Accueil du site > À écouter, à voir > AFRICA > AFRIKA n° 15 (février 2004) >
2004 : l’année de la grande régression sociale
Francis Lefèvre : « Un mauvais coup de plus du gouvernement »
14 février 2004 (survivreausida.net)
2 photos | Réagir à cet article | Recommander cet article | Votez pour cet article
« C’est encore un mauvais coup, un mauvais coup de plus. » Pour Francis Lefèvre, président du comité local de l’APEIS pour La Courneuve, la décision du gouvernement de restreindre le bénéfice de l’ASS constitue une atteinte aux acquis des chômeurs et un grignotage supplémentaire de leurs droits sociaux.
« Un coup pareil, on ne doit pas le laisser passer » se révolte Francis, qui ajoute : « cette mesure est injuste et illégale, et nous avons bien l’intention de réagir ! »
Née en 1997 dans le Val de Marne, à la suite du licenciement d’ouvriers de SKF, l’APEIS est, tient à préciser Francis Lefèvre, « une organisation de chômeurs, pour les chômeurs. »
L’association regroupe 28 000 adhérents et compte 21 comités locaux, dont celui de La Courneuve.
Depuis sa création, l’APEIS a été de toutes les luttes menées par les chômeurs : « En premier lieu, précise Francis, la lutte pour la dignité. Souvent, les chômeurs sont culpabilisés, poursuit-il. Ils éprouvent un sentiment de honte, comme s’ils étaient responsables de leur situation. »
En 1998, l’association a relevé des irrégularités dans la répartition du fonds social des Assedic. Seuls 35 % des fonds étaient reversés aux Chômeurs en Seine Saint Denis alors que dans Paris 75 % des fonds étaient redistribués. Le fonds d’urgence social a été débloqué aux bénéfices de 350 chômeurs du département. H
Fodil OURABAH
Photos

Commentaires via Disqus

