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2004 : l’année de la grande régression sociale
RMI : des chômeurs sans droit, RMA : des travailleurs sans travail
14 février 2004 (survivreausida.net)
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Après les rmistes, qui représentent en leur temps, une nouvelle catégorie de chômeurs, voici les rmastes, nouvelle catégorie de travailleurs sans travail du nom de RMA.
Le RMA, étrenne la nouvelle loi constitutionnelle sur la décentralisation. Il a été voté en 2e lecture le 11 décembre 2003. Il place les bénéficiaires du RMI sous la tutelle de la collectivité locale (Conseil généraux, mairies), tout rmiste sera désormais tenu d’accepter un emploi de 20 heures minimum avec un CDD de 6 mois renouvelables au maximum 2 fois.
L’employeur, public ou privé, touchera du département l’équivalent du RMI (moins le forfait logement). Il reversera cette somme au rmiste, argumentée de 130 euros pour atteindre le Smic, soit 545 €.
Mais le rmaste ne cotisera que sur la part de 130 euros. Pour avoir droit à la retraite il lui faudra travailler 160 années.
L’Assedic empochera ses cotisations mais ne lui reversera rien quand il sera au chômage.
Le rmaste ne pourra pas percevoir d’indemnité-maladie, ni cell d’accident maladie. Et surtout le rmaste n’aura pas le droit de faire grève.
Selon A.C. (agir contre le chômage), le RMA est un moyen pour le patronat de faire le tri chez les érémistes chômeurs, entre les éventuels employables, récupérables. Pour Philye VILLECHALANE, Président de l’APEIS (Association des chômeurs) « les laissés pour compte de l’ANPE on leur fera ramasser des feuilles ou soulever des plaques d’égouts, et le système va aggraver la cassure entre les plus précaires et les autres ». La délocalisation a lieu sur place. H
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Forum de discussion: 4 Messages de forum
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RMI : des chômeurs sans droit, RMA : des travailleurs sans travail
Le gros mensonge des escrocs
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RMI : des chômeurs sans droit, RMA : des travailleurs sans travail
Tout cela est très juste. Voir aussi cet article : http://multitudes.samizdat.net/arti....
Mais comment lutter efficacement et concrètement ? Les paroles et les discours contestataires ne suffisent plus... Et pour ceux qui crèvent la faim, comment faire autrement que d’accepter l’inacceptable ?
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RMI : des chômeurs sans droit, RMA : des travailleurs sans travail
J’ai souvent entendu dire que ceux qui sont au chômae l’ont bien voulu ou l’ont mérité ! Ces phrases sont souvent prononcé par les gens qui ont un emploi et qui ne sont pas dans le cas des chômeurs et des RMIstes.
Dans cette société à plusieurs vitesse, très individualiste et maintenant à l’heure de la mondialisation par l’économie, les gens qui disent amène à tout pour ne pas perdre leur emploi jouent le jeu du patronat qui place l’homme dans son élément naturel, à savoir, sauver sa peau avant tout, comme un animal traqué qui cherche refuge pour ne pas être pris dans le filet du chasseur qui n’a d’autre idée en tête que de l’achever pour en faire son propre usage.
Partant de là l’homme est capable de tout, éliminer pour mieux survivre. Peu importe la manière dont il élimine, le principal c’est d’y arriver.
Le RMIste le RMA, c’est du pareil au même pour le patronat et pour notre système politique.
En se donnant bonne conscience de venir en aide des plus démunis, les politiques gardent leur électorat en soulageant la conscience collective d’avoir fait quelque chose, et permet par la même occasion au patronat de se décharger de ses responsabilité face au profit du capital. Tant que l’Etat ne règule pas les relations à l’emploi et que pour contenter ses industriels sur lesquels reposent le principal de son électorat et les intérêts financiers de la France les chômeurs s’appelleront comme il le décide. Peu importe l’appelation, car dans le jeu politique tous les coups sont permis.
Quant à l’ANPE, elle reste l’organe de l’Etat, avec l’inefficacité qu’on lui reconnaît et les postes resteront occupés par les meilleurs élèves de l’école primaire qui ont compris qu’en exécutant la politique de l’autruche et les ordres sans beaucoup d’initiative, ils seront appréciés de leur maître et recevront des félicitations pour exister au nom d’un organisme soupape qui empêchent les chômeurs d’exploser contre la politique d el’emploi décidé en haut lieu avec la bénédiction du patronat qui ne remerciera jamais assez ses seigneurs en politique pour ne pas trop le perturber dans leur manière de distribuer les cartes !
Nous vivons dans une société où la démocratie n’est plus qu’un nom, où la cooruption n’a plus de limite et où il n’y a plus rien à espérer de nos patrons qui ont perdu tout sens de paternalisme au profit de l’économie et de leur intérêt propre.
En regardant autour de nous, on voit les gens qui planent en surface des choses dès l’instant où les patrons leur accorde un portable une voiture, et les banques, une maison et l’évolution sociale les 35 heures pour que les gens donnent le meilleur d’eux même dans l’espoir d’arriver à une position sociale distinguée et de peur d’être licenciés au moindre faux pas ou à la moindre déclaration et de revendication de leur droit. C’est comme si le droit de travailler était déjà un cadeau !
En résumé, dès l’instant où le patronat et les politiques ont réussi à tuer mains dans la mains le peu d’humainté grâce et au nom de l’évolution sociale, que peut-on attendre de l’ANPE ou d’autres organes étatiques qui luttent à leur tour pour exister et justifier la place qu’on leur a accordé ?
La vraie question que chacun de nous doit se poser, que ce soit au sein de la petite société comme la grande est : quel est le prix de l’évolution de l’homme individuel ou social ?
Dans les familles c’es plus de divorce et de cassure et dans la société c’est la perte de l’être humain dans le vrai sens du terme.
Si les gens étaient un peu plus courageux et moins égoïstes, notre société ne serait pas ce qu’elle est actuellement.
Toutes les publicités concernant tous les produits de la vie courante encouragent l’individu de penser à son bien-être comme s’il était seul dans la vie et dans l’univers.
A partir de là, la notion de masse disparaît facilement au profit de l’individu maître de sa propre destinée et rien d’autres.
Heureusement, qu’il existe encore des gens comme vous pour remarquer cette cassure, mais la majorité des gens l’ignore volontairement pour échapper à toute sorte de responsabilité collective, car la société n’est qu’une représentation virtuelle d’une nation qui se donne faussement un sentiment d’appartenance identitaire dont elle n’a que faire.
L’individu d’aujourd’hui est français, anglais, américain, ou d’autres nations partout dans le monde avec la globalisation. Sa culture, ses idées et ses appartenances l’importent peu, dès le moment où il a sa place dans un coin de ce vaste univers. La France ne lui convient pas il la quitte. La France et sa culture le dérange il s’expatrie ailleurs où on l’apprécie pour son intégration économique.
Et selon la formule capitaliste consacrée, le monde est grand, il a sa place forcément ailleurs. Il suffit d’apprendre à s’enservir d’autres cultures, sans se poser de question, c’est la loterie gagnante.
Les laissés pour compte de l’ANPE n’ont qu’à se débrouiller à ressembler aux aqutres et le tour est joué, c’est la devise même de l’ANPE qui ne travaille que sur cette base de désolidarité nationale, où chaque conseiller soulage sa conscience en recevant les chômeurs et en l’inscrivant comme un simple numéro dans ses fichiers et le reste, si Dieu le veut !
Le système est déjà bien pollué et aggravé la cassure entre les différentes couches de la société. Ce sont les couches elles-même qui ont constitué et maintiennent le système. Quoi demander de plus à ce système mis en place par la volonté des hommes et des femmes qui tiennent à leur image de marque, mais qui en réalité n’ont que faire des sans abris, des chômeurs, quelque soit le nom que l’Etat et ses serviteurs lui donnent ?
Que comptez-vous faire contre cela ? Que pouvez-vous pour sortir les plus démunis des griffes des employés de l’Etat ou des politiques qui en se couchant la nuit doivent reprendre le même discours le lendemain ?
Croyez-vous encore que les gens sont capables de se battre pour les valeurs humaines ? Croyez-vous encore que les gens soient capables de raisonner en terme humain ?
Bien que les économistes aient évolué dans leur mentalité par la force des choses, en acceptant que l’économie ne peut être efficace qu’en tenant compte des cultures, elle est entrain d’imposer la loi du marché en tuant plus de culture et de pays qui disparaissent de la carte des continents.
Le colonialisme par le marché imposé par le maître du monde, son excellence les Etats-unis tâche de s’imposer partout, alors que reste-t-il du droit de grève, ou bien le droit à la maladie ?
Non on ne rêve pas, c’est bien réel, les Etats-Unis commandent même la France et ses lois, alors qu’peut-on espérer de l’ANPE ?
es boites d’intérim marchent mieux que l’ANPE, car les premiers proposent une force de travail et l’ANPE remplie une mission en proposant sans trop de conviction des pommés et des laissés pour compte. Qu’est ce qui est plus valorisant pour les employeurs ? Les professionnels de l’emplois ou les incapables qui aident l’Etat à remplir son rôle de l’Etat providence qui ne veut plus rien dire ?
En tout cas ça fait du bien de parler, même s’il n’y a plus d’espoir pour les petits comme moi qui se battent jour et nuit de convaincre le patronat qu’il est encore possible de croire à leur bonne volonté.
Merci de me lire et me faire une réponse.
Je souhaiterai également vous poster mon CV,
Cordialement
Sohaila Boidin
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RMI : des chômeurs sans droit, RMA : des travailleurs sans travail
Avec le RMA nous allons vers la décharge du gouvernement ,d’ une partie de la tutelle de l’ insertion.
Le patronal ne peut que se réjouir. La main d’ oeuvre à bon marché est un moyen de mettre les gens dans une plus grande précarité.
De plus sans contrat de réinsertion , ni d’ indemnité sociale c’ est de remettre les personnes sans vraiment la possibilité d’ être reconnu comme travailleur à par entière.
