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Violence à l’hôpital
Huit membres du personnel agressés à Saint-Luc/Saint-Joseph
23 décembre 2003 (Le progrès (Lyon))
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Huit membres du personnel de l’hôpital Saint-Luc/Saint-Joseph ont été blessés par les trois fils d’une femme qui s’était présentée aux urgences. Une violence « gratuite et aveugle » qui a frappé sans prévenir. L’établissement est sous le choc et s’interroge.
La scène a éclaté samedi après-midi, sans prévenir. Au départ, une dame s’est présentée au service des urgences du centre hospitalier Saint-Luc/Saint-Joseph, dans le 7e arrondissement de Lyon, sur les conseils de son médecin. Une consultation normale, classique, pour des problèmes d’hypertension. Selon le personnel, la dame, accompagnée d’une belle-fille, a mal pris une remarque du médecin urgentiste qui lui demandait de rester calme et allongée sur le brancard. Un dialogue entre médecin et patient comme on en entend mille par jour dans le contexte animé des urgences.
Elle a élevé la voix, « s’est mise à hurler » selon des témoins. Et tout a basculé en quelques secondes. Trois de ses fils présents dans la salle d’attente ont fait irruption dans le box de consultation. Avec une grande violence. Ils ont frappé le personnel hospitalier qui a vainement tenté de les dissuader. Des cris, des coups multiples, certains avec « une matraque télescopique » aperçue par les témoins mais qui n’a pas été retrouvée.
En tout, huit membres du personnel ont été blessés : deux médecins, dont un a dû subir des points de suture, des infirmières, aides-soignantes, brancardiers. « Six ont été durement touchés » avec à la clé des arrêts de travail, de huit jours pour certains, selon le commissariat du 7earrondissement appelé sur les lieux. Les policiers ont pu interpeller les trois fauteurs de trouble, âgés de 18 à 25 ans. A l’issue d’une garde à vue, ils ont fait l’objet d’une convocation au tribunal correctionnel pour « violences » « aggravées » par deux circonstances : en réunion et sur agents chargés d’une mission de service public.
« Le reflet de la société »
Depuis, tout l’établissement est sous le choc. Une cellule de soutien psychologique a été mise en place. « C’est une violence très dure à accepter, qui porte atteinte au professionnalisme et au dévouement de tout le personnel » déplore Dominique Montégu, directrice du centre hospitalier. Les urgences sont souvent confrontées à des situations tendues, où les relations humaines sont exacerbées. Là, la violence a explosé de manière immédiate et gratuite. « Lorsqu’on voit les personnes un peu énervées, on essaye de les canaliser, parfois des gens excités s’en prennent au matériel, dans ce cas ils étaient assis calmement, ils se sont levés d’un coup et ont directement attaqué les personnes » constate la directrice.
La scène de samedi a provoqué une onde de choc. Un vigile a été posté aux urgences, à la fois pour rassurer et prévenir toute récidive. Mais l’hôpital s’interroge en profondeur, blessé dans sa vocation. « Je n’ai jamais connu un événement de cette gravité, c’est une intrusion de la violence dans l’enceinte de l’hôpital, le personnel travaille déjà dans le stress lié à sa fonction, si on plus on doit subir de telles pressions des patients il devient difficile de trouver des solutions, on ne peut pas mettre un policier derrière chaque médecin » estime Roland Zanazzo, délégué du personnel au comité d’entreprise. Que faire ? « La mission de l’hôpital, en particulier des urgences, c’est d’accueillir tout le monde, la nuit c’est une mission sociale importante, au delà d’une grande colère ressentie on doit rechercher des solutions en accord avec notre rôle » dit Mme Montégu, qui observe : « le climat de l’hôpital a changé, c’est le reflet de la société. »
R.S.
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Huit membres du personnel agressés à Saint-Luc/Saint-Joseph
j’ai exercé au sein de cet établissement environs 3 ans en qualité d’infirmier dans tous les services et bien entendu au urgences où le climat me semble t’il n’a pas changer et où les demandent des patients reste toujours aussi exacerbé avec aucun respect pour le personnel soignant qui met toute la bonne volonté afin de prodiguer des soins de qualité. il est donc dommage que les individus ne se rende pas compte de l’éffort consentit afin de leur donner un nouvel établissement de santé de proximité avec les meilleurs atouts en matière de technologie et de compétence proféssionnel. il donc donc tant que dans cette société dite en perpétuelle mutation acquiert un minimum de civisme afin que le face à face se déroule dans un climat de sérénité. Si la société continue dans cette optique,on arrivera à un climat de ségrégation communautaire et les vraies valeurs de la medecine perdra alors sa véritable dimension d’universalité dans les soins. IL temps de comprendre que la vie est un jeux dans laquelle nous jouons un rôle et qu’il important que la sagesse l’emporte sur la violence. En conclusion il tant que la société s’accepte dans ce doux miroir de la vie, la violence n’a jamais été une solution surtout à l’égard de ceux qui donne la moitié d’eux afin de prodiguer des soins pour sauver des vies. éviter donc commun des mortelles de détruire ce qui ce construit pour votre bien à tous.......
pascal ancien IDE de l’ancien établissement
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Huit membres du personnel agressés à Saint-Luc/Saint-Joseph
J’aime bien la ptite phrase de Mme Montegu : "c’est le reflet de la société". En d’autres mots elle dit juste "qu’est qu’on peut y faire ?"
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Qu’est-ce qu’on peut y faire ?
Qu’est-ce qu’on peut y faire ? On peut se battre pour la dignité et le respect des gens malades, quel que soit leur statut ou leur place dans la société.
La première violence aux urgences, c’est la violence social à l’égard des malades qui ont rien.
Sous pression, concernés par leur fiches de paye, le personnel soignant est constitué de classes moyennes devenues de plus en plus réactionnaire et prêtes à tout pour défendre ses intérêts et ses privilèges, même en sapant les fondements du service public hospitalier. L’hôpital doit soigner tout le monde.
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Qu’est-ce qu’on peut y faire ?