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Bruno Spire | Christian Saout
Congrès de AIDES à Paris : Bruno Spire, nouveau Président de AIDES
26 juin 2007 (AIDES)
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Dimanche 24 juin, les militants de AIDES réunis depuis trois jours à l’occasion de leur Congrès national ont élu leur nouveau Conseil d’Administration. Composé de 24 membres, celui-ci a à son tour élu le Bureau exécutif de l’association dont le nouveau Président.
M. Bruno Spire était jusqu’ici Président de AIDES Rhône-Alpes Méditerranée. Séropositif, il est volontaire à AIDES depuis 1988 et administrateur depuis 2002. Il est médecin depuis 1985 et docteur ès sciences en virologie depuis 1990. Il a travaillé sur le VIH/sida dès 1983 dans le groupe de Françoise Barré-Sinoussi à l’Institut Pasteur [1]. Chargé de recherche à l’INSERM depuis 1990, il dirige aujourd’hui une équipe de recherche en sciences sociales sur le sida dans l’Unité 379 de Jean-Paul Moatti.
M. Christian Saout, Président sortant, a été réélu au Conseil d’Administration à 76% des suffrages, témoignage fort des volontaires quant à leur respect de son travail et leur envie de le voir continuer à leurs côtés. En effet, Christian Saout au sein du CA, poursuivra l’action et les projets qu’il a mis en œuvre depuis son premier mandat en 1998. Il interviendra notamment sur les sujets relatifs aux synergies inter-associatives et inter-pathologies.
AIDES a également défini et voté ses axes stratégiques pour les deux années à venir. 4 axes vont ainsi guider l’action de l’association de lutte contre le sida et les hépatites :
Améliorer les conditions nécessaires aux personnes séropositives pour pouvoir parler de leur maladie, dans la sphère privée comme dans la sphère publique, sans risquer d’être stigmatisées ni rejetées par les proches et/ou la société.
Combattre pour la reconnaissance de la stratégie communautaire de AIDES et ainsi valoriser l’implication et le rôle des personnes infectées et affectées par le VIH/sida dans les actions du mouvement.
Exiger l’innovation en fonction des besoins des personnes, du cadre français de prise en charge de l’infection à VIH/sida et des contraintes prévisibles sur le système sanitaire et social français en développant par exemple une offre de dépistage au sein de l’association.
Consolider l’organisation actuelle de AIDES de façon pragmatique par le renforcement des synergies du monde associatif de lutte contre le sida et la recherche d’une alliance internationale autour des valeurs communautaires.
Notes
[1] Il y a vingt ans, une équipe française associant des chercheurs de l’Institut Pasteur et des chercheurs et cliniciens de l’Assistance Publique isolait pour la première fois le virus responsable du Sida. Cette découverte est le fruit d’une collaboration remarquable. En 1982, le Dr Willy Rozenbaum, clinicien à l’Hôpital Bichat, et ses collègues Françoise Brun-Vezinet et Christine Rouzioux contactent à l’Institut Pasteur Jean-Claude Chermann, Françoise Barré-Sinoussi et Luc Montagnier. Ensemble, ils se lancent avec leurs équipes dans l’aventure, bientôt rejoints par d’autres chercheurs de l’Assistance Publique - David Klatzmann et Jean-Claude Gluckman, notamment - et de l’Institut Pasteur - Marc Alizon, Pierre Sonigo et Simon Wain-Hobson.
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Congrès de AIDES à Paris : Bruno Spire, nouveau Président de AIDES
Chers amis, Je viens donc d’apprendre l’élection de Bruno Spire à la présidence du nouveau conseil d’administration de AIDES. Sachant qu’il a travaillé sur le VIH/sida depuis 1983 à l’Institut Pasteur et qu’il dirige une équipe derecherche en sciences sociales sur le sida, connaissant par ailleurs un certain nombre de ses positionnements personnels par rapport à la maladie, je tiens à vous faire part de ma satisfaction quant à cette élection. Satisfaction de qui, en fait ? D’un séropositif contaminé depuis 1992 et ayant de ce fait vécu les différentes évoutions tant médicales que sociales relatives au traitement de cette maladie. Je ne suis pas le seulà être dans ce cas mas il est peut-être quand même intéressant de le signaler... Les périls physiques encourus à l’époque étaient plus mortels qu’aujourd’hui. Des amis sont décédés après de tragiques souffrfances. Nous avons donc, un certain nombre d’entre nous, survécu. Et, qant à moi, suis parvenu à reprendre l’exercice de ma profession à temps plein. Au prix d’un effort (celui des équipes médicales et le mien) considérable ! Ce n’est pourtant pas gagné... En contact relativement pls fréquent que dans le pasé avec d’autres séropositifs, je suis conscient de mes limites et de celles qui s’imposent à de nombreux contaminés : un sience social envahisant -enterrement progressif, depuis la découverte des tri-thérapies, du réllement vécu par les survivants de la maladie-, le bsesoin, pour la société occidentale d’oublier le traumatisme engendré par les années sida, en minorant les conséquences d’un mal qui atteint 8000 personnes chaque année en France et des nombres plus élévés de personnes dans des pays n’ayant que très peu accès aux remèdes. L’indifférence un peu soutenue par le médiatique (un problème parmi tant d’autres !)est, en fait, asse criminelle... Alors, je ne puis qu’approuver le plan de bataille défini par AIDES à l’occasion de son congrès, en espérant qu’il sera suivi des faits. 1) "Améliorer les conditions nécessaires aux personnes séropositives pour pouvoire parler de leur maladie, dans la sphère privée comme dans la sphère publique". Oui, je suis d’accord à 100%.Et heureux qu’ait été mentionnée la sphère privée. C’est primordial. 2) "Exiger l’innovation, en fonction des personnes, du cadre français de prise en charge de l’infection à VIH/sida et des contraintes prévisibles sur le système sanitaire et social français". Là, excusez-moi... Je trouve que développer une offre de dépistage au sein de l’association, c’est bien, mais ce n’est vraiment pas suffisant. Il y aurait aussi à faire un peu plus la lumière sur le handicap, savoir un peu mieux comment le statut de handicapé doit être reconnu par les insances médicales et administratives pour certains malades, sur quels critères. Il y a des mondes entre les vécus des séropositifs et entre les handicaps qui y sont attachés. Il devient impossible, même entre séropositifs d’appréhender la maladie et la détresse qui y est liée, dans sa dimension sociale, en disposant d’éléments d’information réellement fiables. C’est tout de mê tragique, cette politique de l’autruche qui, en plus, diminue progressivement les aides et rend la prévention elle-même moins efficace ! L’innovation, ce serait en effet que le système sanitaire et social français prenne la mesure de ses contraintes et, en particulier, de celles relatives à la dignité de tout individu. J’epère donc que Bruno Spire sera un élu efficace, dans ce sens... Amicalement. Jean-Pierre Quiviger