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Sans-papiers sans-abri : un cri d’alarme des associations et des travailleurs sociaux
24 juillet 2001 (interassociatif)
PARIS, 24 juillet 2001 (interassociatif)
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Nombreuses et diverses sont les voix qui s’élèvent pour demander la régularisation des " sans-papiers ", leur sortie de l’anonymat, pour soutenir leur quête d’une vie digne, dans le respect des droits fondamentaux de tout être humain.
Nous voulons apporter notre témoignage sur une grave conséquence de ce non-droit, un drame dont personne ne parle, et auquel nous sommes confrontés chaque jour : l’intolérable situation des personnes à la rue. Les efforts des associations humanitaires, des travailleurs sociaux et des institutions pour que les sans abri sortent de l’urgence par une insertion dans un logement, un travail, sont gravement compromis parce que les personnes " sans papiers " n’ont aucun droit, viennent grossir le nombre des gens de la rue et y restent prises au piège, livrées au travail clandestin, aux trafiquants en tous genres, à l’angoisse permanente, à une destruction progressive, physique et psychologique. Parmi elles, de plus en plus de jeunes, de femmes.
Les familles demandeuses d’asile voient peu à peu leurs demandes rejetées, et retombent avec leurs enfants dans le cycle infernal de l’urgence sociale sans issue. Tous les soirs, à Paris, des femmes et des enfants sont pris en charge par des travailleurs sociaux qui ne peuvent plus trouver de solutions pour les héberger. Les hôtels sociaux sont saturés, les centres d’hébergement aussi. Quant à leur trouver une place dans la société, il n’en est même plus question. Que deviendront ces enfants ? Et que dire de ceux qui, nés en France, ont des droits, et vont grandir dans des familles sans droits ?
Nous appelons solennellement le gouvernement à prendre en compte cette situation, à élaborer une vraie politique d’accueil, à écouter toutes ces voix qui s’élèvent et à reconnaître aux sans papiers le droit de vivre en France et d’y travailler, y compris en attendant le résultat de leurs démarches. Ils nous enrichiront de leurs savoirs et de leur culture. Ils ne viendront plus grossir les rangs des sans abri, alimenter le travail " au noir " et les trafics divers, et nous pourrons agir pour que l’urgence sociale ne soit qu’un passage vers une place dans la société, et non pas un mode de vie, de survie. Et cet intolérable gâchis humain ne viendra plus ternir l’image de notre pays.
Premiers signataires :
- Patrick Giros, Directeur de Aux Captifs la Libération
- Patrick Hervé, Directeur de La Mie de Pain
- Nicole Le Guy, Directrice générale du Centre d’Action Sociale Protestant
- Xavier Emmanuelli et Dominique Versini, Président et Directrice générale du Samu Social de Paris
- Pierre Levené, Secrétaire général de l’Association des Cités du Secours Catholique
- Bertrand Pissarro et Claude Boucher, Président et Directrice des Amis du Bus des Femmes
- Mona Chasserio, Directrice générale de C[oe]ur des Haltes
- Danièle Huèges, Déléguée générale de C[oe]ur des Haltes, Membre du Conseil national de lutte contre l’exclusion et la pauvreté
- Christian Métereau, Directeur d’établissement de l’Amicale du Nid
- Pedro Meca, Directeur de l’association Les Compagnons de la Nuit
- Frédéric Signoret, Compagnons de la Nuit
- Patrick Rouyer, FNARS Ile de France
- David Berly, Directeur du Caspotel Tillier
- Jean-Yves Cottin, Président du Comité des Sans Logis
- Rater Yembou et Hocine El Abd, Président et Directeur de La Chorba
- Jean-Baptiste Eyraud, Président de Droit au Logement Paris-Ile de France
- Paul Virilio, Urbaniste
Pour vous associer à cet appel :
Catherine Gégout 6 place Gambetta 75020 Paris tél. 06 60 58 20 32 ou Catherine Neufcourt tél.01 42 76 57 54 Fax 01 42 76 62 39
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Sans-papiers sans-abri : un cri d’alarme des associations et des travailleurs sociaux
Je suis makia. ces problèmes des sans papiers m’attriste profondément et je suis tout aussi indignée. j’ai une amie algérienne dans ce cas alors qu’elle a ses frères et son père en france ainsi qu’un commerce à son nom quelles procédures à suivre ?
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Sans-papiers sans-abri : un cri d’alarme des associations et des travailleurs sociaux
concrètement peut-on se rendre solidaire en période de vacances ( hébergement ou autres...)