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Accès aux médicaments | Jean-Hervé Bradol
G8 : Jacques Chirac trahit les malades du sida de nos pays d’origine
4 juin 2003 (survivreausida.net)
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Écouter: G8 : Jacques Chirac trahit les malades du sida de nos pays d’origine (MP3, 3.6 Mo)
Pas de médicaments pour les pays pauvres : appel aux familles immigrées solidaires pour survivre au sida
Au sein des familles immigrées installées en France, nous sommes de plus en plus nombreux à soutenir des proches qui sont malades et qui vivent au pays d’origine. Quand on apprend qu’un proche est malade, soit on accepte la fatalité, soit on se jure de tout faire pour obtenir les moyens de survivre au sida.
Si vous venez d’avoir une mauvaise nouvelle concernant la santé d’un proche, ou si vous vous battez déjà pour que nos frères et nos sœurs survivent au sida, contactez-nous au 08 70 25 12 50.
Déclaration du G8 pour l’accès aux traitements
Les Huit pays les plus riches ont affirmé, dans une déclaration, "travailler au développement d’une approche intégrée" pour permettre l’accès des pays pauvres aux médicaments tout en insistant sur le rôle des grands groupes pharmaceutiques.
"En nous appuyant sur des systèmes sanitaires renforcées, en partenariat, y compris public-privé, nous travaillerons au développement d’une approche intégrée qui facilitera la mise à disposition et l’acceptation de médicaments à prix réduit au profit des plus pauvres", ont assuré les dirigeants du G8.
"Nous accueillons favorablement les engagements à long terme pris volontairement par les entreprises pharmaceutiques pour fournir aux pays en développement les médicaments essentiels à des prix fortement réduits", ajoutent-ils.
Le sommet du G8, réuni à Evian (sud-est), a "sacrifié" le droit des malades d’accéder à des médicaments à un prix abordable en annonçant lundi un "plan d’inaction" sur la santé, a dénoncé ce matin Médecins Sans Frontières.
"Afin de s’assurer une poignée de main du président (américain George W.) Bush sur la photo officielle, (le président français) Jacques Chirac a sacrifié le droit de millions de malades de disposer des médicaments dont ils ont besoin pour survivre.
Questions pour Jean-Hervé Bradol, Président MSF France
Au G8, l’Union européenne a annoncée qu’elle contribuerait a milliard de dollars par an à la lutte contre le sida. Quelle est votre appréciation de cette déclaration ? Qui contrôlera cet et arrivera-t-il aux malades les plus pauvres de nos pays d’origine ?
L’Union européene et les Etats-Unis soutiennent-ils le Fonds mondial de lutte contre le sida ? Pourquoi le Fonds n’arrive-t-il pas à rassembler les 10 milliards de dollars nécessaires, selon l’économiste Jeffrey Sachs, pour généraliser l’accès aux traitements ?
Quelle est votre appréciation de la gestion du Fonds mondial ? L’argent dispensé - près d’un milliard de dollars attribués à 60 pays — est-il arrivé là où il devrait être ? Que signifie la nomination de Tommy Thompson, le ministre américain de la santé, à la tête du Fonds ?
La déclaration du G8 sur l’accès aux médicaments : « En nous appuyant sur des systèmes sanitaires renforcées, en partenariat, y compris public-privé, nous travaillerons au développement d’une approche intégrée qui facilitera la mise à disposition et l’acceptation de médicaments à prix réduit au profit des plus pauvres… » Quelle est votre point de vue sur les partenariats entre laboratoires pharmaceutiques et gouvernements ? Sont-ils capables de fournir aux malades les traitements et le laboratoire dont ils ont besoin ?
Quel a été le rôle de Jacques Chirac, face aux promesses de George Bush de financer la lutte contre le sida à hauteur de 15 milliards de dollars ? Pourquoi la France s’est elle engagée seulement à hauteur de 150 millions ?