Accueil du site > Revue de presse >
Diabète | Hépatite C (VHC)
Risque accru de diabète chez les sujets co-infectés VIH-VHC et rôle des thérapies anti-VIH
27 août 2004 (egora.fr)
4 Messages de forum | Réagir à cet article | Recommander cet article | Votez pour cet article
Voir en ligne : Risque accru de diabète chez les sujets co-infectés VIH-VHC et rôle des thérapies anti-VIH
Plusieurs études épidémiologiques ont démontré une association entre l’infection par le VHC et le diabète. Notamment, des études de suivi de cohorte ont montré une incidence accrue du diabète chez les patients VHC par rapport aux non-VHC dans la population générale, ce qui tend à établir une causalité.
Dans cette étude, les recherches ont porté sur les interactions entre VHC, VIH, traitement du VIH et apparition du diabète. Les diagnostics de ces diverses affections reposaient sur les diagnostics de sortie d’hospitalisation ; 26 988 hommes, vétérans de guerre, ont été inclus de 1992 à 2001. Ceux ayant eu un diagnostic de diabète avant ou au moment de l’inclusion étaient exclus. Les résultats étaient analysés en comparant deux périodes : avant ou après l’ère de traitement par les thérapeutiques antirétrovirales fortement actives (HAART). La frontière entre les deux se situait à l’automne 1996.
Les patients VIH soignés dans l’ère HAART avaient un risque de diabète significativement plus élevé que ceux soignés avant (p<0.0005). Les patients coinfectés VIH-VHC présentaient une incidence du diabète supérieure à celle des monoinfectés VIH mais cette différence concernait uniquement ceux soignés pendant l’ère HAART. L’effet du VHC était indépendant de l’âge et de l’ethnie. L’âge était aussi fortement associé à l’apparition du diabète, quelle que soit la période, HAART ou non – HAART. Plusieurs limitations sont néanmoins à noter : pas de dépistage systématique du diabète dans les centres de soins participants ; détails des médicaments faisant partie du HAART non disponibles. Quelques explications sont avancées, l’une d’entre elles étant que l’HAART augmentant la survie provoque en conséquence une exposition plus prolongée au VHC et à un éventuel effet diabètogène direct du virus ou simplement à une insulinorésistance due au viellisement physiologique. Une conclusion pratique est qu’actuellement, dans l’ère HAART, le diabète doit être recherché systématiquement en cas de co-infection virale VIH-VHC.
Dr Vlad Ratziu
Butt a et al. Hepatology 2004 ;40:115-119.
Forum de discussion: 4 Messages de forum
S'abonner au forum de cet article (RSS)
Réagir à cet article
-
Risque accru de diabète chez les sujets co-infectés VIH-VHC et rôle des thérapies anti-VIH
Mon demi frère est diabetique, mais depuis quatre mois il a passé un test de sérologie mais dommage qu’il a été déclaré sero positive. je me demande si il peut être pris bien en charge lorsque la maladie va se déclaré. Merci de me donner les precisions pour pouvoir l’aider à suivre le traitement éventuel. Y a t il d’autres cas ? Jaimerais lire la documentation ou des articles sur la prise en charge .
-
Risque accru de diabète chez les sujets co-infectés VIH-VHC et rôle des thérapies anti-VIH
Bonjour Est il vrai qu´il existe un traitement qui permet d´eliminer le virus du sida de l´organisme si le depistage est precoce ?
-
Eradication du virus
Non, l’éradication du virus n’est pas possible, dès lors que le virus est installé dans le corps.
Il existe le traitement d’urgence, qui semble être efficace pour empêcher l’installation du virus dans les 48 heures après une prise de risque (exposition au virus).
En France, le traitement d’urgence est disponible en théorie dans tous les services des urgences, 24h/7.
Vous trouverez plus d’infos sur le site, à écouter et à lire.
-
Eradication du virus