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Hakima Himmiche | Maroc
Hakima Himmich : « l’épidémie du sida amorçe un virage dangereux »
12 juillet 2004 (L’Économiste)
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Les chiffres rendus publics par l’Onusida choquent une grande partie de la communauté médicale. Au Maroc, 2,3% des prostituées, 1% des détenus et une femme enceinte sur mille seraient séropositifs (cf.www.leconomiste.com). « Je suis choquée, effrayée, ces chiffres me frappent », déclare Hakima Himmich, présidente de l’Association de lutte contre le sida. Selon elle, avec un tel état des lieux, le Maroc flirt avec la catastrophe. « Il faut réagir vite et d’une manière efficace. Aujourd’hui, nous avons les moyens de prévention, mais nous avons aussi les médicaments ».
Les gens ne doivent plus craindre le dépistage, car le sida n’est plus « mortel, mais il est devenu une maladie chronique », explique Himmich. D’ailleurs, la campagne de sensibilisation lancée par le ministère de la Santé depuis un mois, la première du genre, vise à lever le voile de la honte et de la désinformation sur ce fléau. Pour Himmich, c’est surtout les 2,3% de taux de séropositivité chez les prostituées qui l’inquiètent le plus. « Nous avons travaillé avec cette catégorie à risque depuis des années. Nous connaissons leurs problèmes. Aujourd’hui, bien qu’elles soient assez conscientes de l’importance de la protection, elles n’arrivent pas à l’exiger de leurs clients ». « Nous n’avions accès aux médias qu’une fois par an, le 1er décembre lors de la journée mondiale du Sida, mais avec cette campagne, ce sont six mois de présence. C’est un excellent moyen pour arriver à sensibiliser les clients des prostitués, qui malheureusement, n’ont pas des caractéristiques fixes ».
Aujourd’hui, la première phase terminée, le bilan est là, et il est « satisfaisant ». La campagne a trouvé écho, surtout chez la population jeune. C’est ce qui ressort des chiffres de l’Association de lutte contre le sida, dont le numéro de téléphone Allô…Info Sida, a répondu aux appels.
Les spots qui passent à la télévision ont été le principal moyen de faire connaître le numéro. Le centre, qui recevait normalement une moyenne variant entre 180 et 220 appels par mois, a enregistré 1.515 appels pendant le mois de juin. Selon Pr Hakima Himmich, « si la capacité logistique était plus grande, nous en aurions reçu bien plus ». Dans le détail, c’est les hommes qui ont le plus téléphoné, avec 62% des appels, contre 38% pour les femmes. La tranche d’âge la plus dominante est celle des 15-25 ans (40,9%) des appels. Plus de la moitié des appels concernent des demandes de renseignements d’ordre général.
L’autre moitié a trait à des demandes d’orientation, de soutien moral des apports d’avis et même une aide à la décision. Il y a des « appels sans échanges ». Ces derniers montrent aussi le degré d’appréhension, de malaise et de gêne que ressentent les gens à communiquer sur le Sida. Un chiffre vient illustrer ce sentiment : 68,2% de ces appels sont muets. « Les gens font le pas de composer le numéro, mais n’osent pas parler. Ils ont peur de ce qu’ils vont savoir. Certains craignent aussi de se sentir obligés de faire un dépistage », explique un militant de l’ALCS.
Trois facteurs
Aujourd’hui, trois facteurs incitent les gens à recourir au dépistage. D’abord, la campagne de sensibilisation autour de l’importance du dépistage pendant six mois. Ensuite, le Cidag, qui est un centre de dépistage mobile. Les résultats sont ici obtenus sur-le-champ. Une expérience a déjà eu lieu à Essaouira. Enfin, le test rapide.
Beaucoup d’émotions
Dans la salle de prélèvement, un groupe de jeunes garçons, les traits tirés attendent. Ils ont eu des rapports non protégés, et au lieu de continuer à vivre dans l’angoisse du doute, ils sont venus « tirer cette affaire au clair ». Fort heureusement pour eux, ils sont séronégatifs. A l’annonce de la nouvelle, leurs visages rayonnent : « c’est une nouvelle chance que la vie nous offre, et celle-ci nous ne la raterons pas ».
Dans la salle d’attente, une femme d’un certain âge attend elle aussi. Elle est venue rendre visite au Pr Himmich pour lui annoncer que sa fille avait réussi son examen du baccalauréat. A l’Association, ils sont tous heureux de cette nouvelle. Cette femme, ils la connaissent. C’est une ancienne prostituée, et elle est séropositive.
Houda BENBOUYA
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Hakima Himmich : « l’épidémie du sida amorçe un virage dangereux »
Bonjour Docteur:Bravo de tous vos louables efforts ;votre mobilite ;et votre clairvoyance ;je vous encourage a faire mieux en essayant de surmonter les obstacles qui entravent votre noble action ;je vous suggere dr d orienter vos recherches sur une partie du royaume jugee a haut risque vu le nombre de militaire et de prostituees ignorants qui Y pillulent et la majorite ne prennent guere de precaution .merci dr si vous vous decide a rendre visite a Laayoune et a ESSEMARA
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Hakima Himmich : « l’épidémie du sida amorçe un virage dangereux »
BRAVO DOCTEUR POUR LES LOUABLES EFFORTS ILLIMITES QUE VOUS ETES ENTRAIN DE RENDRE AU PEUPLE MAROCAIN .SURTOUT AUX PAUVRES ET AUX IGNORANTS DONT LA PLUS PART NE COMPRENNENT PAS MEME CE QUE CA VEUT DIRE CE MOT SIDA .JE VOPUS SUGGERE DE RESERVER VOTRE ATTENTION A LA VILLE D ESSEMARA ET LAAYOUN .JE CROIS QUE LE VIRUS PREND DES DIMENSIONS ALARMANTES AVEC CETTE ARMADA DE PROSTITUEES QUI PILLULENT DANS CES REGIONS ET AVEC LE NOMBRE DE MILITAIRE QUI NE SE PROTEGENT PAS DU MAL .MERCI DOCTEUR ALLAH YEKETTAR MIN AMTALIK. AZIZ
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Hakima Himmich : « l’épidémie du sida amorçe un virage dangereux »
on attend toujours la caravane de dépistage a khouribga ,elle est programmée pour quand ?