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Nations unies : un plan de lutte contre le sida
27 juin 2001 (Le Figaro)
NEW YORK, 27 juin 2001 (Le Figaro)
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La session de l’Assemblée générale de l’Onu consacrée au sida a pris fin mercredi soir à New York. Les pays membres ont adopté à l’unanimité une déclaration fixant de grandes orientations mondiales pour combattre l’épidémie. Un véritable « plan de bataille » pour Kofi Annan.
New York : de notre envoyée spéciale Dr Martine Perez
« Nous, chefs d’État et de gouvernement, et représentants des chefs d’État et de gouvernement, réunis au siège de l’Organisation des Nations unies du 25 juin au 27 juin 2001, à l’occasion de la 26e session extraordinaire convoquée d’urgence afin d’examiner le problème du sida et susciter un engagement mondial pour lutter contre ce fléau (...) déclarons solennellement que nous nous engageons à rechercher des solutions à cette crise en adoptant les mesures suivantes, compte tenu des situations différentes selon les régions et les pays partout dans le monde... »
Le document final, préparé par le représentant de l’Australie et celui du Sénégal, rappelle d’abord sa profonde préoccupation face aux 36 millions de personnes séropositives dans le monde, puis définit avec une grande précision, les modalités de l’engagement auquel chaque pays vient de souscrire. Au niveau national, d’ici à 2003, les États s’engagent ainsi à concevoir et à financer des plans nationaux de lutte contre le sida « qui s’attaquent directement à l’épidémie, qui combattent l’opprobre et la dénégation, qui traitent de la maladie en termes de sexe et d’âge, qui éliminent la discrimination et l’exclusion et encouragent le partenariat avec la société civile, les milieux d’affaires... »
Les objectifs définis portent tant sur la prévention, qualifiée d’axe principal de l’action, que sur les soins considérés comme éléments essentiels à une action efficace. D’ici à 2005, le but de la prévention est de réduire de 25% l’incidence de l’infection par le VIH chez les 15-24 ans, dans les pays les plus touchés et de 25% d’ici à 2010 à l’échelle mondiale, précise le document en décrivant les principales voies de cette prévention : programmes éducatifs, y compris dans le monde du travail, et aussi pour les migrants et les travailleurs mobiles, en tenant compte des valeurs culturelles et éthiques. Ces programmes visent à réduire les comportements à risque et à encourager un comportement sexuel responsable, incluant l’abstinence et la fidélité. Mais les nations devront assurer un large accès à des articles indispensables, comme les préservatifs, les seringues stériles et à des services de conseils et de dépistage ; et veiller enfin à ce qu’au moins 90% des 15-24 ans aient accès à l’information et l’éducation, d’ici à 2005. Un large passage est consacré à la prévention de la transmission materno-f[oe]tale, les États acceptant de réduire de 50% d’ici à 2010 (20% d’ici à 2005), la proportion de nourrissons infectés par le virus.
En matière de prise en charge thérapeutique, les pays s’engagent d’ici à 2003, à ce que des stratégies nationales soient mises au point en étroite collaboration avec la communauté internationale, afin de renforcer les systèmes de soins et d’assurer progressivement et de manière durable, le niveau de traitement contre le sida le plus élevé possible, traitement des infections opportunistes et thérapies antirétrovirales utilisées « de manière judicieuse afin d’améliorer l’efficacité et réduire le risque de résistance ». D’ici à 2003, ils doivent veiller enfin, à la mise en [oe]uvre au niveau national de soutien aux personnes malades.
Au chapitre des droits de l’homme et du sida, les nations ont accepté - après maints conciliabules - de reconnaître la grande vulnérabilité des femmes touchées de manière disproportionnée par le sida dans tous les pays pauvres, « d’élaborer des stratégies nationales afin de promouvoir l’autonomisation des femmes et de permettre à celles-ci de jouir pleinement de tous les droits fondamentaux et de leur donner les moyens d’exercer un contrôle sur les questions liées à leur sexualité »...
Cette partie du texte concernant le droit des femmes crée une véritable révolution pour nombre de pays, notamment musulmans. Après d’âpres négociations, ces derniers ont accepté ce paragraphe, en échange de quoi, les pays européens ont finalement renoncé à mentionner le terme homosexuels dans le chapitre intitulé « Mieux protéger les personnes vulnérables », les englobant sous une terminologie plus vague, parmi les personnes vulnérables du fait de leurs pratiques sexuelles.
Les nations s’engagent à soutenir les orphelins du fait du sida et les enfants infectés par le virus ; à réduire l’impact économique de l’épidémie sur le développement ; à poursuivre les activités de recherche et de développement d’un traitement curatif et d’un vaccin contre le sida.
Enfin, ils acceptent de veiller à ce que les ressources visant à combattre le sida soient substantielles et à atteindre, d’ici à 2005 un montant global annuel de dépenses de 7 à 10 milliards de dollars américains pour les pays en voie de développement. Et surtout, ils envisagent l’annulation de toutes les dettes publiques bilatérales, en particulier pour ceux les plus touchés par le sida en contrepartie d’engagements concrets contre la pauvreté et le sida. Et enfin, ils soutiennent la création à titre prioritaire d’un fonds mondial contre le sida, pour la santé, fonds proposé par Kofi Annan, secrétaire général de l’ONU.
Ce texte fondateur traduisant une vraie détermination politique mondiale ralliait hier tous les suffrages.
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Nations unies : un plan de lutte contre le sida
j’aimerai savoir comment les autres associations preparent (Elaborent) leur plan regional ou national de lutte contre le Sida car somme nous somme entrain de faire le notre mais nous voulons touché le problème du Sida à la base pour une consciente prise de conscience sur le danger que représente le SIDA.
merci d’avance pour votre réation.
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Nations unies : un plan de lutte contre le sida
nous sommes une association burkinabe de lutte contre le sida dénommée association "femmes et sida" en abrégé AS.FE.SI et nous aimerons nous associer à votre lutte contre ce fléau surtout vos programmes. Merci que Dieu vous bénisse.