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Hépatite C (VHC) | Santé mentale
La fatigue et la dépression chez les personnes co-infectées par le VIH et l’hépatite C
27 août 2004 (CATIE News)
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Dans les pays riches, le traitement de l’hépatite C (que le VIH soit présent ou pas) repose sur une combinaison de deux médicaments, à savoir la ribavirine et une forme d’interféron à action prolongée appelée interféron pegylé (Pegetron, Pegasys). Les effets secondaires de cette combinaison peuvent comprendre la fatigue et la dépression, notamment chez les personnes co-infectées par le VIH et l’hépatite C (VHC).
La ribavirine peut causer de la fatigue parce qu’elle nuit temporairement à la moelle osseuse, de sorte que celle-ci produit moins de globules rouges. Les globules rouges ont pour rôle de transporter de l’oxygène aux tissus et de récupérer du bioxyde de carbone, donc une pénurie de ces cellules peut donner lieu à la fatigue et à une perte d’énergie. L’interféron peut nuire au cerveau et à la thyroïde de sorte à provoquer des changements d’humeur et une augmentation de l’anxiété et de la dépression, ce qui peut également causer la fatigue.
Puisqu’ils ont peur de sombrer dans la dépression sous l’effet d’un traitement contre l’hépatite C, certains patients co-infectés hésitent à se faire soigner. La Dre Kristina Jones et ses collègues au New York-Presbyterian Hospital ont voulu étudier la dépression chez leurs patients co-infectés afin de trouver des moyens d’atténuer la dépression et la fatigue associées au traitement du VHC [1].
Détails de l’étude
Les chercheurs ont fait état des résultats obtenus auprès de 68 hommes et 20 femmes co-infectés par le VIH et le VHC. Ils ont tous participé à l’étude pendant un an et demi. Leur numération des CD4+ moyenne était de 457 cellules et 65 % des participants avaient une charge virale inférieure à la barre des 50 copies grâce à une multithérapie. La charge virale en VHC était décelable chez tous les participants ; chez 56 % d’entre eux, elle était très élevée, soit plus de un million de copies.
Chose importante, les chercheurs ont documenté les antécédents de problèmes de santé mentale des participants, le cas échéant. Voici ce qu’ils ont trouvé :
17 % des participants avaient fait une dépression à un moment donné du
passé ;
6 % avaient fait une tentative de suicide ;
1 % avaient contemplé le suicide.
Au cours de l’étude, tous les sujets ont reçu les posologies standards de l’ interféron et de la ribavirine pour le traitement du VHC pendant un an. Une fois le traitement terminé, le suivi a duré six mois de plus.
Résultats – dépression grave
Malgré le fait que 17 % des participants avaient vécu au moins un épisode de dépression auparavant, les événements suivants se sont produits pendant l’ étude :
Personne ne s’est suicidé, bien qu’une personne ait contemplé un tel acte ;
Personne n’a quitté l’étude en raison de pensées suicidaires ;
Aucun participant n’a fait preuve de certains comportements associés à la dépression, soit la manie et la psychose.
Résultats – dépression
Jusqu’à 35 % des PVVIH étaient déprimées pendant l’étude. Les principaux résultats en ce qui a trait à la dépression étaient les suivants :
La dépression a mis plus de temps à se déclarer que la fatigue ; dans la majorité des cas, la dépression s’est déclarée quatre mois après le début du traitement contre le VHC ;
Selon les estimations de l’équipe de recherche, 28 % des cas de dépression se sont produits à cause de l’exposition à l’interféron, aucun participant n ’ayant fait de dépression auparavant.
L’équipe a fait remarquer que, malgré les nombreux cas de dépression (et les antécédents de dépression), aucune tentative de suicide ne s’est produite. Elle attribue ce résultat favorable à l’utilisation d’antidépresseurs et à l’intégration de soins psychiatriques dans les soins médicaux réguliers.
Composer avec la dépression
Se fondant sur leurs résultats, les chercheurs proposent la démarche suivante aux médecins qui suivent des patients souffrant d’une dépression liée au traitement de l’hépatite C :
Évaluer les taux de TSH et de T4 (hormones thyroïdiennes), ainsi que ceux de l’hémoglobine et de la testostérone et prendre les mesures appropriées selon les besoins (telle la prescription de suppléments d’hormones thyroïdiennes ou de testostérone) ;
Si les taux d’hormones et les autres mesures sont normaux, l’équipe de recherche recommande aux médecins d’envisager l’utilisation d’ antidépresseurs comme citalopram (Celexa) 20 mg/jour, paroxétine (Paxil) 20 mg/jour ou bupropion (Wellbutrin, Zyban) entre 150 et 300 mg/jour.
Résultats – fatigue
Les chercheurs ont trouvé que la fatigue était une complication courante du traitement anti-VHC, jusqu’à 64 % des participants ayant eu ce problème ;
Selon les chercheurs, la fatigue s’est déclarée très tôt ; chez plusieurs PVVIH, elle s’est déclarée pendant la première semaine de traitement. Pourtant, la fatigue n’a pas été grave au point d’obliger les participants à quitter prématurément l’étude.
Combattre la fatigue
Compte tenu de leurs résultats, les chercheurs proposent la démarche suivante aux médecins qui suivent des patients souffrant de fatigue en raison d’un traitement contre le VHC :
Évaluer les taux de TSH et de T4 (hormones thyroïdiennes), ainsi que ceux de l’hémoglobine et de la testostérone et prendre les mesures appropriées selon les besoins (telle la prescription de suppléments d’hormones thyroïdiennes ou de testostérone) ;
Si les taux d’hormones et les autres mesures sont normaux, l’équipe de recherche recommande aux médecins d’envisager l’utilisation temporaire de stimulants comme le méthylphénidate (Ritalin) à raison de 10 mg deux fois par jour. Puisque Ritalin s’apparente à l’amphétamine sur le plan chimique, certains médecins risquent de ne pas vouloir le prescrire. À titre d’ alternative, l’équipe propose un autre stimulant, appelé modénafil (ProVigil), qui ne fait pas partie de la famille des amphétamines.
Ces résultats et recommandations pourraient aider les médecins qui suivent des patients co-infectés à atténuer la détresse qui survient parfois lorsque les patients amorcent un traitement contre l’infection au VHC.
Sean R. Hosein
Notes
[1] Jones K, Talal A, Ferrando S, et al. High prevalence of fatigue and depression in HIV/Hepatitis C co-infected patients treated with pegylated interferon/ribavirin. XV International AIDS Conference, July 11–16, Bangkok, 2004. Abstract MoPeB3345.
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La fatigue et la dépression chez les personnes co-infectées par le VIH et l’hépatite C
Je suis une femme de 33 ans j’habite au Québec.Moi parfois je vais voir des hommes pour massage à domicile et avoir une relation sexuelle avec eux et la majorité de ces hommes ils ont une clientèle homosexelles mais je me protège toujours avec un condom et j’ai été au moins 5 fois voir des hommes différents en me protégeant si je me protège toujours avec un condom est ce que je peux qu’and même attraper le VIH et l’hépatite ?? Si il me font l,amour oral à moi est ce que je peux attraper le VIH ?? J’ai été prendre une prise de sang il ya trois semaines pour le VIH et l’hépatite et je suis séro- négative et je suis soulagé car j’avais peur de l’avoir.Mon oncle il avait l’hépatite c et j’ai pris une prise de sang parce que chez moi parce que par terre il avait une aiguille je crois que c’était son aiguille d’acuponcture et je me suis piqué en dessous de mon pied et heureusement j’ai pas contacté l’hépatite c .
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La fatigue et la dépression chez les personnes co-infectées par le VIH et l’hépatite C
J’ai lu avec intéret votre document.Mais je voudrais avoir des infos sur les cas de vih non associé à des infections opportunistes. Merci pour l’aide F. ODJO