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Aide médicale d’État (AME)
La réforme de l’Aide Médicale d’Etat (AME) met tous les jours en danger la santé de milliers de personnes parmi les plus vulnérables
16 juin 2004 (Samu social)
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Paris, le 8 juin 2004 – Six mois après la réforme de l’Aide médicale d’Etat (AME), dispositif réservé aux résidents sans titre de séjour sur notre territoire et aux ressources extrêmement faibles, les équipes de Médecins du Monde, Médecins Sans Frontières, le Samu social de Paris et le Comede (Comité Médical pour les Exilés) rapportent au quotidien les effets pervers de ce nouveau système.
C’est, par exemple le cas de Balbine, une camerounaise de 32 ans, sans titre de séjour depuis son arrivée en France en 1995. Elle n’a pu réunir les preuves de sa présence en France depuis ces trois derniers mois, ayant des justificatifs pour les mois de mars et avril 2004, mais pas pour février. Pourtant, Balbine souffre d’une anémie très importante due à des hémorragies utérines qui peut mettre sa vie en danger si on ne peut ni faire de diagnostic, ni la traiter.
Pour Balbine comme pour des centaines d’autres personnes dans toute la France, la réforme de l’AME, en supprimant l’accès immédiat et en exigeant des malades de faire la preuve d’une présence ininterrompue de plus de trois mois sur le territoire, a des conséquences directes sur l’accès aux soins des plus démunis : les malades n’ont, de fait, pas accès au dispositif de médecine générale, sauf à acquitter d’eux-mêmes le coût des consultations ; ils sont renvoyés dans les hôpitaux, déjà surchargés, même pour des soins qui ne nécessitent pas de plateau technique hospitalier, ou sont admis en urgence pour des pathologies sévères qui n’ont pas été soignées à temps. Ils sont également confrontés à un durcissement des pratiques administratives pour la constitution de leur dossier. Pour certains, ces difficultés mènent tout simplement à l’abandon de toute démarche de soins.
Dès décembre 2002, de nombreuses associations médicales et sociales s’étaient déjà fortement mobilisées pour protester contre les premières modifications de l’AME. En décembre 2003, Médecins du Monde et Médecins Sans Frontières avaient lancé un appel conjoint pour alerter les ministres de la Santé et des Affaires sociales des dangers induits par la réforme de l’AME. Cette alerte a été signée par 160 associations dont le Samu social de Paris et le Comede. En tant qu’acteurs médicaux et sociaux impliqués au quotidien dans la prise en charge des populations les plus précaires en France, nous condamnions ces mesures qui risquaient de mettre en danger la santé de 150 000 personnes parmi les plus fragiles d’entre nous.
Aujourd’hui, la réforme de l’AME met tous les jours la santé de milliers de personnes en danger. Les progrès réalisés ces dix dernières années dans le cadre des dispositifs AME et CMU (Couverture Maladie Universelle) doivent être consolidés au lieu d’être ruinés. C’est pourquoi nous demandons de revenir au dispositif AME qui existait avant décembre 2003 et qui permettait aux plus vulnérables d’avoir un accès effectif et immédiat au système de droit commun.
Pour plus d’informations :
Samu social - Valérie Coton. Tél. : 01 41 74 82 61
Médecins du Monde - Laure Weisgerber et Annabelle Quénet. Tél. : 01 44 92 14 31 / 32
Médecins Sans Frontières - Caroline Livio et Laurence Hugues. Tél. : 01 40 21 27 94 / 28 43
Comede - Arnaud Veïsse et Didier Maille. Tél. : 01 45 21 38 24 / 38 40
Documents joints
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| Annexes du dossier de presse : Conséquences des réformes sur l’Aide médicale État (AME) (PDF, 361.2 ko) |
| Dossier de presse : Conséquences des réformes sur l’Aide médicale État (AME) (PDF, 173.3 ko) |
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La réforme de l’Aide Médicale d’Etat (AME) met tous les jours en danger la santé de milliers de personnes parmi les plus vulnérables
je suis camerounaise de 25 ans et je suis enceinte de 7 mois, le père, un français a fait la reconnaissance anticipée et a proposé de me faire profiter de sa carte vitale pour bénéficier des soins, malheureusement cette demande a été rejeté car je suis sur le territoire que depuis le 05 mars et ils demandé une présence de 3 mois sur le territoire français, le père n’a pas pu faire plus que ca car il ne possède pas de grands moyens et vit dans un foyer où il est pris en charge, cependant ma grossesse ne fait qu’évoluer et je n’ai toujours pas de soins, je voudrai savoir si je peux bénéficier des votres auprès de votre organisme s’il vous plaît. MERCI
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La réforme de l’Aide Médicale d’Etat (AME) met tous les jours en danger la santé de milliers de personnes parmi les plus vulnérables
MOI JE SUIS BENEFICIAIRE DE L’AME , JE SUIS EN FAMILLE MA FEMME ET 03 ENFANTS L ’AINE A 08 ANS ET ENDICAPE QUI AS ENTAME CES SOINS MAIS IL N’EST PAS ENCORE OPERE, ET JE SUIS TRES INQUIER POUR LUI ET POUR PETITE FAMIILE AU CAS OU L’AME SERA SUPRIMEE.
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L’Aide médicale d’État ne sera pas supprimée !
L’AME ne sera pas supprimée, mais nous devons nous battre pour une vraie protection sociale de qualité pour tout le monde qui vit en France !
Avec le soutien d’une association de défense des droits des malades ou des handicapés, avec le soutien des soignants il doit être possible de trouver une solution.
En pratique, ce sont les pratiques administratives qui sont de plus en plus restrictives, pour essayer de vous décourager dans vos démarches pour faire valoir vos droits.
Ne lachez pas prise, et ne restez pas tout seul.
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> L’Aide médicale d’État ne sera pas supprimée !
est ce que nous les beneficiaires de l’AME nous contuniorons a nous soigner et soigner nos enfants sans ancuns problemes apres l’doption des reformes par l’assemlee nationale.
Nous devons nous battre pour conservi et ameliorer nos droits sociaux.
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Comment se soigner sans problème
Se soigner sans problème, c’est de plus en plus difficile pour toutes les catégories de la population. Des choix politiques ont été faits pour casser le droit de tous de se soigner, pour casser les hôpitaux publics et pour pousser les riches vers les cliniques privées.
Les réformes de l’AME ont déjà été votées, elles sont donc en application dans les caisses de sécurité sociale, et objectivement elles rendent beaucoup plus difficile l’accès aux soins pour les gens qui en ont le plus besoin.
Néanmoins, le droit d’accès aux soins est toujours là, ces mesures sont là pour essayer de nous décourager, et c’est pour cela qu’au Comité des familles pour survivre au sida nous tentons de nous organiser avec un réseau de solidarité. C’est très difficile, les familles ont une ou plusieurs personnes qui sont malades du sida, et dans les conditions de vie de l’immigration. Mais si on reste immobile, si on ne fait rien, on n’obtiendra rien.
Il faut se renseigner, obtenir des copies des textes et des circulaires, essayer de trouver des interlocuteurs dans les caisses et dans les hôpitaux (il y en a, souvent des syndicalistes ou des gens qui militent) qui peuvent soutenir vos démarches. Il y a aussi les collectifs de sans papiers, les associations de malades, bref malgré la casse sociale il reste encore des gens qui croient et qui pratiquent la solidarité !
Tenez-nous au courant des suites de vos démarches.
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Comment se soigner sans problème
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> L’Aide médicale d’État ne sera pas supprimée !
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L’Aide médicale d’État ne sera pas supprimée !