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Mise en sommeil d’un service d’une clinique privée dénoncée par un médecin
21 juin 2002 (AFP)
BOBIGNY, 21 juin 2002 (AFP)
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Un médecin de l’Hôpital privé de l’Est parisien d’Aulnay-Sous-Bois (Seine-Saint-Denis) a dénoncé vendredi la mise en sommeil du service de pneumologie affirmant qu’il s’agissait d’une décision inquiétante pour le département au plan de la médecine d’urgence.
Le Dr Philippe Grunstein, en charge de "l’unité thoracique", a affirmé à l’AFP que la fermeture du service faisait suite à une réunion le 12 juin : à cette occasion, le directeur de l’hôpital et un représentant de la Générale de santé (premier groupe européen de l’hospitalisation privée, ndlr), ont annoncé que les soins intensifs et la chirurgie thoracique étaient supprimés.
"Il nous ont annoncé que le service passait de 21 lits à 7 lits et que les soins intensifs et la chirurgie thoracique étaient supprimés. Une façon de nous indiquer la sortie puisque depuis, nous n’avons plus rien à faire. La générale de Santé a racheté la clinique il y a un an et ils veulent mettre en place des services plus lucratifs", a affirmé le Dr Grunstein.
Soulignant que "ce service existait depuis treize ans et avait un taux d’occupation des lits de 100%", il a ajouté : "C’est très inquiétant pour le département parce que c’est ici que nous sont envoyés la quasi totalité des urgences en pneumologie ainsi que les malades souffrant de troubles graves de l’asthme", a ajouté le Dr Grunstein.
"Il y a énormément de pathologies respiratoires en Seine-Saint-Denis. Nous avons un fichier de 15.000 patients et nous travaillons en association avec les hôpitaux du département. Où ces patients vont-ils être envoyés désormais ?", a demandé le médecin.
Interrogée, la direction a contesté les rumeurs de fermeture tout en admettant qu’elle envisageait une réduction d’activité. "Le service ne va pas fermer", affirmé Olivier Mignaw, directeur de la clinique qui a précisé : "Nous sommes en train de redéfinir le projet médical et voulons faire des soins moins lourds".