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Amérique latine et Caraïbes : 315 000 personnes sous antirétroviraux
2 mai 2006 (eCaraibes.com)
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L’Amérique latine et les Caraïbes, où plus de 315.000 personnes sont sous antirétroviraux (contre 210.000 fin 2003), proposent un traitement à environ 68% de la population qui en a besoin – la couverture la plus élevée de toutes les régions du monde en développement. Treize pays de cette région offrent un traitement à plus de la moitié de la population visée, indique le rapport.
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Les progrès en matière d’extension du traitement, bien que substantiels, ont été moins importants qu’on ne l’espérait. Le rapport fait cependant observer que l’accès au traitement a été élargi dans toutes les régions du monde grâce à l’initiative « 3 millions d’ici 2005 » puisque quelque 50.000 personnes supplémentaires ont entamé un traitement antirétroviral chaque mois de l’année 2005.
L’Afrique subsaharienne, la région la plus gravement touchée, a mené cet effort d’accélération du traitement puisque le nombre de personnes traitées y a été multiplié par plus de huit, passant de 100.000 à 810.000 en deux ans.
Entre 2003 et 2005, on estime que les dépenses mondiales consacrées au SIDA sont passées de US $4,7 milliards à US $8,3 milliards. Une bonne part de ces fonds provenait du plan du Président des Etats-Unis pour l’aide d’urgence à la lutte contre le SIDA, du Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme et de la Banque mondiale. Pendant la même période, le prix du traitement de première intention a diminué d’un pourcentage compris entre 37 et 53 % selon le schéma thérapeutique utilisé.
Cas particulier : Guyana
Comptant 800.000 habitants dont 2,4 % sont infectés par le VIH, le Guyana présente le deuxième taux de prévalence du VIH en Amérique latine et dans les Caraïbes. Le pays réagit pourtant à ce défi grâce à une riposte diversifiée, appuyée par un engagement politique fort et par un soutien international. En conséquence, 1.200 Guyanais suivaient un traitement antirétroviral à la fin de 2005, soit un doublement par rapport à la fin de 2004. Ce chiffre représente 50 % des personnes ayant besoin d’un traitement antirétroviral en 2005.
La détermination, la planification et les partenariats comptent pour beaucoup dans cette évolution. Le Guyana a adopté en 2001 une politique d’accès universel à la prévention, au traitement et aux soins ; cependant, l’extension n’a véritablement pu débuter qu’en 2004, lorsque le pays a commencé à obtenir d’importants financements du Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme, de la Banque mondiale, du Plan du Président des Etats-Unis d’Amérique pour la lutte d’urgence contre le SIDA et de l’Agence canadienne de développement international (ACDI).
La programmation est supervisée par une commission présidentielle sur le VIH/SIDA ; et le ministre de la Santé est personnellement impliqué, collaborant étroitement avec ses collègues du gouvernement et les partenaires du développement afin d’harmoniser leur action.
Avec l’appui des organismes techniques des Nations Unies, des Centers for Disease Control des Etats-Unis et d’organisations non gouvernementales, le pays a apporté une formation intensive aux personnels de santé pour étendre le conseil et le dépistage volontaires, qui sont maintenant proposés gratuitement dans les services de la tuberculose, du paludisme et de chirurgie de confort. Des personnels de santé ont également été formés à la prévention de la transmission mère-enfant, et le pays intensifie son action visant à renforcer ses capacités de traitement du VIH et ses services de laboratoire (y compris le comptage des CD4).
Le soutien du Plan d’urgence et du Fonds mondial a permis au Guyana de fournir des traitements antirétroviraux gratuits, et d’améliorer les approvisionnements, les capacités de stockage et les systèmes de distribution des médicaments. Le pays a récemment élaboré un plan stratégique national contre le VIH/SIDA, qui vise à un accès universel à la prévention, au traitement et aux soins d’ici à 2010, et appelle à une action mieux concertée pour élargir l’accès à ces services parmi les professionnel(le)s du sexe, les détenus, les hommes qui ont des relations sexuelles avec des hommes, et les autres groupes marginalisés. (Source : ONUSIDA)
Aide du Brésil
Le Brésil fournira l’organisation des Etats de la Caraïbe orientale (OECS) en médicaments antirétroviraux sur la période des cinq ans à venir, a confirmé cette semaine la Communauté des Caraïbes. D’après la Caricom, les conditions financières seront sans doute en dessous des prix du marché. Les négociations entamées il y a un an par le Premier ministre de St Kitts Nevis, Denzil Douglas, responsable du dossier Sida au sein de la Caricom, seront finalisées et officialisées cette semaine à St Kitts par la signature d’une lettre d’intention dans le cadre de la quatorzième réunion COHSOD, acronyme pour Conseil de la Caricom pour le Développement humain et social (CARICOM’s Council for Human and Social Development - COHSOD). Pendant deux jours (27 et 28 avril), les officiels caribéens de santé et de sécurité sociale évoquent plusieurs questions régionales : plan d’actions de prévention et de contrôle des maladies chroniques, examen de l’impact économique de maladies comme le diabète ou l’hypertension, réflexion sur un système d’assurance santé régionale, lutte contre le Sida.
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