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Vacances thérapeutiques
Risque de progression de l’infection par le VIH : vers la fin des interruptions de traitement
17 février 2006 (Quotidien du Médecin)
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Le message officiel de la Conférence sur les rétrovirus et les infections opportunistes (Croi) semble sans équivoque : les interruptions de traitement (IT), qui augmentent les risques de progression de la maladie et d’infections opportunistes, doivent être évitées.
SI LE TRAITEMENT continu de l’infection par le VIH a toujours été la référence, les raisons de l’arrêter chez des patients apparemment bien contrôlés ne manquent pas : effets indésirables, préoccupation croissante au niveau cardio-vasculaire, lassitude des patients, sans parler du secret espoir d’alléger le coût du traitement.
D’où des essais multiples, avec des protocoles variés, entrant dans deux grands cadres : les interruptions de traitement (IT) guidées par les taux de CD4 et les IT programmées, itératives, et de durées plus ou moins longues.Les deux études qui accusent.
Ce sont surtout les IT guidées par les taux de CD4 qui ont été accusées, en particulier par les résultats de l’étude SMART, présentés par le Pr W. el-Sadi (New York).
Cette étude a inclus près de 5 500 patients recrutés par 318 centres dans 33 pays. L’âge moyen était de 46 ans et, à l’inclusion, tous avaient des CD4 > 350/mm3. La moitié des patients prenaient un traitement antirétroviral continu, alors que, chez les autres, on arrêtait le traitement jusqu’à ce que les CD4 chutent en deçu de 250/mm3.