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Les arcanes pharmaceutiques dévoilés sur le net
23 juillet 2001 (Atmedica)
PARIS, 23 juillet 2001 2001 (Atmedica)
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La très puissante organisation de consommateurs américains Public Citizen crée en 1971 par Ralph Nader, candidat des Verts à la présidentielle 2000, met les pieds dans le plat en dénonçant les « mystifications » du puissant lobby pharmaceutique. Le chiffre mythique de 500 millions de dollars nécessaire à la création d’un nouveau médicament serait du bluff.
par Katherine Franciscus
Cette association très bien renseignée entend démystifier le discours du lobby pharmaceutique quant à la baisse de ses profits face aux génériques qui l’empêcherait d’investir dans la « Recherche et Développement » (R & D) trop risquée et trop coûteuse. Pour Ralph Nader et ses limiers, le montant objectif de la R & D serait de 110 millions de dollars après les multiples exonérations fiscales. De plus, ce chiffre tiendrait compte du coût des molécules qui n’aboutiront jamais.
Le rapport disponible sur http://www.citizen.org/ révèle entre autre chose que les médicaments les plus onéreux sont les nouvelles molécules jamais testées sur l’homme. Or, elles ne représentent que trente-six pour cent des substances mises sur le marché dans les années quatre-vingt-dix. En outre, si vingt-deux pour cent des innovations commercialisées dans les dernières deux décennies représentaient des avancées thérapeutiques importantes, la plupart des nouvelles substances étaient des « copycat », soit des médicaments concurrents qui n’ont qu’un faible gain thérapeutique par rapport à l’existant. L[dbl dagger]étude américaine met aussi en lumière l’action de la recherche publique et universitaire qui intervient pour beaucoup dans les découvertes, puisqu[dbl dagger]elle détient 90 Prix Nobel contre 4 pour l’industrie et qu’elle a contribué à hauteur de 85 % dans le développement des 5 médicaments les plus vendus en 1995 (exemples : à 95 % pour le Zovirax et à 77 % pour le Prozac).
Selon les conclusions de Public Citizen, dans les années quatre-vingt-dix, le profit de l’industrie pharmaceutique était quatre fois plus élevé que le profit moyen des entreprises classées au top 500 de Fortune.