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Politiques de santé | Protection sociale
Continuité des soins : rien n’est réglé
25 avril 2005 (Syndicat de la médecine générale (SMG))
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Communiqué de presse du 25 avril 2005
Les accords ponctuels qui viennent d’être signés ne traitent pas le problème en profondeur :
Les urgentistes viennent de suspendre leur grève : ils ont obtenu une rallonge financière de quinze millions d’euros qui sera répartie entre les services d’urgence et le développement de lits en aval ; une partie de cette somme a été prise sur une autre ligne budgétaire : la dotation nationale des réseaux !!!! Ils ont reçu également des assurances sur la prise en compte de la rémunération de l’intégralité de leur temps de gardes.
Le décret sur la permanence des soins est sorti et un accord a été conclu entre les syndicats signataires de la convention et l’Assurance maladie, revalorisant le forfait d’astreinte des médecins généralistes pour la garde de nuit et de week-end, ainsi que le montant des actes effectués.
Ce n’est pas une prime forfaitaire qui va suffire à pousser les médecins généralistes épuisés à se réinvestir dans les gardes et la permanence des soins.
Demain ou dans quelques mois, ressurgira le problème de l’offre de soins urgente et s’amplifiera celui des « déserts médicaux » : les mesures actuelles sont inopérantes, car elles ne s’attaquent pas à la question de l’organisation de la continuité des soins et celle-ci ne peut être abordée sans revoir l’organisation de l’ensemble du système de soins et de santé publique.
Des réponses de fond sont possibles :
La mise en place de coordinations de soignants et d’acteurs sociaux sur le mode de réseaux de proximité permettant non seulement les soins les plus adaptés à l’état de la personne malade, mais aussi un véritable travail de prévention et d’éducation à la santé ; l’hôpital et les lieux d’accueil des personnes âgées étant l’un des maillons de cette collaboration. L’ensemble de ce système doit avoir les moyens financiers de ses missions.
L’enseignement et la valorisation dès le début des études médicales de la spécificité du métier de généraliste.
La mise en place d’autres modes de rémunération que le paiement à l’acte (salariat, capitation…) et d’autres conditions d’exercice permettant aux généralistes d’aborder avec moins d’appréhension ce métier, en particulier dans les zones où actuellement l’offre médicale est déficitaire ; la garde étant un des moments où la rémunération salariée doit d’ores et déjà être mise en place avec repos compensateur.
La généralisation de la prise en charge en tiers payant pour les patients en médecine ambulatoire comme à l’hôpital.
Ne nous contentons pas des mesures actuelles totalement insuffisantes, regroupons-nous, professionnels du soin hospitaliers et libéraux, citoyens et élus, pour exiger la mise en place d’une véritable continuité des soins dans le cadre d’un système solidaire de santé publique.