Accueil du site > Revue de presse >
Algérie
Conférence officielle à Alger : la prévention du sida doit être permanente et s’orienter vers la lutte contre les comportements à risque
22 novembre 2005 (El Moudjahid)
1 photo | Réagir à cet article | Recommander cet article | Votez pour cet article
Voir en ligne : Conférence officielle à Alger : la prévention du sida doit être permanente et s’orienter vers la lutte contre les comportements à risque
Le Centre de presse d’El Moudjahid a reçu hier les représentants d’ONU Sida invités en coordination avec les responsables du ministère de la Santé pour faire le point et tracer des perspectives sur la lutte contre le fléau.
En l’occurrence, c’est les membres de l’Atelier régional ONUSida sur l’habitation et le soutien des personnes vivant avec le VIH de la zone MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord) qui regroupe 15 pays.
Le choix de l’Algérie pour la tenue de cet atelier qui s’est déroulé au Centre de presse d’El Moudjahid n’est pas fortuit. L’Algérie est le seul pays de la zone à avoir une association extrêmement active, l’Association Al Hayat dont les membres sont porteurs du VIH et qui portent témoignage de leur maladie.
Ses objectifs multipliés
Les objectifs de l’Atelier régional de la zone Mena, vont vers les services de soins, le soutien sociopsychologique, l’insertion économique, et la lutte contre la ségrégation et la discrimination de nombreuses personnalités au niveau des organisations internationale étaient présentes à la conférence qui s’est tenue au Centre de presse, de nombreux cadres du secteur de la santé, des spécialités les représentants du Mouvement associatif et la presse.
Le président du groupe thématique ONUSida en Algérie, M. Sadok Belhadj et M. Oussama Tawil, directeur régional Mena ONUSida ont coordonné au nom des membres de l’Atelier, les interventions. Il y a aujourd’hui des Fonds internationaux qui permettent de financer des programmes locaux de traitement contre le VIH Sida qui associent la prévention, le traitement et le soutien des personnes vivant avec le virus.
Permanence dans l’acte de prévention
La prévention doit être permanente et s’orienter vers la lutte contre les comportements à risque dans les milieux de jeunes. Le travail associatif en collaboration avec les efforts de l’Etat doit être encouragé. L’action des deux parties est complémentaire. Les tests de dépistage doivent être systématiquement proposés accompagnés d’accès au Conseil.
Toutes ces orientations ont été au centre du débat lors de la journée d’hier.
Le directeur régional Mena ONUSida, M. Oussama Tawil a souligné dans son intervention que l’atelier a été placé sous le haut patronage du Président de la République. Ce patronage dit-il ne fait que confirmer les engagements pris par l’Algérie. M. Oussama Tawil a indiqué que l’Association Al Hayat est partie prenante dans cet atelier. L’Algérie est ainsi représentée à un certain membre de niveau à l’atelier.
L’orateur affirme que ce qui est important, c’est la participation active des porteurs du VIH Sida dans le cadre de cet atelier.
Pourquoi le choix de l’Algérie ? Se demande le directeur régional de Mena Sida, tout simplement en raison de l’engagement total des autorités publiques, les réponses multisectorielles apporter par l’Algérie à nous demander qui ne se limitaient pas donc au seul secteur de la santé, mais notre implication dans d’autres secteurs.
Affaires religieuses, santé, éducation, travail, etc.
Pour illustrer ce propos, le directeur régional rappelle que le ministères des Affaires Religieuses est membre fondateur de l’Association Al Hayat. L’espoir que formule l’orateur est que cet exemple du travail actif de l’Association soit suivi par d’autres pays de la région.
Cela étant, il est constaté que la situation dans la région MENA est relativement favorable au termes de propagation de la pandémie par rapport à d’autres région du monde (Asie, Afrique Subsaharienne) ou les facteurs de risques sont apparus comme multiples.
A propos de l’Afrique Subsaharienne, l’orateur relève qu’il y a une action très poussée en termes de prévention et de prise en charge. Le facteur mobilité est très important à travers les déplacements de population en Afrique de l’Ouest, la Corne de l’Afrique, la région des grands laces. Il y a une importance de cas chez les femmes.
La transmission du virus est liée à la vie sexuelle, à la toxicomanie, à la transfusion sanguine.
Vigilance
Le nombre des enfants atteints du VIH est assez bas, mais il y a une tendance à l’augmentation.
Il faut rester vigilant.
Le représentant du PNUD, M. De Bernis, intervenant dans le débat a lancé un appel aux médias pour leur dire aidez-nous à organiser la lutte contre le fléau, lutter aussi contre les préjugés, pour l’intervenant la propagation du sida ne peut aucunement être liée au phénomène de l’émigration, bien que ce soit un segment vulnérable et fragile, mais d’autres segments de la population présentent la même fragilation.
Le sida est au sein de la société. De meilleur moyen de lutter contre le fléau est de regarder la réalité en face conclut M. De Bernis.
A propos de l’aspect spirituel et moral, comme leviers pour la lutte contre le fléau, il s’agit-là d’une question importante concède M. Oussama Tawil qu’on met pourtant souvent de côté. Il n’y a pas beaucoup d’études sur le phénomène fait remarquer le directeur régional MENA Onusida.
Il faut impérativement renforcer notre système d’information sur le VIH sida où l’aspect valeurs sociales et morales joue un rôle important.
C’est un facteur à prendre en compte dans le cadre de notre région relève l’orateur. Le ministère des Affaires religieuses est partie prenante dans les activités du Bureau des Nations unies qui appuie les programmes.
Selon le ministère des Affaires religieuses, 40% des jeunes algériens fréquentent les mosquées, d’où l’importance des messages qui peuvent être portés à l’intérieur de ces édifices religieux en termes de prévention.
L’aspect religieux est important
L’aspect religieux peut jouer un rôle aussi important dans la lutte contre les discriminations. Ces valeurs communautaires jouent en définitive un rôle considérable. Il faut donc les renforcer.
A propos des enfants, c’est M. Raymond Janssens, représentant du Fonds des Nations unies pour l’enfance en Algérie, qui note que l’UNICEF a analysé et reconsidéré sa position vis-à-vis de l’enfant atteint du virus. Pour l’intervenant, un enfant infecté par le sida a beaucoup de besoins.
Avec Onusida et les autres agents, on s’évertue à mettre le visage d’un enfant sur la maladie pour sensibiliser davantage et accélérer la prise de conscience. Aujourd’hui grâce à des campagnes d’information intensives, on constate une meilleure prise de conscience sur le fait que VIH frappe l’enfant de plusieurs façons.
Le 22 décembre, il y aura une journée de sensibilisation.
Que peut-on faire en Algérie interroge M. Raymond Janssens ? Pour l’intervenant, le nombre de cas d’enfants infectés est assez limité en Algérie, mais est-ce que ce n’est pas là une occasion de se dire si le moment n’est pas opportun de lancer une campagne pour qu’il n’y ait plus de nouveaux cas.
La question qui se pose est comment faire ce qui est intolérable, c’est que par la faute des adultes, on puisse entendre demain un enfant atteint du virus, dire je ne savais pas comment protéger cette frange de la population. Il nous faut trouver note l’intervenant, des moyens adaptés à la situation algérienne, ce sera le but de la journée de sensibilisation du 22 décembre prochain. 15.000 mosquées existantes, c’est un important relais pour la transmission des messages.
A propos de l’accès aux soins, M. Oussama Tawil, parle d’un accès qui se fait de façon régulière et à travers un suivi médical. Il faut aussi renforcer l’aspect psycho-social.
En Algérie, il y a un appui des pouvoirs publics. Dans d’autres pays, il est fait appel à des Fonds mondiaux.
A propos de la disponibilité et du prix du médicament, il y a un effort à faire pour réduire le coût, mais le directeur général MENA Onusida, reconnaît qu’il y a des enjeux financiers notamment qui dépassent les seuls aspects médicaux, ce qui intolérable car les enjeux de santé publique sont des enjeux de nature planétaire.
Se regrouper pour peser sur les négociations
L’orateur suggère que des pays se regroupent afin de peser sur les négociations pour l’acquisition de médicaments.
L’OMS est sensibilisé à ce problème.
Toujours pour le directeur régional MENA Onu sida, l’aspect curatif est transparent, mais c’est le préventif qui l’est munis parce que plus difficile à mettre en place et à assurer un suivi. Mais c’est l’aspect le plus important dans le sens où il faut accélérer la prise de conscience.
Citoyenne notamment en faveur des tranches d’âge de jeunes qui sont des populations à risque. Même en faisant tout cela, on n’est pas assuré note M. Oussama Tawil, d’avoir totalement rempli la mission.
A propos d’une question sur le volet de la recherche posée par le professeur Senhadji qui souhaitait savoir si les organisations internationales sont impliquées dans les programmes de recherche en Algérie, la réponse du directeur régional a laissé montré que la recherche se fait à plusieurs niveaux. On a un aspect de recherche qui vise à mieux cibler les programmes et appuyer les enquêtes.
A propos de dépistage, c’est le Dr Amrane intervenant dans le débat qui souligne qu’en 2006, il devrait y avoir un centre de dépistage anonyme et gratuit par wilaya.
Le sida est-il une maladie professionnelle, la réponse à cette interrogation est venue de M. Sadok Belhadj, président du groupe thématique Onusida en Algérie et représentant du BIT en Algérie.
Pour l’intervenant, il y a une commission tripartite constituée en Algérie qui étudie la classification du VIH sida en tant que maladie professionnelle ou comme accident de travail à travers l’exposition du personnel médical aux risques. Dans certains pays, la maladie est considérée comme maladie professionnelle.
Il va y avoir en Algérie une action protégeant le personnel soignant qui n’exclut pas qu’il faille poursuivre l’action de sensibilisation et d’autres formes de protection.
Pour le représentant du PNUD, le sida n’est pas une maladie contagieuse. Il faut arrêter de véhiculer cette idée. Pour cela des campagnes d’informations sur la réalité de la maladie peuvent aider à la démystification.
Pour M. De Bernis, les porteurs de la maladie ont tous les droits, sur le plan sexuel, du travail...,etc.
Les médias sont inviter par le représentant du PNUD à s’impliquer da,s les campagnes de sensibilisation pour aider la société à se débarrasser des préjugés.
Il faut arrêter de culpabiliser les porteur de la maladie, relève la représentante de l’Association Hayat.
Solidarité envers les malades
Pour le représentant du bureau international du travail, dans certains pays ont assisté à des actions d’exclusion des hôpitaux même ou des médecins refusent de soigner des porteurs du VIH Sida. Nous devons manifester envers ces malades toute notre solidarité qui ont un droit à la vie comme tout le monde.
Soyons aussi solidaires dans l’organisation de la lutte contre la maladie.
Pour M. Oussama Tawil, la région Mena à une faible prévalence.
Dans la région existe un vaccin social qui pour l’heure arrive à prémunir la population.
Il y a aussi le côté spirituel. Mais on ne peut oublier que la population de la région Mena a la population la plus jeunes du monde qui est potentiellement fragile. La mobilité peut être un facteur de risque.
Pour l’orateur la lutte contre le sida doit impliquer tous les secteurs de la société, les leaders politiques, les leaders communautaires, les pouvoirs publics, les ONG, le secteur privé.
Il faut se méfier de cette faible prévalence dont il a été déjà fait mention pour la région Mena.
Parce que globalement la surveillance manque encore de fiabilité et les tendances ne sont pas les meilleurs.
En Algérie, il y a une mobilisations des pouvoirs publics en Algérie, l’Afrique du Nord, et le Moyen Orient d’une façon générale. Aujourd’hui seulement es chiffres sont difficiles à valider pour la région.
La prévention quant à elle est à faire en adaptation avec le contexte local et culturel.
A propos des femmes atteintes par le VIH Sida, leur nombre s’accroit est-il précisé.
Pour le directeur régional Mena ONUSida le principal objectif pour ONUSida est d’avoir des systèmes de prévention et de surveillance performants pur la prise en charge.
Pour les responsables de l’Atelier, le dialogue avec la presse, l’aide que peuvent apporter les médecins est essentielle dans la lutte. Il y a un dialogue permanent, qu’il faut faire en sorte qu’il s’améliore.
Les objectifs du Millénaire tracer pour la lutte contre le virus Sida doivent être activer.
Tahar Mohamed Al Anwar
Photo : M. Sadok Belhadj, président du groupe thématique ONUSIDA en Algérie et M. Oussama Tawil, directeur régional, région MENA ONUSida, invités du Centre de presse d’El Moudjahid
Photos

M. Sadok Belhadj, président du groupe thématique ONUSIDA en Algérie et M. Oussama Tawil, directeur régional, région MENA ONUSida, invités du Centre de presse d’El Moudjahid
Commentaires via Disqus
