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Mémoire de la colonisation
Mémoire. L’immigration algérienne entre les deux guerres
14 janvier 2004 (AFRICA)
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Le mouvement d’immigration en France était à l’origine un phénomène essentiellement européen. Jusqu’aux années trente, italiens, belges et polonais représentaient la majeure partie des effectifs de main d’œuvre étrangère. Venaient ensuite les Espagnols, les Portugais et les ressortissants de pays d’Europe centrale. Dans cet ensemble, les Algériens étaient minoritaires.
En 1931, on dénombrait 3 millions d’étrangers en France, parmi lesquels 8 140 000 salariés. À peu près à la même période, on recensait 70 000 algériens.
Comparativement à l’immigration d’origine européenne, l’immigration algérienne a été tardive. L’une des raisons en était que, jusqu’à la guerre de 14-18, les Algériens n’avaient pas le droit de circuler librement. Ces restrictions à la liberté de circulation, déjà en vigueur sur le territoire algérien, étaient d’autant plus rigoureuses lorsqu’il s’agissait pour les « indigènes » de venir en France à la recherche de travail. Tout déplacement était soumis à la délivrance par les autorités coloniales d’un « permis de voyage », une sorte d’Ausweiss avant la lettre, et pas toujours facile à obtenir.
Cette contrainte particulière a retardé le mouvement migratoire algérien. Mais sitôt que le besoin de main d’œuvre se fait sentir, l’administration lâche les vannes. Ainsi, en 1911, 5 000 algériens avaient bénéficié d’une autorisation spéciale pour venir travailler dans les mines du Nord.
Des ouvriers réquisitionnés
L’obligation au permis de voyage a été supprimée par décret le 15 juillet 1914, un mois avant le déclenchement de la guerre. La perspective du conflit, et son corollaire qui était la mobilisation générale laissaient déjà entrevoir en perspective que la main d’œuvre allait bientôt manquer. Il fallait donc y pallier de toute urgence au risque d’un effondrement économique. D’où l’assouplissement des procédures en vue de faciliter l’installation des Algériens sur le territoire français.
Mieux encore, les autorités françaises n’ont pas craint de prendre un décret en 1917 pour réquisitionner 17 500 algériens comme ouvriers. Mais ce texte n’a jamais été appliqué, les recrutements volontaires ayant suffi pour répondre aux besoins en main d’œuvre de l’économie de la France.
Le bilan, au point de vue des pertes humaines, des quatre années d’hostilités a été lourd : 1 400 000 morts et 1 500 000 blessés. S’ajoutent d’importantes destructions matérielles : 800 000 maisons détruites et 4 800 kilomètres de voies ferrées, 56 000 kilomètres de routes et 1 000 kilomètres de canaux rendus inutilisables. L’économie française manquait de bras. Force a été donc de recourir massivement à la main d’œuvre étrangère, au point que dans les années qui ont suivi la fin du conflit, la France s’est classée deuxième pays d’immigration, aussitôt après les États-Unis d’Amérique.
Discriminations
Pourtant, rien n’a été fait, ou si peu, pour favoriser accroître l’immigration algérienne. La main d’œuvre européenne était privilégiée, tandis que l’administration multipliait (déjà !) les obstacles pour dissuader les ouvriers « indigènes » de s’installer en France.
Les Algériens faisaient l’objet de discrimination, le plus souvent, ils ne pouvaient accéder qu’aux emplois les plus pénibles et les moins valorisés. Isolés de la population française, ils souffraient du racisme. Les employeurs leur imposaient une discipline spécifique. Dans de telles conditions d’existence, très rares étaient ceux qui s’installaient durablement. Une étude réalisée en 1930 établissait que la moitié des Algériens ne restaient en France que pendant 10 mois, d’autres demeuraient un an et demi, tandis que seuls 25 % se fixaient définitivement ou ne retournaient en Algérie que plusieurs années plus tard.
Ambivalences
L’attitude de l’administration française face à l’immigration algérienne était ambivalente. D’un côté, il y avait les besoins de main d’œuvre engendrés par les pertes humaines et les destructions matérielles de la Première guerre mondiale. De ce point de vue, les nécessités commandaient de favoriser la venue en France d’ouvriers algériens.
Mais d’un autre côté il y avait des considérations politiques inhérentes au fait colonial. En Algérie, les « indigènes » étaient considérés comme des « sujets » français, à l’inverse des autres catégories de la population (les Européens et les juifs), ils ne bénéficiaient pas du statut de « citoyens ». De ce fait, ils étaient soumis à des règles spécifiques dont l’application en France était problématique.
L’administration redoutait que la surveillance à laquelle étaient habituellement soumis les Algériens ne se relâche sur le territoire de la France et que, de ce fait, ces derniers ne prennent goût à une liberté porteuse de subversion.
Un pas en avant, un pas en arrière
Face à cette contradiction, l’administration a adopté la politique consistant à faire un pas en avant, un pas en arrière. En 1914 un décret est venu abroger l’obligation pour les Algériens de se munir d’un permis de circulation pour effectuer le moindre déplacement. En 1924, le ministre de l’Intérieur a entrepris de réduire le mouvement migratoire. Avant l’embarquement, les Algériens étaient dans l’obligation de produire un certificat d’engagement, un certificat médical et une carte d’identité. Dans le contexte colonial, chacun de ces documents était aussi difficile à obtenir qu’un visa de nos jours. Par ailleurs, le recrutement des « indigènes » était soumis à une procédure faite exprès pour décourager les employeurs. En outre, les Algériens n’avaient pas le droit de faire en venir en France leurs familles, sauf à des conditions particulièrement draconiennes.
Au mois de juin 1926, cette réglementation a été abrogée par la Conseil d’État qui l’a déclarée contraire à la liberté individuelle des « indigènes ».
Deux mois plus tard, le 4 août 1926 un décret (qui fut modifié le 4 avril 1928) est venu remplacer la circulaire. Le retoilettage était de pure forme. Les conditions pour les immigrés algériens étaient encore plus draconiennes. Outre les obligations précédentes, le postulant à l’immigration est tenu avant de venir en France de déposer en caution une somme d’argent qu’il ne récupérera qu’au retour.
Malgré ces contraintes, l’immigration algérienne s’est maintenue. Elle a perduré et s’est renforcée, avant de se développer massivement et durablement au lendemain de la deuxième guerre mondiale.H
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Mémoire. L’immigration algérienne entre les deux guerres
bonjour svp je suis etudiant algerien je demande d’aide de tous ce qui lis ce message personelement je veut continuier mes eude en france
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Mémoire. L’immigration algérienne entre les deux guerres
peux tu me dire quelles etaient les conditions de travail des algeriens dans la ville d’auboué avant la grande guerre qui se situe dans la region lorraine .je demeande ça car on parle uniquement des travailleurs algeriens dans le nord pad de calais et a marseille.merci de me donner 1 reponse
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Mémoire. L’immigration algérienne entre les deux guerres
il y a le l’acord de ivient entre le deux payes et il y a une parte sur imigration ou la serculatin des gents pourqoi na pas applique


