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Crimes racistes et sécuritaires | Pascal Taïs
Des policiers d’Arcachon ont-ils tabassé Pascal Taïs ?
10 avril 1993 (L’Humanité)
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LES circonstances dans lesquelles Pascal Thaïs est mort mercredi, au commissariat de police d’Arcachon, ne sont toujours pas clairement établies. L’appel à témoins lancé jeudi par les enquêteurs de l’IGPN (Inspection générale de la police nationale) et du SRPJ de Bordeaux n’avait pas encore fourni de résultats déterminants dans une enquête qualifiée de « difficile ». Tout le problème est en effet de savoir si la victime est décédée de coups portés avant, pendant ou après son interpellation par la police, voire à la suite de coups violents que des policiers auraient portés à la victime.
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Pascal Taïs, trente-deux ans, d’origine marocaine et résidant à Sainte-Eulalie-en-Born (Landes), avait été arrêté en état d’ivresse dans la nuit de mardi à mercredi peu après minuit, à l’issue d’incidents près du casino d’Arcachon, ainsi que son épouse Véronique Taïs, trente ans. Pascal Taïs avait été retrouvé mort en salle de dégrisement du commissariat d’Arcachon, tôt mercredi matin.
L’autopsie a révélé que la victime avait succombé à une hémorragie interne due notamment à un éclatement de la rate. Pascal Taïs avait eu également un lobe du poumon gauche perforé et deux côtes cassées, également à gauche. Pascal Taïs, ancien étudiant en médecine, était malade du SIDA à la suite d’une transfusion en 1984. C’est la déclaration de la maladie qui l’a fait tomber dans la drogue.
Le témoignage de son épouse Véronique, paru dans « Libération » d’hier, est accablant pour la police : « On était soûls, raconte-t-elle, c’est vrai, et on faisait du bruit devant le casino avec un ami. Les flics sont arrivés à six ou sept dans une voiture banalisée et un fourgon. Là, ils m’ont jetée par terre. Pascal a voulu me défendre. Ils lui ont tapé dessus. Sur moi aussi. Ils nous ont massacrés, ces salauds ! A l’hôpital, ils n’ont pas voulu de nous parce qu’on avait bu. Ils savaient bien qu’on était malades. On a crié qu’on avait le SIDA. Et on s’est retrouvé au commissariat, chacun dans une chambre de dégrisement à s’appeler l’un l’autre. Je me suis endormie par terre. Quand je me suis réveillée, Pascal ne criait plus. On m’a dit qu’il dormait. Ils l’avaient achevé. »
Aux accusations portées contre des policiers du commissariat d’Arcachon s’ajoutent celles sur l’attitude de l’hôpital où le couple avait été conduit après l’arrestation. L’interne de garde a précisé avoir constaté qu’ils étaient tous deux « imprégnés d’alcool », mais que leur état de santé ne justifiait pas une admission. « Ils étaient alors repartis en marchant et en hurlant pour Pascal Taïs, très agité », selon le directeur de l’hôpital, Jean-Bernard Lalanne. Les auditions de témoins se poursuivaient hier.
G.S.
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Des policiers d’Arcachon ont-ils tabassé Pascal Taïs ?
les policier darcachon se prene pour des cowboy j’en é u la preuve iere soir vous pouvé prendre mn adresse ip je voudrée meme porté pleinte contre MR MILLET qui ma bousculé en motive davvoir epelé mn nom je trouve sa desespéren si c’est sa la police tout les delinquen devré y rentré ils se sont comporter comme des cowboy j’ai plein de persone qui été avec moi se soir la ils ont vue que ont été un pti groupe se son arété a 3 voiture alor qu’on fesé pa de mal ont fesé que disquté trankilemen je voudré signalé en gros que la police d’Arcachon ne sont pas compéten mercie et désoler pour les fote dortografe