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Accès aux médicaments | Nigéria
Le plan de traitement anti-SIDA du Nigeria est en panne
25 novembre 2003 (PANA)
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Lagos, Nigeria (PANA) - Le plan du gouvernement nigérian destiné à fournir des Antirétroviraux (ARV) subventionnés pour le traitement des malades du SIDA est en panne, après l’épuisement des stocks de médicaments dans les centres de traitement, a rapporté lundi la presse locale.
Dans le cadre de ce programme, qui a débuté en 2001, le gouvernement fédéral s’est procuré en Inde la version générique des ARV d’un coût de 400.000 dollars américains pour le traitement des patients dont chacun devait payer 1.000 nairas (7 dollars) par mois.
Au fur et à mesure que les centres manquaient de médicaments, les malades devaient acheter les ARV dans des sociétés pharmaceutiques à 9.500 nairas (70 dollars) par mois et par patient, selon le journal privé ’Guardian’.
"Jusqu’en mars de cette année, nous traitions les PLWHA (Personnes vivant avec le VIH/SIDA) presque gratuitement à LUTH (Hôpital universitaire de Lagos) pour 1.000 dollars américains par malade et par mois. Mais nous avons arrêté le programme en mai car les médicaments n’étaient plus disponibles", a dit Wole Olomola du service d’hématologie et de traitement du SIDA de LUTH cité par le journal.
"Les malades ont été, par conséquent, orientés vers des firmes pharmaceutiques où ils paient 9.500 nairas par mois", a-t-il expliqué.
M. Olomola s’est dit préoccupé par cette situation. "Même quand c’était à 1.000 nairas, la plupart des PLWHAS ne pouvaient s’acheter le traitement. Beaucoup d’entre eux vous disaient qu’ils ne pouvaient pas venir le mois précédent parce qu’ils n’avaient pas les 1.000 nairas", a-t-il dit.
Toutefois, il a dit que l’hôpital attendait une autre livraison de médicaments de la part du gouvernement fédéral.
Le Nigeria, le pays le plus peuplé d’Afrique avec 120 millions d’habitants, a un taux de prévalence du VIH/SIDA de 5,8%, d’après une étude menée en 2001.
Selon les experts, le taux de prévalence pourrait passer de 7 à 8%.