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Bondy : l’homnibus soigne les plus démunis
5 juillet 2001 (Le Parisien)
BONDY, 5 juillet 2001 (Le Parisien)
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BONDY, CITE DE LA NOUE-CAILLET, JUILLET 2001. Des professionnels de la santé et des spécialistes du social accueillent les exclus dans des mini-cabinets médicaux aménagés dans l’homnibus. (LP.)
EPIÉ PAR DES TOURS HLM reproduites à l’infini et des enfants turbulents mais pas méchants, un bus bleu foncé fait une halte prolongée sur la place du Marché de la cité de la Noue-Caillet, à Bondy. A bord, pas la moindre trace d’un machiniste RATP, encore moins celle d’un contrôleur. Mais un docteur, une infirmière, un psy, un assistant social et des animateurs de rue. L’homnibus, qui s’arrête au pied d’une poignée de cités et de foyers de la Seine-Saint-Denis, ouvre ses portes battantes aux exclus (environ quinze cents depuis sa mise en service en avril 2000), souvent sans couverture sociale, abandonnés dans leurs blessures. Financé par l’Etat, le cabinet médical ambulant, aux vitres peintes pour préserver l’intimité des patients et aux 2 millions de francs de budget annuel (0,3 million d’euros), offert gracieusement par la RATP à l’hôpital Jean-Verdier de Bondy, reçoit gratuitement et sans rendez-vous. Dans la salle d’attente aménagée au milieu du car, dans une odeur de café plutôt que de couloir hospitalier, Daouda, 20 ans, assis sur une banquette verte, dévore un journal en attendant patiemment son tour.
« On a un devoir d’accompagnement » Le jeune homme costaud, en short et sandalettes de plage, a quitté la Côte d’Ivoire pour débarquer en banlieue parisienne il y a trois mois. Au pays, l’exilé a laissé sa famille, mais pas ses pépins de santé. Une hernie le ronge au bas du ventre. « C’est douloureux. Mais je n’ai pas les moyens de me faire soigner et, pourtant, j’ai besoin d’une opération », dit celui qui s’est fait voler ses papiers. Pour 0 F et un large sourire en prime, Patrick, le médecin vacataire, vingt ans de cabinet traditionnel derrière lui et qui officie ici par « choix », est aux petits soins avec son stéthoscope. « L’homnibus permet à des gens qui n’ont rien et qui se sentent sans droit d’accéder au système de santé et de les réinsérer dans un dispositif de soins normal », lâche le praticien. « L’originalité du projet, c’est qu’on va vers les gens qui vivent parfois reclus chez eux », insiste Hervé Touitou, médecin responsable. « Les patients sont paumés avec la paperasse. Tous ne parlent pas français », explique Seb, le verbe facile, la poignée de main aussi et le contact encore plus. Avec ses deux autres acolytes animateur de rue, il arrive à ce chauffeur sympa de conduire, avec la voiture de service, un « client » qui a besoin d’un document à la préfecture ou d’un dossier au centre d’action sociale. « Surtout, on ne les laisse jamais partir en leur disant bonne continuation. On a un devoir d’accompagnement », martèle Fabienne, l’infirmière à la salopette kaki, qui, téléphone portable en main, s’improvise aussi standardiste. L’homnibus, où l’on diagnostique une grippe, une grossesse non suivie, des abus sexuels sur mineurs, mais aussi des cas de VIH (virus du sida) ou de tuberculose, c’est une vocation pour elle. « J’ai toujours eu envie de faire de l’humanitaire », confie-t-elle. L’espace médico-social roulant, épargné par les jets de pierres et les tags, s’est parfaitement intégré dans le milieu sensible dans lequel il évolue. Un travail efficace de communication a été réalisé par le trio d’animateurs auprès des résidants qui, reconnaissants, leur offrent parfois un couscous copieux ou des cornes de gazelle. Des liens solides ont été noués avec les femmes relais qui jouent les traductrices auprès des malades. « Maintenant, les gens nous connaissent », ajoute Seb. De la sueur envahit son front. L’homnibus n’a pas encore l’option climatisation. Mais c’est un excellent remède contre l’indifférence.
Vincent Mongaillard
Rendez-vous aux permanences
Place du marché Jupiter, le lundi de 10 heures à 13 h 30. Foyer Adef, le lundi de 14 h 30 à 18 heures. Cité de l’Europe/Emmaüs le mardi de 10 heures à 13 h 30.
Bondy Place du Marché à la cité de la Noue-Caillet, le vendredi de 10 heures à 13 h 30 et de 14 h 30 à 18 heures.
Sevran Place Toulouse-Lautrec à la cité Rougemont, le mercredi de 10 heures à 13 h 30 et de 14 h 30 à 18 heures. Cité des Beaudottes, le mardi de 14 h 30 à 18 heures. Foyer Adef, le jeudi de 14 h 30 à 18 heures. Rens. au 01.48.02.68.91 et au 06.60.19.47.32. Pas de permanences du 27 juillet au 27 août.
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Bondy : l’homnibus soigne les plus démunis
Je suis responsable d’une association humanitaire de solidarité internationale.(Association Alliance de Développement et de solidarité en faveur du cameroun). Votre projet nous a beaucoup interéressé nous aimerions venir voir comment il fonctionne et nous entretenir avec vous pour nous en inspirer afin de le réaliser en Afrique où nous intervenons. Nous sommes basés à grenoble et sommes diposés à venir vous rencontrer
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Bondy : l’homnibus soigne les plus démunis
certaines vacations ont changé, les coordonnées téléphoniques aussi, quant à l’article, il serait aussi interressant de se référer à l’article de l’infirmière magazine de OCT 2003 très complet et fidèle sur l’activité de l’Homnibus. merci