice".
Cette étude, faite auprès d’à peine 450 personnes, n’est ABSOLUMENT pas représentative de la carte mondiale du Sida. Si la charge virale sanguine est "indécelable" - on s’entend que c’est moins de 50 copies, qu’en deçà de 50, on ne peut faire le décompte - il est prouvé que cette m^me charge virale dans les liquides génitaux (sperme et vagin) n’est pas nécessairement indécelable.. au contraire. on peut toujours compter les virus.
Le "Swiss Statement" peut sans doute s’appliquer aux couples HÉTÉROSEXUELS sérodiscordants qui désirent avoir des enfants, mais en tant que séropositif vivant avec un séronégatif, JAMAIS je ne prendrais le risque d’avoir des relations non protégées avec mon chum ! Propager de tels nouvelles avec une étude peu significative - si au moins on parlait d’une cohorte de quelques milliers de personnes - a quelque chose "d’assassin" et risque de mettre la vie de ceux qu’on aime en danger ! Je déplore que des organismes comme AIDES trouvent prometteur une étude pareille.
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La trithérapie, outil de prévention ?
Pourquoi la France est elle le seul pays à mettre en doute cette thèse reconnue et vérifiée scientifiquement dans le monde entier ?
N y aurait il pas encore des histoires de sous dans le système sida français ( labos, associations etc) ?
Tous les spécialistes de l’hépatite ont reconnu il y a longtemps que ,par exemple, une charge virale hépatite B indétectable ne pouvait pas contaminer...alors !