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Accès aux médicaments
Baisser les prix des médicaments
1er décembre 2003 (New York Times)
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Voir en ligne : Holding Down Drug Prices
Maintenant que le Congrès a passé une loi coûteuse sur les remboursements pour les médicaments prescrits pour les Américains âgés — une loi que nous avons approuvée pour combler un vide éclatant dans Medicare — il est impératif de trouver des moyens forts pour contenir les coûts des médicaments. On projette que ces remboursements de médicaments coûteront 400 milliards de $ pour les 10 premières années et peut-être 1,5 trillion de $ ou plus pour la décennie suivante. Sans mesures sur les coûts, ce sont les générations futures qui vont supporter ce fardeau immense.
Sur l’insistance des républicains, la prestation de remboursement de médicaments a été conçu pour éviter à tout prix que le gouvernement fédéral utilise sa puissance d’achat en gros pour exiger des prix bas. Cela place les médicaments à part du reste du programme Medicare, qui a l’habitude d’imposer des prix bas pour le remboursement des hôpitaux et des médecins pour les services qu’ils fournissent. Le programme médicament dépendra à la place, de gestionnaires privés de prestations pharmaceutiques pour négocier de bons prix. Ces sociétés auront plus de moyen de négociation qu’une personne âgée individuelle, mais de loin moins que le gouvernement fédéral. Malheureusement, leur loyauté est suspecte. Quelques grandes sociétés de prestations pharmaceutiques ont été accusées de recevoir des remises des fabricants pour promouvoir leurs médicaments les plus chers au détriment d’alternatives meilleur marché.
Nous pouvons penser à deux approches supplémentaires pour réduire les coûts, qui devraient avoir un large écho. La première est de changer les modèles globaux de fixation des prix de l’industrie du médicament. Les producteurs de médicaments demandent actuellement le prix que le marché soutiendra dans ce pays et vendra à des prix inférieurs, dictés par les gouvernements, dans d’autres pays industrialisées, forçant effectivement les consommateurs américains à payer pour la recherche qui bénéficie au reste du monde riche. L’administration Bush doit donner instruction aux représentants des Etats-Unis responsables du commerce à encourager un système de prix plus juste, ou bien le Congrès devrait reprendre encore le concept de permettre la réimportation des médicaments à prix bas, pas simplement du Canada, mais aussi bien d’Europe de l’Ouest.
Une autre approche attrayante serait que le gouvernement fédéral finance des recherches comparant l’efficacité des médicaments de marque concurrents, de ce fait fournissant des données disant quels médicaments fonctionnent mieux et ont vraisemblablement plus de valeur. La loi qui vient de passer octroie de modestes 50 millions de $ pour mettre des essais en route, mais l’effort doit être plus ambitieux. Idéalement, la FDA devrait également être autorisée à exiger que les nouveaux médicaments candidats soient comparés directement aux médicaments existants et pas simplement contre un placebo. Si les forces du marché doivent être le mécanisme principal pour contenir les prix, le marché a besoin de beaucoup plus d’information qu’il n’en obtient maintenant.
Au delà de cela, il sera important d’accélérer plusieurs tendances actuelles. Les gouvernements des Etats devraient employer leur pouvoir d’achat pour obtenir de bonnes affaires pour leurs employés et les patients de Medicaid. Tous les acheteurs de médicaments devraient employer des guides de médicaments ou des prix différenciés pour encourager l’utilisation des médicaments meilleur marché. Le gouvernement fédéral devrait encourager une plus grande utilisation des médicaments génériques peu coûteux et, quand cela est sûr, de changer plus de médicaments de marque du statut de prescription au statut ’’over-the-counter’’, réduisant presque sûrement leur coût.
Mais même après que toutes les mesures possibles de contention des prix soient imposées, le Congrès aura toujours l’obligation d’assurer un financement adéquat des remboursements des médicaments. Chaque membre du Congrès qui a voté pour ces réductions irréfléchies d’impôts de l’administration Bush, devrait répugner à les prolonger quand elles expireront, libérant une manne d’argent pour payer les médicaments. Nous sommes d’avis que la plupart des Américains, s’ils étaient forcés de choisir, préféreraient un médicament à un avantage fiscal modeste.