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Emission du 9 novembre 1999 (n° 43)
9 novembre 1999 (survivreausida.net)
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Actualités
- Retrouvez le stand de Migrants contre le sida le 13 novembre de 14h à minuit pour fêter les 25 ans de l’Union des Travailleurs Immigrés Tunisiens (UTIT). Spectacle de Issa Ben Yaghlan, poésie de Kamel Ghali et Mohamed Ghazali, Rap de la Courneuve, Flamenco de Séville,... Pour plus d’informations, téléphoner au 01 49 88 16 34 ou 57.
- Les ateliers Migrants contre le sida : droits des immigrés face au SIDA. Migrants contre le sida prépare une série d’ateliers sur l’AAH, les droits des séropos au travail, l’hospitalisation et les traitements, la CMU, etc. Contactez-nous au 08 70 25 12 50 pour en savoir plus.
- Campagne : La carte de 10 ans pour Ali B.
Le 7 février 1997, Ali B., malade du sida suivant une trithérapie, avait été expulsé publiquement vers la Tunisie pour un arrêté d’expulsion vieux de 13 ans. Après presque deux mois de mobilisation, une décision du tribunal administratif avait autorisé son retour en France. La gauche fera de lui un symbole dans la foulée des débats parlementaires sur la loi Debré du 24 avril 1997, qui introduit une protection contre les mesures administratives d’éloignement du territoire pour tout étranger gravement malade résidant en France.
De retour en France, marqué par deux mois d’interruption de trithérapie, Ali B. galère pour obtenir le relèvement des interdictions du territoire français (ITF) dont il fait encore l’objet. Presque trois ans plus tard, il est toujours sans papiers, assigné à résidence (car toujours soumis à la Double Peine), et interdit de tous droits sociaux. Cette situation est inacceptable. Ali B. doit obtenir rapidement une carte de dix ans.
- Déclaration obligatoire de la séropositivité : Six mois après l’auto-satisfaction de AIDES ("En rendant obligatoire la déclaration de l’infection à VIH ’quel que soit le stade de l’infection’, les décrets parus au Journal Officiel le 13 mai dernier satisfont à une revendication importante de AIDES..."), les associations classiques (dont AIDES) viennent d’obtenir la modification de ce décret, et sont convaincues d’avoir obtenu une "avancée des libertés individuelles." Que signifie ce nouveau décret pour les immigrés, sur qui pèse le soupçon de porteurs de virus par une santé publique ouvertement raciste et des médecins qui ne se gènent pas pour dépister le virus à l’insu des personnes concernées ?
- Coup de gueule : recyclage des associations classiques et gestion de la misère des malades.
Le milieu du sida a explosé, les associations sont plus préocupées par leurs "urgences" financières que par l’urgence de santé publique et certaines d’entre elles préfèrent s’auto-saborder plutôt que de faire face aux nouvelles réalités de l’épidémies. Pendant ce temps, on va vers la criminalisation des malades, la suppression de l’AAH (qui était interdite pour les étrangers jusqu’à 1998), l’apartheid médical légalisé par la Couverture Maladie Universelle (les sans-papiers n’y auront pas droit), ...
Christian Saout, président de AIDES Fédération, vient de se déclarer rassuré sur l’utilité de son association, justement grâce au nombre croissant de malades dans la galère. Et Dominique Gillot, secrétaire d’Etat à la Santé, de prôner publiquement le "transfert de compétences" des associations issus du mouvement homosexuel vers la gestion de la précarité... L’enjeu est, pour les directions des associations classiques (Act Up, AIDES, ARCAT, etc.), de se cramponner aux leviers de commandes de la lutte contre le sida malgré le gouffre entre ces dirigeants et les nouvelles réalités du SIDA qu’ils connaissent de moins en moins...
On a besoin d’un investissement clair de ce qui reste des associations classiques, dans une logique de solidarité avec les populations qui se retrouvent sur le front du SIDA aujourd’hui. Si les patrons de ces associations refusent de défendre les populations les plus touchées aujourd’hui, d’en faire une priorité, il y aura forcément une confrontation. Nous, on n’est pas prêt à voir disparaître 17 ans d’acquis de lutte contre le sida, mais auront-ils le courage d’envisager ce qu’impliquerait une telle transformation alors qu’ils peinent à défendre le statu quo ?
Notre rubrique « Volez la trithérapie des riches »
- Accès aux traitements : Des médicaments contre le sida, dès maintenant ! Migrants contre le sida soutient un appel international pour exiger des pays membres de l’Organisation mondiale du commerce "la primauté de la santé publique sur les intérêts commerciaux" et permettre l’importation parallèle des antirétroviraux et des autres médicaments...
Chronique Traitements n°4
- Troubles neurologiques, ce qu’il faut savoir (durée : 9:13, format RealAudio). Entretien avec le Pr Jacques Gasnault.
- Les problèmes neurologiques, c’est quoi ? Pourquoi les séropositifs sont-ils concernés ?
- Quels maladies neurologiques peuvent frapper des personnes séropositives ou malades du SIDA ?
- Y a-t-il des maladies opportunistes qui peuvent provoquer des dégâts neurologiques ?
- Les troubles neurologiques sont-ils forcément liés à des infections opportunistes (toxoplasmose, etc) ? Si on est sous traitement, et le traitement "marche", faut-il se soucier des troubles neurologiques ? Lesquels ?
- Comment reconnaître qu’on souffre de problèmes qui peuvent avoir des causes neurologiques ? A quel moment faut-il s’inquiéter et en discuter avec son médecin ? Comment distinguer de ce qui relève de la santé mentale ?
- Le rapport Delfraissy constatait "l’arrivée récente dans les services de patients vus pour la première fois souvent au stade SIDA non traités, souvent migrants et en situation de précarité." Les malades immigrés découvrent tard leur séropositivité, souvent au stade SIDA lors de la première maladie opportuniste. Quelles sont les conséquences de ce fait sur la prise en charge des malades immigrés qui souffrent de troubles neurologiques ? Y a-t-il d’autres spécificités ?
