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Émission du 25 septembre 2007 (n° 321) | Aide médicale d’État (AME) | Christian Lehmann | Couverture maladie universelle (CMU) | Protection sociale
Contre les franchises sur les soins : Christian Lehmann s’adresse aux familles vivant avec le VIH
26 septembre 2007 (survivreausida.net)
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Écouter: Contre les franchises sur les soins : Christian Lehmann s’adresse aux familles vivant avec le VIH (MP3, 5.4 Mo)
Christian Lehmann est médecin généraliste, il est à l’origine de la pétition contre les franchises sur les soins. Il explique les conséquences de ces franchises pour les malades et les non-malades, y compris les personnes qui bénéficient d’une prise en charge « à 100% » et les titulaires de l’Allocation aux Adultes Handicapés (AAH).
Il est l’invité téléphonique de l’émission, à quelques jours de la journée d’action et de débat samedi 29 septembre 2007 contre les franchises sur les soins.
« Franchise » sur les soins : l’assurance maladie solidaire en danger
Quelles seraient les conséquences de ces franchises pour les séropositifs et les titulaires de l’Allocation aux Adultes Handicapés (AAH) ?
Alors que les sans papiers et les immigrés sont systématiquement les premiers visés par le démantèlement de la protection sociale, pourquoi l’appel contre les franchises ne fait-il aucun lien entre l’exclusion des sans papiers de la Couverture maladie universelle sous la gauche et les mesures du gouvernement de droite ? La solidarité « nationale » serait-elle réservée préférentiellement aux « nationaux » ?
Séropositifs parisiens : question de franchise
Législatives 2007 : Les sacrifiés de l’Hôtel de Ville de Paris
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Contre les franchises sur les soins : Christian Lehmann s’adresse aux familles vivant avec le VIH
Franchises : A qui profite le crime ?
Pendant que les associations et autres organismes s’agitent contre les franchises médicales et que Delanoë étrangle en douceur les séropositifs parisiens en supprimant subtilement l’AVP pour éviter une augmentation des impôts à Paris avant les municipales, force est de constater le manque de mobilisation des partis politiques de l’opposition.
Nul doute que cette mollesse collective avalisée et estampillée par cette gauche en mal de pouvoir conduira à partir de janvier 2007 le plus grand nombre d’entre nous, malades ou pas à cracher au bassinet de la République, bon gré mal gré.
Une éventuelle mobilisation des partis politiques reviendrait à se tirer une balle dans le pied. Soyons clairs : à qui profitera électoralement et à moyen terme cette accentuation de précarisation de masse ?
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FRANCHISES MEDICALES : Avec ou sans vaseline ?
A compter de janvier 2008, une taxe médicale de 50 euros par an sera instaurée. 50 euros par an c’est une misère ! A peine 0,14 centimes par jour. A moins que la revalorisation de cette nouvelle ponction, à l’instar, entre autres, du "forfait" hospitalier n’explose en moins de temps qu’il nous faut pour comprendre.
Morceaux choisis :
En 1982, le gouvernement Mitterrand - Mauroy - Delors, avec Ralite (PCF) comme ministre de la santé, instaure le « forfait hospitalier » (montant équivalant à 3 euros) En 1987, Chirac réunit des « Etats généraux de la Sécurité sociale » au terme d’une campagne d’intoxication sur le « trou » de la Sécu, désignant les hôpitaux comme des gouffres financiers. L’objectif prioritaire est de préparer la fiscalisation de la Sécurité sociale : en faire un chapitre du budget de l’Etat, exonérer à terme les patrons du versement du salaire différé.
En 1990, Rocard, premier ministre de Mitterrand, répond à cette demande de la classe bourgeoise en créant la Contribution sociale généralisée (CSG),
En 1995, Juppé, son successeur à Matignon, annonce à l’Assemblée nationale un plan d’envergure contre le droit à la santé et contre la Sécurité sociale : le parlement aura à voter une loi de financement, c’est à dire l’enveloppe consacrée aux dépenses de santé. Comme si ce n’était pas l’argent des salariés !
En 1998, Chirac est président et Jospin premier ministre : le ministre Aubry de l’emploi et de la solidarité annonce, lors des Assises nationales de l’hospitalisation, « une large concertation pour accomplir la réforme hospitalière ». Des « Etats généraux de la santé » suivront, avec la participation des dirigeants syndicaux. Au menu, économies à tout va sur le dos des patients et explosion des manques d’effectifs
Avec le gouvernement Chirac - Raffarin, en 2002, la fermeture estivale de lits à l’hôpital connaît un saut. En août de l’année suivante, une surmortalité de 15 000 décès atteste de cette « nouvelle gouvernance du système de santé et de l’assurance maladie ». Il faut dire que le ministre Mattéi avait aussi relevé le seuil pour obtenir l’Allocation personnalisée d’autonomie et gelé 100 millions d’euros destinés aux maisons de retraite.
En 2003, le forfait hospitalier augmente de 22 % (de 10,67 à 13 euros) et Mattéi présente son plan Hôpital 2007. Il engage des déremboursements massifs de médicaments. Les mêmes qui avaient été produits grâce aux subventions gouvernementales pour la recherche, les mêmes qui avaient obtenus une AMM (Autorisation de Mise sur le Marché) et qui du jour au lendemain sont déclarés inefficaces. L’objectif est évidemment de peser sur les patients, pour qu’ils se soignent en payant de leur poche, ou qu’ils renoncent à se soigner. Dans le même temps, les mutuelles augmentent leurs tarifs.
Présenté en avril 2004, le plan Douste-Blazy relaie les attaques contre les salariés et contre la Sécurité sociale, au nom des éternels couplets contre les travailleurs qui se soigneraient trop, contre le trou béant que seraient les dépenses de santé, etc. Il instaure une « contribution forfaitaire » de 1 euro non remboursé, pour toute consultation d’un médecin. La liste des médicaments plus ou peu remboursés s’allonge, le forfait hospitalier passe à 14 euros.
2007 : forfait hospitalier 16 euros.
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Contre les franchises sur les soins : Christian Lehmann s’adresse aux familles vivant avec le VIH
Peuple de conards ! Pendant que l’on s’insurge et qu’on pédale pour cause de grèves de transports, le Sénat en profite pour adopter en douceur les franchises, une taxe sur les boissons sucrés et l’augmentation des produits alimentaires de première nécessité.
La facture sera lourde lorsque vous sortirez de votre état comateux.
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FRANCHISES MEDICALES : Avec ou sans vaseline ?
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Contre les franchises sur les soins : Christian Lehmann s’adresse aux familles vivant avec le VIH
maladie chronique + franchise = double peine....