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Droits des femmes | Prostitution
Toulouse : jugement du viol d’une prostituée, le parquet inaugure !
7 novembre 2004 (Act Up Toulouse)
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Communiqué de presse d’Act Up Toulouse
Récemment à Toulouse, le parquet s’est distingué en ordonnant à un « client » de payer une « passe », à une prostituée qui portait plainte pour viol. Nous ne savons pas si cet arrangement unilatéral du parquet est dû à la mise en place du jugé/coupable, mais nous sommes particulièrement choqué-e-s par cette décision de ne pas instruire l’affaire.
Rappel des faits : le 15 septembre, la travailleuse du sexe a accepté d’aller effectuer la passe chez un prétendu client. Ce qui devait être un simple acte entre un client et une prostituée, s’est transformé en séquestration avec violences, viols et vol.
Avec beaucoup de courage et particulièrement lorsque l’on exerce la profession de prostituée, la victime est allée porter plainte au commissariat. En état de choc, il a fallu qu’elle prenne un traitement d’urgence préventif contre le VIH (une tri-thérapie à prendre pendant un mois aux effets secondaires très pénibles).
Quelques jours après, le violeur est arrêté grâce à la victime, aidée par des personnes d’une association.
Cette agression sexuelle, a été transformée par la justice, en une simple transaction financière.
Le résultat de ce « jugement arbitraire » est, non seulement un mépris de la parole d’une prostituée par rapport à celle d’un « client », mais une insulte faite à toutes les femmes et à leur combat contre les violences masculines dont elles sont victimes. De part sa condition de travailleuse du sexe (non reconnu légalement dans le monde du travail) le parquet laisse entendre qu’il ne peut pas y avoir viol pour une personne qui fait le commerce de prestations sexuelles.
La Loi sur la Sécurité Intérieure, en stigmatisant les personnes prostitué-e-s, a d’ores et déjà exposée ces dernières aux violences des clients (et parfois des policiers eux même). Depuis sa mise en application, le nombre de vols, viols, rapts et séquestrations, dont elles sont victimes, ne cesse d’augmenter. Ces lois ont aussi mis à mal le travail de prévention contre les IST et le VIH effectué depuis plusieurs années par les travailleuses du sexe avec le soutien d’associations d’auto support.
Le jugement rendu vient renforcer cette idée de combattre les prostitué-e-s et non les réseaux de prostitution.
Quant au violeur, il va pouvoir recommencer ses actes contre une autre personne.
De part son jugement, cette décision de justice lui a donné un sentiment d’impunité.
Et faire des émules.
Pour « l’information » diffusée par la Dépêche du Midi (en date du 7 octobre 2004, article intitulé : « Insolite. La prostituée avait porté plainte pour viol parce qu’elle n’avait pas reçu d’argent »), le journaliste d’investigation Monsieur J. N. G. se contente d’être le perroquet d’une seule source d’information, partiale et partielle, ce qui lui permet de bâcler en vitesse et sans enquête un article racoleur et goguenard.
Act Up Toulouse exige :
l’arrêt de l’application de la LSI et son retrait ;
la reconnaissance du statut des travailleur-euses du sexe
le renvoi de cette affaire devant le parquet et la prise en compte de la parole des personnes prostitué-e-s
des excuses de la Dépêche du Midi, le « journal de la démocratie »
Contact presse : Guy Molinier 06 18 41 20 99
Forum de discussion: 1 Message
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> Toulouse : jugement du viol d’une prostituée, le parquet inaugure !
Ce jugement est indigne. Une femme prostituée reste une femme.Comme n’importe quelle femme , elle a des droits. Sa vie professionelle quelle qu’elle soit est une chose, et sa vie privée en est une autre c’est comme si on force un mécanicien sous la menace de réparer une voiture et qu’on trouve ca naturel parce qu’il est mécanicien.... Ca n’a pas de sens. Je crois que notre vision de le femme prostituée est une question de société qui doit passer par le respect de la femme d’abord, et par la reconnaissance des métiers du sexe et leur règlementation sévère visant d’une part surtout les employeurs, pour éviter l’exploitation,mais aussi d’autre part les clients qui comme dans tout contrat de service ont également des devoirs de respect entr’autre. J’ai aussi pour l’instant une peur face à un créneau qui se développe, c’est l’exploitation d’esclaves maso extremes, volontaires et demandeuses au départ mais qui par le biais de dressages et de manipulations sont programmés, formatées pour tout accepter, pour obéir à toute demande de leur propriétaire, même les plus extrêmes au bénéfice bien sûr de celui ci qui en retire des dividendes extrêmement importants, le no limit paie le propriétaire et use l’esclave rapidement et la démolit mentalement... Il est urgent d’ouvrir les yeux et de considérer ces femmes comme autre chose que des utilitaires du plaisir sans aucun limite (parfois même fatales)