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Législatives 2007 : La « franchise » sur les soins de la Mairie de Paris... réservée aux plus pauvres, handicapés ou malades du sida !
10 juin 2007 (survivreausida.net)
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PARIS, le 10 juin 2007 (survivreausida.net) — Alors que les électeurs parisiens se rendent aux urnes aujourd’hui, le Comité des familles pour survivre au sida dénonce la « franchise » sur les soins payée par les handicapés et séropositifs titulaires de l’Allocation Ville de Paris (AVP).
Lire également :
Législatives 2007 : Les sacrifiés de l’Hôtel de Ville de Paris
Informations pratiques sur l’Allocation Ville de Paris et le complément santé
Alors que François Fillon promet une « franchise » [1] pour tout le monde en 2008, Bertrand Delanoë laisse, depuis le 1er janvier 2007, des milliers de personnes séropositives et/ou handicapées privées du complément santé lié à l’AVP qui leur permettait, depuis la mise en place de la CMU, de payer une mutuelle.
Ainsi, plusieurs milliers de parisiens se retrouvent progressivement, au fil du renouvellement de leurs allocations, avec une couverture sociale en lambeaux, obligés de payer une franchise annuelle irremboursable au prix d’une mutuelle.
Interpellée par le Comité des familles, la Mairie de Paris prétend ne pas connaître le nombre exact de personnes dont le complément santé n’a pas été renouvelé, plaide la technicité et la complexité juridique des solutions envisagées, renvoie la responsabilité de cette situation à des modifications législatives dont les effets seraient apparus tardivement, et rappelle l’engagement de Delanoë de ne pas augmenter les impôts des parisiens. Néanmoins, consciente de ce problème, elle envisagerait de créer une « nouvelle prestation » via une délibération qui passerait à l’automne.
Aucun des ces arguments justifie le fait de faire payer une mutuelle aux parisiens les plus vulnérables.
Même si une « nouvelle prestation » est votée à l’automne, la Mairie aura ainsi réalisée des économies pendant toute l’année 2007, sur le dos des plus pauvres, handicapés ou malades du sida.
En attendant, elle affirme examiner les dossiers des « franchisés » au cas par cas, sans préciser l’objet de cet examen. S’il s’agit de les renvoyer vers les services sociaux de la ville, cela constitue une grave régression qui témoigne d’un mépris inacceptable à l’égard de nos droits. Y aurait-il des handicapés plus méritants que d’autres ?
Par ailleurs, la Mairie de Paris déclare oeuvrer avec les associations AIDES et Act Up Paris, pour qu’elles deviennent les représentants officiels des usagers à la Maison départementale des handicapés (MDPH) de Paris. Le silence de ces deux associations classiques de lutte contre le sida s’explique-t-il par la promesse d’obtenir ces places [2] ?
Association indépendante de toute tutelle politique, ne recevant aucune subvention de la Ville de Paris, le Comité des familles pour survivre au sida demande à Bertrand Delanoë :
de rembourser les personnes frappées par cette mesure avant le deuxième tour des législatives et
de recevoir, dans les plus brefs délais, les familles vivant avec le sida pour envisager des solutions durables pour nous permettre de vivre et se soigner dans la dignité.
Contact presse : Ariane au 06 84 16 89 27
Le Comité des familles sera présent à la conférence de presse organisée par le Syndicat de la Médecine générale (SMG) autour de l’Appel pour la défense de l’accès aux soins :
mardi 12 juin 2007 à 11 heures
Restaurant le Lieu dit, 6 Rue Sorbier, Paris 20e
Bus 96, métro Ménilmontant ligne 2.
Notes
[1] Lire « Franchise » sur les soins : l’assurance maladie solidaire en danger.
[2] D’autres questions légitimes peuvent se poser sur les liaisons entre la Mairie et ces associations : S’agit-il d’un deal passé au détriment des séropositifs ou bien d’une connivence politique ? Act Up Paris est financée par Pierre Bergé, président du Comité de soutien de Ségolène Royal, par le biais de sa fondation privée et par l’association Sidaction qu’il préside depuis sa création, en plus des subventions des laboratoires (Lire, à ce sujet, Laboratoires pharmaceutiques et associations classiques de lutte contre le sida : des liaisons dangereuses.). AIDES, association reconnue d’utilité publique au budget annuel d’environ 20 millions d’euros, est tributaire d’une réseau complexe de financements publics et privés. Arnaud Marty-Lavauzelle, président de AIDES de 1991 à 1998, décédé le 12 février 2007, occupait un poste aux relations internationales de la Ville... (Lire, à titre d’exemple, L’association AIDES contre les malades les plus pauvres, au mépris de sa propre histoire ?.).
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Législatives 2007 : La « franchise » sur les soins de la Mairie de Paris... réservée aux plus pauvres, handicapés ou malades du sida !
chers amis, J’ai participé à l’assemblée générale du "Comité des familles pour survivre au sida" qui s’est tenue à l’hôtel de ville de Paris, le 28 avril 2007, en tant que membre de l’association et séropositif. A la suite de cette assemblée générale, j’ai écrit un article intitulé "les chances pour les VIH", que j’ai publié au soir du 2eme tour des présidentielles, dans lequel j’intervenais pour défendre l’équité en matière de vie sociale et où je dénonçais un certain nombre de discriminations vécues par les malades, risquant de s’aggraver avec l’élection du nouveau président. Cet article est sorti sur le journal "cultivons notre démocratie", consultable sur le net. Par ailleurs, il a été aussi publié sur le site "survivre au sida" de radio-Maghreb. Les projets du Président, relativement à la couverture sociale du régime maladie ainsi que l’idéologie néo-libérale à laquelle il fait référence pour justifier son programme, n’augurent rien de bon pour les contaminés VIH. J’aurais tendance à me méfier des promesses Fillon, à long terme. Cela étant dit, mais nul n’en avait été informé jusqu’à présent, les programmes du nouveau président ne justifient en rien les pratiques actuelles de la Ville de Paris et de son Maire, concernant l’imposition du règlement d’une franchise pour les soins des séropositifs. C’est inacceptable. A l’époque où j’ai écrit cet article, j’ai envoyé copie à Bertrand Delanoë sur son site. Je lui ai envoyé copie, en qualité de camarade, dans la mesure où je suis membre du P.S. Je commence à mieux comprendre le silence dont il a fait usage pour ne pas répondre. Par rapport à ACT-Up et à Aides, j’avoue que je ne comprends pas que des guerres de tranchées se déclarent entre "malades". Nous avons assez de peine à supporter nos souffrances sans qu’il soit besoin de nous en créer de supplémentaires par des dissensions internes. Les intérêts que nous défendons sont communs et nos devrions prouver sans difficulté que le Maire de Paris ne peut qu’avoir tort de chercher à nous diviser par ce genre de manoeuvres. Les associations de défense par rapport à cette maladie doivent toutes bénéficier des mêmes droits, à la Mairie de Paris comme ailleurs.
Je dénonce donc, avec tous les membres de l’association, les pratiques actuelles de la Ville de Paris, qui pourraient bien être pérennisées si nous ne nous mobilisons pas rapidement. Jean-Pierre Quiviger