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Sida : mobilisation contre le relâchement
1er décembre 2001 (Le Parisien)
PARIS, 1er décembre 2001 (Le Parisien)
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Mobilisation contre le sida aujourd’hui. Dans le département, si le nombre de décès dus à la maladie est en baisse, l’épidémie progresse. Les campagnes de prévention et de dépistage sont plus que jamais indispensables.
LA DEFENSE, DECEMBRE 2000. Comme l’an dernier mille bougies seront disposées en forme de ruban rouge sur le parvis de La Défense, à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida. (LP/E. POTIRON.)
LE SIDA TUE ENCORE. De moins en moins, certes, mais toujours beaucoup trop. En l’an 2000, 22 personnes sont mortes des suites de leur infection dans le département des Hauts-de-Seine. En 1994, ils étaient 213. Grâce aux trithérapies notamment, le traitement de la maladie est désormais plus efficace. Pour autant, la situation est loin d’être réjouissante. Derrière Paris et la Seine-Saint-Denis, les Hauts-de-Seine demeurent le troisième département le plus touché de France. Depuis 1978 et la déclaration de l’épidémie, 2 735 cas se sont déclarés. Au 1 e r janvier, on dénombrait 1 081 patients vivant avec la maladie. Le calcul est simple : le sida a tué 1 654 personnes dans le département. Plus de contaminations. « Les chiffres sont trompeurs, reconnaît toutefois Jacqueline Baltagie, médecin inspecteur de la Ddass et chargée de mission sida. Il faut bien différencier les malades des séropositifs qui sont, eux, porteurs du virus mais chez qui le mal ne s’est pas déclaré. Or, nous n’avons pas de chiffres exacts des cas de séropositivité et donc pas une connaissance précise de l’étendue de l’épidémie. Nous pensons cependant que l’infection progresse dans le département. » « Avec le développement des trithérapies et le nombre de décès qui chute, les gens ont tendance à penser que le sida n’est plus mortel, renchérit Richard Stranz de l’association Aides. Résultat : la vigilance baisse et le nombre de contaminations augmente. » Le dépistage en question. Le phénomène inquiète actuellement médecins et associations : dans la majorité des cas, les malades du département ne se savaient pas séropositifs. « 53 % des nouveaux malades des Hauts-de-Seine ne sont pas au courant de leur contamination préalable. Ce taux n’est que de 46 % pour le reste de la France. Il faut donc renforcer les actions de prévention », indique Richard Stranz. Une telle situation est génératrice de nombreux risques. D’une part, les séropositifs qui s’ignorent ne prennent pas forcément toutes les précautions qui s’imposent. D’autre part, le traitement est d’autant plus efficace qu’il est pris rapidement. « Avec sept centres de dépistage anonyme et gratuit (CDAG) répartis sur l’ensemble du département, nous avons pourtant un bon réseau, déplore Jacqueline Baltagie. Mais c’est vrai que le dépistage pose problème. C’est notamment le cas avec les nouveaux arrivants en France parmi lesquels l’information fait souvent défaut. » Pour remédier à un tel problème, la Ddass et Aides se sont unies pour organiser une opération coup de poing : les 13 et 20 décembre, un centre de dépistage sera installé à La Défense.