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L’Algérie importe 600 millions de dollars de médicaments chaque année : la gestion nécessite un traitement approprié
21 avril 2004 (El Moudjahid)
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Un programme de développement de la PCH pour une distribution optimale du produit médical
L’Algérie importe annuellement l’équivalent de 600 millions de dollars de médicaments selon le DG de la Pharmacie Centrale des Hôpitaux qui réfute toute rupture de stock ou non disponibilité des produits pharmaceutiques. Il est donc certain que la pénurie que connaissent nos structures de santé publique est bien due à une mauvaise gestion.
D’autres chiffres non moins révélateurs font état d’un accroissement sensible dans le budget alloué à l’acquisition des médicaments, dont le montant se chiffre actuellement à plus de 18 milliards de dinars (20% du budget annuel du secteur public de la santé), sans pour autant induire une quelconque amélioration dans nos établissements de santé publique.
La fin du dilemme des patients qui se retrouvent, pour la plupart, départagés entre la souffrance de la maladie et le souci de se procurer soi-même les médicament et produits d’urgence, n’est donc pas de l’histoire ancienne.
“Seule la réorganisation globale, et en profondeur, de la pharmacie hospitalière est à même d’assurer un service performant au lit du malade » dira le professeur Redjimi, ministre de la santé, de la population et de la réforme hospitalière, soulignant qu’il arrive souvent qu’un produit soit disponible à la PCH ou même dans la pharmacie hospitalière et qu’il fasse l’objet d’une ordonnance remise à la famille du malade hospitalisé. Ces cas sont trop nombreux, précise-t-il, ajoutant que plusieurs services enregistrent une consommation des dotations largement supérieure au volume d’activité déclaré.
Le plan de développement de la PCH, considéré comme l’un des fondements majeurs de la réforme hospitalière, et annoncé, hier par M. Mourad Redjimi, lors d’une journée d’étude sur la pharmacie hospitalière, s’inscrit, dit-il, en droite ligne dans les objectifs de réorganisation de la réforme hospitalière que le ministère est en train de finaliser. M. Redjimi, qui a ouvert les travaux de cette journée en présence de M. Tayeb Louh, ministre du travail et de la sécurité sociale, M. El Hachemi Djaâboub, ministre de l’industrie et M. Djamel Ould Abbès, ministre de l’emploi et de la solidarité nationale, a affirmé que ce programme de modernisation de la PCH (qui existe depuis 1995) a pour objectifs la satisfaction optimum de la demande “de manière à casser la logique des pénuries cycliques†?, l’assainissement des règles de gestion des stocks hospitaliers, le recours au conditionnement hospitalier pour réaliser des économies allant jusqu’à 30% des facturations actuelles, ainsi que le développement du segment industriel pour la fabrication des produits hospitaliers et des médicaments notamment les produits génériques.
Le premier responsable de la santé a en outre rappelé qu’une batterie de mesures sont d’ores et déjà lancées. Il évoquera dans ce cadre la mise en Å“uvre effective d’un plan intégré d’informatisation du processus d’approvisionnement des hôpitaux par la PCH. Baptisé EPIPHARM, ce logiciel assure une traçabilité de la gestion des stocks et de la commande des pharmacies. La deuxième mesure consiste en l’engagement de la PCH dans un programme de partenariat actif avec des laboratoires américains et saoudiens et ce « dans le but de développer la fabrication de produits spécifiquement hospitaliers ou insuffisamment couverts par la production nationale » dira le professeur Redjimi. L’achèvement de deux unités mixtes de fabrication de produits pharmaceutiques est d’ailleurs programmé dans exactement 18 mois.
A retenir
- Le médicament est le 3e bien de consommation.
- Les médicaments gastro sont les plus demandés en Algérie avec un pourcentage de 22%, suivie par l’ATB et le cardio.
- Les dettes de la PCH ont baissé, ces dernières années, de 13 milliards à 5 milliards.
- La PCH a enregistré plus de 350 millions de dinars de pertes de change en raison du non recouvrement des factures à temps.
- La PCH distribue 418 médicaments, 400 produits d’instrumentation, 36 produits réactifs, 20 produits chimiques, et 8 produits dentaires.
- Elle répond à une demande de 230 clients de structures publiques et 256 autres entre collectivités locales et cliniques privées)
A. F.
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L’Algérie importe 600 millions de dollars de médicaments chaque année : la gestion nécessite un traitement approprié
Je souffre depuis plus de 24 ans d’une migraine tellement forte que des fois je me dis que ma tête va éclater, il se trouve qu’aujourd’hui, deux médicaments, qui paraissent très éfficaces pour les fortes migraines, sont commercialisé en france sous les appélations ZOMIG & ZOLMITRIPTAN. Sont-ils commercialisés en algeirie et sont-ils remboursés par le cnasat. Salutations