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Burkina Faso | Médicaments génériques
Burkina Faso : enfin les antirétroviraux en générique !
25 avril 2003 (Le Pays (Ouagadougou))
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par Mamadou Ouattara (Le pays de Ouagadougou)
Le ministère de la Santé et les laboratoires CIPLA Ltd de l’Inde ont signé
ce mardi 22 avril 2003 à l’hôtel Silmandé à Ouagadougou une convention pour
la fourniture de médicaments anti-rétroviraux en générique au Burkina Faso.
Elle a été suivie d’un point de presse animé par le secrétaire permanent du
Conseil national de lutte contre le Sida (CNLS) avec à ses côtés le
Directeur général de la Centrale d’achat des médicaments essentiels
génériques (CAMEG).
Chemical industrial pharmaceutical laboratoires (CIPLA) est une firme
pharmaceutique indienne qui fabrique des anti-rétroviraux en générique.
Selon ses responsables, les laboratoires CIPLA sont présents dans 149 pays
et sont reconnus par l’OMS. Cette firme a signé avec le Burkina Faso, une
convention qui l’engage à fournir à notre pays des anti-rétroviraux en
générique. Pour Alain Yoda, ministre de la Santé, cette signature de
convention suscite "beaucoup d’espoir" pour le Burkina quand on sait qu’il
est l’un des pays de l’Afrique de l’ouest les plus touchés par la pandémie
du Sida. Il a situé cette convention dans le cadre de "la mise en oeuvre des
pertinentes recommandations issues de la dernière session du CNLS". A en
croire le ministre de la santé, cette signature de convention est "le
prélude du démarrage de notre politique de dynamisation des soins d’urgences
et de prise en charge médicale des personnes vivant avec le VIH dans les
hôpitaux publics prévus".
De l’avis du ministre Yoda, elle permettra sans nul doute une baisse
sensible du coût de traitement, toute chose qui permettra d’accroître le
nombre de malades qui auront accès au traitement. Selon Alain Yoda, "cette
convention avec CIPLA, la première du genre, a pour objet de définir les
conditions et les modalités de l’approvisionnement du Burkina en médicaments
anti-rétroviraux à moindre coût". Au cours du point de presse qui a suivi la
signature de convention, il est ressorti que c’est à la CAMEG qu’il revient
de passer des commandes avec CIPLA pour approvisionner le pays en
anti-retroviraux. Les journalistes ont profité de cette occasion d’échanges
pour chercher à voir en termes de chiffres l’impact d’une telle convention
pour le Burkina. Pour Joseph André Tiendrébéogo, il serait difficile de
donner des chiffres mais ce qui est certain, il y aura davantage de
personnes qui auront accès au traitement car les prix du traitement mensuel
qui tournent au tour de 80 000 F CFA actuellement chuteront à environ 40 000
F CFA.
Il a en outre ajouté que notre pays a soumis une requête au Fonds global de
lutte contre la tuberculose et le Sida pour demander une subvention de la
prise en charge d’un nombre de malades. Dans ce projet, le gouvernement
souhaite que les malades puissent se soigner à 18 000 F CFA par mois. Le DG
de la CAMEG a justifié le retard de la signature d’une telle convention par
le fait des obstacles liés aux dispositions de l’OMC. En effet, les
anti-rétroviraux sont des médicaments récents qui sont encore sous brevets
et il fallait s’assurer d’abord que cet obstacle-là pouvait être levé. Les
hommes des médias ont insisté aussi sur la disponibilité des médicaments une
fois dans notre pays. A cette préoccupation, M Tiendrébéogo a répondu que
les anti-rétroviraux ne sont pas comme les autres médicaments. Il a affirmé
qu’ils seront entreposés dans des endroits où il existe des agents qui ont
reçu une formation supplémentaire qui les rend aptes à prescrire et à suivre
les malades sous anti-rétroviraux. Mais il a déclaré que des négociations
sont en cours avec l’ordre des pharmaciens pour d’une part former les agents
des pharmacies et d’autre part pour que les pharmaciens s’engagent à
distribuer ces médicaments sans marges bénéficiaires. Si le secrétaire
permanent du CNLS apprécie positivement l’apport des associations dans la
prise en charge des malades, il estime que celles-ci doivent faire appel aux
spécialistes formés à la prescription et au suivi des personnes infectées en
attendant que leurs personnels soient formés à cet effet.
Forum de discussion: 2 Messages de forum
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> Burkina Faso : enfin les antirétroviraux en générique !
Les prix des ARV est en chute constante. CIPLA etant l’un des plus gros laboratoires en activité en Inde à su tirer son épingle du jeu, par le biais de cette "convention". Il existe beaucoup de laboratoire qui sont spécialisé dans la fabrique des génériques y compris des ARV chez qui CIPLA lui même s’approvisione. Ces Laboratoire vendent leur génériques avec emballage CIPLA à des prix allant jusqu’a 20% des quotations de CIPLA ; Le govt Burkinabé devrai essayer de s’ouvrir un peu et rechercher ces medicaments (de premiére nécessité) à de moindre cout surtout que das un pays comme l’Inde ce n’est pas ça qui manque. Esperons seulement le patient n’est pas entrain de devenir un pion dans ce jeu de "ristourne" !!!
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Burkina Faso : enfin les antirétroviraux en générique !
Mon message s’adresse à la CAMEG-Ouagadougou- je suis à Libreville (Gabon) pourrais-je acquerrir des antirétroviraux dans vos établissement ? Si oui, je vous saurai gré de bien vouloir me communiquer le prix d’une tritérapie pour un traitement mensuel en génériques et en non générériques (spécialités)