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De nouveaux antirétroviraux promettent de mener la vie dure au sida
27 février 2002 (AFP)
SEATTLE (Etats-Unis), 27 février 2002 (AFP)
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Par Francis TEMMAN
De nouvelles classes de médicaments expérimentaux contre le virus du sida (VIH) ont montré des résultats prometteurs et pourraient venir prochainement renforcer l’arsenal dans la lutte contre la maladie, selon des chercheurs réunis à Seattle (nord-ouest).
Les antirétroviraux actuels agissent en bloquant une des trois protéines dont se sert le VIH pour se répliquer à l’intérieur des cellules du système immunitaire : la protéase, la transcriptase inverse et l’intégrase, le but étant de réduire la présence du virus dans le sang à des niveaux indétectables.
Mais face à la résistance croissante du VIH aux agents les plus courants, les "anti-protéases", les chercheurs s’intéressent de plus en plus aux deux autres cibles.
Plusieurs de ces nouveaux antirétroviraux ont été présentés à l’occasion de la 9ème conférence annuelle sur les rétrovirus qui se tient jusqu’à jeudi à Seattle (Etat de Washington). Ils devraient, si leur efficacité était confirmée, venir renforcer dans quelques années l’arsenal des traitements disponibles contre le VIH.
"Nous sommes dans une phase de développement accéléré qui va nous permettre de contrer le problème actuel de la résistance du virus aux médicaments", a estimé Brian Gazzard, chercheur au Chelsea et Westminster Hospital de Londres.
La société belge Tibotec a mis au point un nouveau agent antirétroviral baptisé TMC125, capable de bloquer l’action de la transcriptase inverse.
Ce médicament fait partie d’une nouvelle classe d’inhibiteurs non-nucléosidiques de la transcriptase inverse (NNRTI). Deux composés de ce type existent déjà sur le marché, la névirapine et l’efavirenz, mais ils se heurtent à des problèmes de résistance.
Lors d’essais en monothérapie sur sept jours chez 12 patients, le TMC125 a permis de réduire la charge virale du VIH dans le sang de 99%, soit l’équivalent de l’effet constaté il y a quelques années avec un cocktail combiné de cinq antirétroviraux.
"C’est une baisse considérable. Ce médicament a une efficacité très impressionnante mais, bien sûr, nous ignorons encore combien de temps l’effet dure et quels sont les effets secondaires à long terme chez les patients", a affirmé Brian Gazzard.
"Nous ne savons pas pourquoi ce médicament est aussi puissant", a admis son collègue Joep Lange, chercheur à l’Université d’Amsterdam (Pays-Bas).
Pour éviter que le virus ne développe une résistance à cette nouvelle molécule, elle sera très certainement associée à d’autres traitements dans le cadre de multithérapies, ont précisé les chercheurs.
De même, un autre NNRTI, le DPC-083-203, en cours de développement a montré une "importante réduction de la réplication virale chez 57% des patients après huit semaines", a indiqué le Dr Nancy Ruiz, des laboratoires Bristol-Myers Squibb.
Une autre protéine-cible qui semble offrir un important potentiel d’attaque du virus est l’intégrase, une enzyme qui catalyse l’incorporation de l’ADN proviral dans l’ADN de la cellule hôte, une étape cruciale du cycle de réplication du virus car elle rend l’infection permanente.
L’entreprise pharmaceutique japonaise Shionogi a mis au point une nouvelle génération de médicaments capable de bloquer plus spécifiquement l’action de cette protéine du virus, d’où son nom d’"inhibiteur d’intégrase".
Lors d’essais sur des rats et des chiens, ce composé moléculaire, baptisé S-1360, s’est révélé particulièrement efficace contre des souches du VIH résistantes aux traitements actuels (inhibiteurs de protéase ou de transcriptase).
"C’est une nouvelle classe de médicaments. L’intégrase est une très bonne protéine qui devrait être une bonne cible", s’est réjoui le chercheur Tamio Fujiwara, des laboratoires Shionogi, lors d’une conférence de presse.
Des essais de cette molécule S-1360 ont déjà débuté chez l’homme.
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De nouveaux antirétroviraux promettent de mener la vie dure au sida
Thérapie belge contre le VIH/SIDA approuvée par la FDA américaine
La firme Tibotec Pharmaceuticals Ltd., basée à Malines, a obtenu l’approbation accélérée de la Food and Drug Administration américaine (FDA) pour ses comprimés d’Intelence (étravirine), son traitement anti-VIH ; a annoncé samedi Tibotec dans un communiqué.
L’Intelence est le premier nouvel INNTI à être lancé en près de dix ans et représente un cap majeur pour Tibotec en tant que deuxième médicament de la société biotechnologique à obtenir l’approbation de la FDA américaine après l’approbation et le lancement aux Etats-Unis de son premier anti-rétroviral, le Prezista (darunavir), voici 18 mois. Le Prezista a été approuvé par l’agence du médicament européen EMEA en février 2007 et est disponible sur le marché belge depuis juillet 2007, a précisé Tibotec.
La molécule étravirine, également appelée TMC125, est le premier inhibiteur non nucléosidique de la transcriptase inverse (INNTI) à montrer une activité antivirale dans le cadre d’un traitement sur des patients adultes dont le virus est résistant aux INNTI. Des demandes d’approbation de l’étravirine ont également été soumises à l’Agence européenne pour l’évaluation des médicaments (EMEA) et aux autorités de réglementation dans d’autres pays, dont la Suisse, la Russie et l’Australie.
Ce nouveau médicament a été développé en étroite collaboration avec des équipes spécialisées de Janssen Pharmaceutica à Beerse, notamment le département toxicologie, le département chempharm pour la formulation et le département de développement clinique. La production mondiale de l’ingrédient actif du médicament est confiée au centre de production de Janssen Pharmaceutica à Geel. http://www.rtlinfo.be/news/article/...
Http ://www.fda.gov/bbs/topics/NEWS/2008/NEW01783.html
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De nouveaux antirétroviraux promettent de mener la vie dure au sida
qu’est ce que la transcriptase inverse ? quel est son lien avec l’ARN polymérase ? lors du cycle viral, la séquence du brin d’ARN viral est elle identique à celui de l’ARN viral fomé ? pourquoi ? sur quelle propriété du code génétique repose la possibilité pour une cellule humaine de fabriquer des protéines virales ?