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Émission du 20 juin 2006 (n° 280) | Cinéma et vidéo | Liban | Massacres coloniaux | Palestine
Du camp palestinien de Chatila aux révoltes en banlieue : rencontre avec Maher Abi Samra
23 juin 2006 (survivreausida.net)
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Écouter: Du camp palestinien de Chatila aux révoltes en banlieue : rencontre avec Maher Abi Samra (MP3, 2.7 Mo)
Voir en ligne : Site de Maher Abi Samra pour en savoir plus sur Rond point Chatila
Chatila est un espace clos : les habitants eux-mêmes décrivent la vie dans le camp comme un enfermement, une prison.
Au sein de la société libanaise, les palestiniens de Chatila sont discriminés par des lois qui, par exemple, leur interdisent l’accès à la propriété, au nom du sacro-saint « droit au retour » et de l’équilibre entre les communautés libanaises.
Maher Abi Samra, un réalisateur indépendant, a passé plusieurs années dans le camp de Chatila pour documenter la vie quotidienne des réfugiés palestiniens, plus de vingt ans après les massacres de Sabra et Chatila.
Il en a sorti un documentaire de 52 minutes titré « Rond point Chatila ».
Où voir le documentaire Rond point Chatila ?
Ce document exceptionnel a été vu uniquement dans les quelques festivals qui ont accepté de le montrer.
L’Institut du monde arabe (IMA) ne l’a pas retenu dans sa sélection de la 8ème biénnale des cinémas arabes à Paris.
Pour l’instant, il n’y y a aucune projection prévue en région parisienne, mais nous vous invitons à contacter l’émission ou écrire directement à Maher Abi Samra si vous souhaitez en savoir plus sur ce film ou pour organiser une projection dans votre association ou quartier.
Vous pouvez aussi consulter le site arabfilm.net mais malheureusement ce site n’est, à ce jour, pas actualisé très souvent.
Arrestations arbitraires pendant les révoltes en banlieue : le point de vue de Maher Abi Samra
Maher Abi Samra travaille actuellement sur un projet de documentaire autour des révoltes en banlieue de l’automne 2005.
Si Maher partage son temps entre Paris et Beyrouth, ce n’est pas pour le plaisir. C’est le passage obligé d’un réalisateur du Tiers monde pour trouver les moyens de faire son travail.
C’est au journal télévisé qu’il a découvert les révoltes en banlieue. « On a vécu ces révoltes en France comme un gauchiste israélien qui vit à Tel Aviv alors qu’il y a des choses qui se passent à Gaza »...
Pourtant, Maher a lui-même connu les arrestations arbitraires, les révoltes et la prison pendant la guerre civile libanaise et l’invasion israélienne.
Quel parallèl faire entre le droit à l’insurrection des palestiniens vivant sous l’occupation et la révolte des jeunes émeutiers des cités de l’Ile-de-France ?
Photos

Maher Abi Samra nous parle de la vie dans le camp palestinien de Chatila

Vue sur la rue principale du camp de Chatila

Tuer le temps qui tue : Maher, un jeune palestinien, au salon de coiffure

Sadek s’installe à l’extérieur de sa maison pour être seul



