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Tanzanie : une usine d’anti-rétroviraux
30 juin 2001 (Lettre de l’Océan indien)
DAR-ES-SALAAM, 30 juin 2001 (Lettre de l’Océan indien)
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Une firme pharmaceutique de Mumbai (Inde) doit étudier avant la fin de l’année la possibilité d’implanter en Tanzanie une unité de production d’anti-rétroviraux pour les patients atteints du virus du sida. Cipla Ltd voudrait ainsi rapprocher son lieu de production des pays d’Afrique de l’Est et d’Afrique australe très affectés par ce virus afin de rendre ses médicaments plus accessibles aux patients locaux. Cette société a par ailleurs offert de vendre une combinaison de trois médicaments pour 350 $ par patient et par an à l’ONG Médecins sans frontières (MSF). Le coût de cette tri-thérapie anti-sida serait de 600 $ l’an pour les gouvernements alors que le prix le plus bas offert par les grandes compagnies pharmaceutiques pour un traitement comparable est de plus de 3 600 $ par an. Une délégation tanzanienne conduite par le ministre des Affaires étrangères, Jakaya Kikwete, s’est récemment rendue en Inde et y a visité l’usine de Cipla. A son tour, une délégation de cette société est attendue en Tanzanie, dans les prochains mois, pour une mission d’évaluation. Les anti-rétroviraux actuellement en vente sur le marché tanzanien proviennent de firmes occidentales et leur prix est de 600 $ pièce. Un premier arrivage de médicaments génériques contre le sida fabriqués en Inde et importés par la société Salama Pharmaceutical Ltd devait arriver récemment en Tanzanie pour y être mis en vente au prix de 60 000 à 80 000 shillings par dose mensuelle (1 $ vaut 820 shillings).
L.O.I. - La société Cipla discute actuellement avec d’autres gouvernements africains (Cameroun, Niger, Ouganda, Zimbabwe) de la vente de ses médicaments anti-sida. De ces discussions dépendra sans doute le choix du lieu d’implantation de son usine de fabrication d’anti-rétroviraux. Les grandes compagnies pharmaceutiques occidentales accusent, de leur côté, les sociétés comme Cipla de ne pas respecter leurs brevets et de copier leurs médicaments pour ensuite les vendre à plus bas prix.
Source : http://www.intelligenceonline.fr/detail/detail_ART/p_detail.asp ?DOC_I_ID=2039767&AM =PUSH&ENVAM=29/06/2001&enaid=15896&context=PUS&codeaffilie=A_INDIGO&contexti nfos=29/06/2001