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Côte d’Ivoire | Médicaments génériques
Médicaments génériques en Côte d’Ivoire : 25% pour les médicaments du sida
9 octobre 2003 (Fraternité Matin)
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Par B. Zeguela
En 1999, les médecins prescripteurs du service des maladies infectieuses arrêtent toute prescription d’antiretroviraux aux malades qu’ils suivent. Ils réagissaient ainsi à l’entrée des antiretroviraux sous forme de génériques sans leur avis.
A la Pharmacie de la santé publique (PSP) qui avait osé introduire dans les antiretroviraux qu’elle mettait à leur disposition des génériques sans consulter ceux-là mêmes qui conseillent et prescrivent les médicaments aux malades, il a été exigé des confirmations sur la qualité des génériques qu’elle mettait à leur disposition. En matière de contrôle de qualité des médicaments, la PSP a l’habitude de recourir à l’expertise des laboratoires de référence OMS : " le Lanpex " à Niamey et le " Laboratoire de santé publique de Paris ", en plus de celle du laboratoire fabricant du produit incriminé. Mais tout cela n’a certainement pas convaincu les prescripteurs des antiretroviraux puisqu’on restera sur leur refus de prescrire les génériques. Et cela a valu aux malades de connaître une rupture de médicaments. Une rupture voulue par les praticiens parce qu’ils ne pouvaient pas prescrire des produits qu’ils ne connaissaient pas, et surtout dont ils ne sont pas sûrs de l’efficacité.
La PSP a dû retirer ses génériques et remettre dans le circuit que les spécialités.
Depuis lors, la PSP n’a plus distribué d’antiretroviraux en génériques, attendant que les " patrons " ivoiriens du sida accordent leurs violons.
Et ce sera le silence sur la question jusqu’à en avril 2003 où un atelier de consensus s’est tenue sur l’utilisation du générique dans le traitement du sida. Une rencontre prévue pour la mi-janvier dont le report pour insuffisance de moyens financiers a quelque peu inquiété les associations de personnes vivant avec le vih regroupées au sein du réseau ivoirien des personnes vivant avec le vih (RIP +). Qui voyaient en ce cela une fuite en avant des prescripteurs accusés à tort ou à raison de faire le jeu des laboratoires. Heureusement pour eux cet atelier a pu se tenir.
Le consensus qui en sortit est d’introduire 25% de génériques parmi les antiretroviraux utilisés en Côte d’Ivoire. La PSP distribue aux centres accrédités pour la prise en charge des malades et personnes vivant avec le vih/sida 27 antiretroviraux. Il s’agit d’ajouter à cette liste faite de spécialités des génériques. Pour ce rajout un appel d’offres spécial a eu lieu en juin dernier. Des indiscrétions qui nous sont parvenues, seuls quatre médicaments anti-sida ont été retenus. Ce sont le Lamivudi-ne ou Epivir, le Stavudine ou Zérit, la Zidovudine associée au Lamivudine qui fait le Combivir. Ces quelques génériques auraient été retenus pour être les seuls à offrir un prix concurrentiel par rapport aux spécialités. Il faut en effet rappeler que des antiretroviraux sous forme de spécialités ont fait l’objet de réduction souvent de moitié par les laboratoires fabricants. Ce qui expliquerait cela. Mais pour les associations des personnes vivant avec le vih qui exhibent les exemples du Burkina Faso, du Mali et de l’Afrique du Sud où la trithérapie en médicaments génériques coûterait un dollar américain (environ 700 f cfa), ces réductions sont insuffisantes et ne sont pas particulières à la Côte d’Ivoire. De plus, soulignent elles, s’il était retenu un plus grand nombre de génériques comme cela se fait avec les spécialités, les prix des premières citées seraient plus bas. Pour elles, il est mené une fausse concurrence aux génériques dont on dit qu’ils apparaissent plus chers que les spécialités lors des appels d’offres.
Les associations de personnes vivant avec le vih regroupées au sein du Réseau ivoirien des personnes vivant avec le vih (RIP+) qui soutient que 2000 cas de décès sont dus au sida chaque semaine dans notre pays , dresse un bilan négatif de l’accès aux traitements. Le RIP+ qui annonce que 7000 de ces membres attendent d’être sous traitement, appelle de tous ses vœux la mise en place de l’initiative sous régionale de l’observatoire des prix. Outil de garantie d’un accès équitable des prix de médicaments et des analyses. Avec des ressortissants de 21 pays, le RIP+ a créé le mouvement panafricain pour l’accès aux traitements antiretroviraux, des infections opportunistes et de la tuberculose. Un outil de plaidoyer et d’action, qui permet également l’échange des bonnes pratiques sur l’accès aux traitements, la mise à jour et diffusion permanente de l’information sur la question.
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Médicaments génériques en Côte d’Ivoire : 25% pour les médicaments du sida
Agée de 26ans1/2, je suis originaire de la côte d’ivoire. Je suis assistante sociale dans un service d’hématologie dans un hôpital de l’AP-HP à Paris.
Il ya deux jours, dans un état presque comateux, mon frère ainé résidant en Côte d’Ivoire a été hospitalisé. Les examens que j’ai demandé qu’on lui fasse subir ont montré une contamination par le virus du VIH.
Même si j’ai immédiatement envoyé de l’argent pour que des soins lui soient prodigués dans l’urgence, j’étais angoissée de ne pouvoir lui fournir les trithérapies.
C’est donc avec joie que j’ai appris l’existence de trithérapies à 8euros/trimestre. Chose incroyable dont j’aimerais immédiatement faire bénéficier à mon frère. Sachant qu’un bilan complet va être effectué pour la recherche de CD4, Charges virales, triglycérides, hépatite B et C.
Je vous ai laissé un message. Si vous avez les coordonnées d’un médecin à contacter au CHU de Yopougon où il réside, merci de m’en informer SVP.
Merci pour votre site. Dans ce moment difficile où je ne sais à qui me confier par respect de la vie privée de mon frère, ce fut réconfortant d’avoir votre site.