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Allocation aux Adultes Handicapés (AAH) | Bertrand Delanoë | Les médias parlent des familles vivant avec le VIH
Séropositifs parisiens : question de franchise
15 juin 2007 (bakchich.info)
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Voir en ligne : Bakchich, le plus sexy des sites satiriques d’information
10 mois sans l’habituel complément santé pour les séropositifs parisiens…
Jusqu’à janvier 2007, l’allocation Ville de Paris garantissait un minimum mensuel de ressources et un complément santé aux séropositifs qui bénéficiaient de l’Allocation Adultes Handicapés (AAH).
Ce qui leur permettait de payer une mutuelle, indispensable dans le cas de personnes ayant souvent à subir des traitements médicaux lourds et coûteux.
Or, depuis cette date, arguant un dépassement de cinq euros du plafond fixé par le Conseil de Paris, cette allocation Ville de Paris est passée à la trappe.
Ce que dénonce l’organisation Survivre au Sida [1].
Paolo Solenco, porte-parole de l’association, souligne aussi la lenteur de la Mairie du Paris qui, ayant promis la création d’une nouvelle allocation pour l’automne, ne prend pas en considération la précarité qui menace des milliers [2] de malades : « comment fait-on pendant les dix mois qui séparent janvier d’octobre ? La Mairie fait des économies sur notre dos, voilà tout. »
Résultat de cette petite suppression discrète, dont personne ne parle, pas même Act Up, habituellement plus présente médiatiquement sur ces questions : des malades qui s’orientent vers des « couvertures complémentaires médiocres » ou qui se passent totalement de mutuelle.
À l’heure des grandes promesses de « franchise » pour tous, Bertrand Delanoë « pousse à la précarité » dénonce le Comité des familles pour Survivre au Sida.
Ils attendent du maire qu’il les reçoive le plus rapidement possible et que la ville de Paris rembourse les personnes touchées par cette mesure.
Bakchich a cherché à joindre la Mairie de Paris, en vain.
Entre le silence réservé à l’association – qui le considère comme du « mépris » – et celui de la presse, le sort de milliers de séropositifs et handicapés ne semble pas prêt d’être résolu.
Lara Mace
Notes
[1] En fait il s’agit du Comité des familles pour survivre au sida, dont les informations sont souvent relayées par l’émission de radio Survivre au sida et son site survivreausida.net.
[2] La Mairie affirme qu’il n’y aurait que « quelques centaines » de personnes handicapées bénéficiaient du complément santé, sans pour autant être capable de présenter un chiffre précis. Si le nombre est moindre, cela rend d’autant plus injustifiable l’argument du surcoût du complément santé invoqué par la Mairie...
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Séropositifs parisiens : question de franchise (Bakchich Hebdo n° 39)
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| L’article du journal satirique Bakchich L’Hebdo (PDF, 105.3 ko) |
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Séropositifs parisiens : question de franchise
Etant membre du "comité des familles pour survivre au sida", mais en revanche, n’étant pas sujet de sa grâcieuse Majesté le Maire de Paris, relativement au dispositif de la Ville d’aide aux personnes handicapées, il m’a fallu un certain temps et surtout une recherche assez approfondie à l’intérieur de l’imbroglio gestionnaire et administratif des municipalités et départements, pour saisir le pourquoi du comment de cette suppression parisienne du "complément santé". Tout d’abord, que les personnes victimes de cette suppression ne m’en veuillent pas ! Je comprends que quelques 110 euros de moins mensuels quand on vit au seuil des 700 euros, pour des raisons qui tiennent à la maladie et non d’un choix quelconque autre, ne soient pas propices à engager le débat politique avec le recul nécessaire, malgré tout, en matière d’analyse et d’engagement politique, je le concçois parfaitement ! Je suis séropositif depuis 1992 et sous trithérapie depuis 1998, et malgré cela, indépendant, pour des raisons qui tiennent à des éléments propres à mon métabolisme, du statut de "handicapé". Bien sûr, en tant que séropositif, en tant, aussi, que membre du comité des familles, la situation vécue par ceux et celles qui dépendent directement, en raison d’un taux d’invalidité avéré, des dispositifs mis en place par la loi (la dernière intitulée "d’intégration des personnes handicapées",datant de février 2005), m’intéresse au premier chef. Je trouve personnellement indécent l’ensemble du dispositif (encore moins bon que le précédent qui ne l’était déjà pas), et considère qu’il ne respecte, ni par les allocations "accordées", ni par la composition de la commission dépatementale de la Maison d’aide aux personnes handicapées (autorité tutellaire!), la dignité des malades (séropositifs et autres)et l’honneur de notre démocratie. L’arbre des 5 ou 10 euros dépassant la plafond des aides votées par le Conseil de Paris (seul argument administratif valable!), ne saurait cacher la forêt d’ "une mauvaise foi", aux préoccupations uniquement gestionnaires (absolument scandaleux par rapport aux "malades d’une société") qui rayonne sur toute l’étendue des mesures prises dans ce domaine (y compris, d’ailleurs, en ce qui regarde les applications de la loi d’intégration par rapport aux enfants handicapés en milieu scolaire). De fait, la Mairie (mais aussi l’Etat) "fait des économies sur le dos des plus vulnérables, voilà tout", comme il est écrit par Lara Mace dans l’article Bakchich n°39. Il est d’ailleurs tout à fait impressionnant que l’AAH Majorée ait pu être calculée, sans doute avec l’aide des gestionnnaires minicipaux, tels que ceux de la Ville de Paris (département et ville s’y recouvrant), pour permettre le dépassement de quelques euros du plafond voté par Le Conseil de Paris lors des délibérations de budget 2005 et 2006, et de ce fait, la suppression du Complément Santé. Voilà des considérations assez au-raz du sol,qui retiennent l’attention de nos bons économistes néo-libéraux et socio-démocrates, soucieux d’une rigueur qu’ils auraient peine à s’appliquer pour eux-mêmes. Voilà des considérations qui, quant à nous, citoyens du Tiers-Etat, ne sauraient être prises en compte, dans la solidarité qui nos lie. Cela étant dit, "ne soyons pas plus royalistes que le roi". S’en prendre au Maire de gauche de Paris à la veille de la première échéance législative, c’est une chose. Faire pression sur la mairie en diffusant des informations sur la mesure du "mépris" affiché par la mairie à l’encontre des plus vulnérables des malades, c’est de bonne guerre... tout à l’honneur de l’association. Donner des points aux législateurs de la loi 2005 qui, on le sait déjà, vont être plébiscités demain 17 juin 207 pour un nouveau mandat législatif de 5 ans (avec un super taux d’abstention : le dégoût du plolitique, qui, soit dit en passant, ouvre la voie aux pratiques droitières des élus de gauche, tels que Delanoë), c’en est une autre. Je ne saurais, malgré le très vilain tour qui vient d’être joué par la Ville, offrir à la droite, le bonheur de récolter, parmi nous, les fruits d’une politique dont le mépris est pratiquement hissé au rang de "valeur morale et sociale". Non, merci. Amitiés Jean-Pierre Quiviger
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Séropositifs parisiens : question de franchise
De toutes façons, il faut savoir que votre littérature et vos belles paroles tout le monde se torche avec, de ACT-PUT au maire du nid de tanlouzes de gauche et des bobos smicards jusqu’à François Fion avec ses franchises enduites de vaseline tout le monde l’aura dans le cul.
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Séropositifs parisiens : question de franchise
Cricri, Pour te répondre, j’aimerais d’abord savoir à qui s’adresse ce "votre littérature". S’agit-il de tout ce qui a été publié par le site "survivre au sida" ou simplement de ma prise de position, sur la question de la franchise ? Il dépend quand même de toi et de nous tous, ensemble, de faire que la démocratie exerce son pouvoir, qu’elle ne soit pas muselée,d’un côté, par "la pensée unique" et de l’autre par le bataillon des absentionnistes dégoûtés. Je doute que ta déclaration, même si je la trouve, en fait, assez réaliste, quant au fond, soit constructive... En marginalisant un peu plus notre combat du jeu politique tel qu’il est, sur la scène française, nous avons toutes les chances d’être encore un peu plus méprisés que nous le sommes déjà, et réduits au silence concédé à une réserve indienne en voie d’extinction. Ce n’est pas en faisant référence de manière injurieuse au "maire du nid de tantouzes de gauche" (propos homophobes) que tu te respecteras et te feras mieux respecter. Tout le monde se torche avec cette littérature, dis-tu. Et si nous commencions par ne pas nous torcher avec. Je suis convaincu que si "séropositif(ve)s et handicapé(e)s de de l’AAH à Paris, se mobilisaient sérieusement et solidairement, pour dénoncer les pratiques administratives douteuses qui les condamnent à toujours plus de précarité sociale, nous pourrions, encore, être entendus. Il faut faire vite. Donc "survivre au sida" ayant déjà diffusé l’information (ce que n’a pas fait Act-Up), je crois qu’un premier pas est fait (Personnellement, je ne l’aurais pas su!)A nous d’aller de l’avant. Bien amicalement. Jean-Pierre Quiviger
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Séropositifs parisiens : question de franchise
Ce "votre littérature" s’adresse à ceux qui ont écrit sur ce sujet et particulièrement à toi et à ceux qui essayent de ménager la chèvre et le choux au langage fourchu que je qualifierai volontiers de "vendus" ou "achetés" ou de "putes soumises". Pour ce qui est de la démocratie, permets-moi d’en rire doucement. Sur 100 personnes près de 40 en ont plus rien à battre de vos discours soit-disant constructifs.Et ce n’est pas avec vos propos proprets que vous arriverez à mobiliser ces 40 personnes sur 100.
Si tu veux être efficace il faut abandonner le politiquement correct et dire les choses comme elles sont et tant pis si elles choquent ou paraissent injurieuses. En ce qui concerne la suppression de l’AAH, les séropositifs et les handicapés, n’ont qu’à s’en prendre qu’à leur passivité, à leur Q.I. qui même additionné par milliers ne donnera qu’un résultat négatif et à leur inertie.
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Séropositifs parisiens : question de franchise
Je suis content que tu aies répondu à mon message et encore plus heureux d’apprendre donc que ce "votre littérature" s’adressait en grande partie à ce que j’avais écrit sur la question de la franchise. J’ai pris la peine de me situer socialement par rapport au soutien que je voulais apporter aux personnes qui avaient été spoliées du complément santé de la Ville de Paris. Je continue à penser que la solidarité n’est pas un acte unilatéral, qu’il requiert la mobilisation des allocataires d’une pension et l’adhésion des contribuables qui participent pour une part (en exerçant une pression sur les gestionnaires de l’argent public) à la compensation (même partielle) des blessures infligées par la maladie. C’est dans la mesure où le corps individuel et social se savent unis par le lien à la vie et à la santé que les dispositifs de soutien peuvent être mis en place. Et cela ne dépend pas que d’un élu fût-il maire ou président (ces gens sont devenus des baromètres à sondages d’opinions publiques). Ce ne sont pas là des propos proprets... Les 40% de démobilisés politiquement (à long terme -çà fait déjà trente ans que ça dure et çà ne va pas s’améliorer, sauf pour les échéances électorales d’un régime de plus en plus présidentiel), ne sont pas efficaces même si j’estime, dans le cadre de rabaissement général où nous sommes conduits, ne pas être non plus efficace. Je n’ai pas cette prétention. Il n’y a pas que les séropositifs et les handicapés qui aient à s’en prendre à leur passivité et à leur inertie. Je ne suis pas sûr que leur Q.I. soit inférieur à celui de bien d’autres (bien placés). Ce que tu écris là est odieux ! e suis quant à moi séropositif depuis 92 et suis parvenu malgré le traumatisme vécu à reprendre mon activité d’instituteur, à temps plein. Je le paye cher au niveau de ma fatigue. Mais je n’ai pas sombré dans l’inertie au niveau individuel. Je me pose quelques questions : 1) Tes propos tombent-ils du ciel de la toile du net ? Si tu es toi-même séropositif, comment peux-tu te désolidariser à ce point des handicapés et autres malades et si tu ne l’es pas, tes propos seraient-ils à classer dans la théorie "eugéniste" ? Es-tu efficace ? Pour l’instant, je n’ai rien remarqué de tel dans tes réponses pas plus que dans l’évlution de la mobilisation sur la question de la franchise. La seule chose que je remarque c’est que tu abondes dans le sens d’une démocratie à l’américaine : un nombre croissant d’exclus rendus fautifs de leur exclusion (bases populistes de Reagan, de Bush, de Sarkozy). Pour finir, étant donnée la tournure que prend le débat (comme pour d’autres débats d’ailleurs!), je crois que le plus simple est de ne pas se compromettre avec la mauvaise foi et de faire avec sa souffrance en la rendant la moins onéreuse possible sur le plan moral. Ton intervention me semble totalement démobilisatrice et, de plus, indéfendable. Je m’en tiendrai donc à la ligne que j’ai suivie jusqu’à présent : à savoir ma contribution sociale de fonctionnaire d’Etat, la participation à toute mobilisation large des personnes malades pour que des budgets leur soient alloués prioritairement, et la poursuite de mes engagements pour la défense des droits des immigrés... Par rapport à toi directement, j’avoue que j’ai quelques peines à t’assurer d’une quelconque compréhension. Je n’ai pas bien compris où tu étais situé par rapport au problème posé par la maladie, en fait.Mais après ce que tu as dit sur le Q.I., je dois avouer que je suis assez ulcéré ! Jean-Pierre Quiviger
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Séropositifs parisiens : question de franchise
On ne va pas en faire tout un fromage ou une affaire d’Etat parce que l’on a supprimé 3 sous à des irresponsables qui n’ont pas mis de capote et qui se retrouvent séropositifs.
Et pour la défense des immigrés, RAMA YADE, RACHIDA DATI, FADELA AMARA, ne manqueront pas de s’en charger tout comme l’a fait Malek BOUTIH en son temps.
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Séropositifs parisiens : question de franchise
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