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Faciliter la prise des traitements
25 février 2001 (Le Généraliste)
PARIS, 25 février 2000 (Le Généraliste)
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par Stéphanie Lavaud
L’introduction des trithérapies a contribué à une chute de la mortalité et à l’amélioration de l’état de santé des patients infectés par le VIH. L’enthousiasme est aujourd’hui modulé par l’apparition d’un certain nombre de patients en échec thérapeutique. Les problèmes d’observance qui expliquent en partie ces échecs sont désormais au c[oe]ur des préoccupations.
Dans l’attente de nouvelles thérapeutiques et d’un vaccin — dont la mise au point demandera encore beaucoup d’années —, les intervenants qui prennent en charge la pathologie VIH concentrent leurs efforts sur l’amélioration de l’observance. En effet, « 70 % des patients hors essai clinique ne respectent pas leur traitement », rappelle le Dr Ian Sann.
L’INOBSERVANCE PRODUIT DES RÉSISTANCES
L’inobservance est un problème d’autant plus important qu’il conditionne en grande partie la réussite ou l’échec d’un traitement. Directement, lorsque le traitement, mal pris, n’est de ce fait pas assez efficace ; indirectement, lorsque le manque d’activité antivirale produit des résistances, et notamment des résistances croisées. Car, souligne le Dr François Clavel, « les résistances sont souvent la conséquence et non la cause de l’échec des traitements ». Un problème sérieux puisque, si « certaines mutations sont caractéristiques d’une résistance à un antiviral particulier, la plupart des mutations peuvent participer à la résistance à différents antiviraux de la même classe ».
Les raisons de l’inobservance sont multiples. Les malades évoquent le simple oubli, un changement dans les habitudes, l’altération de leur état de santé physique et psychologique, mais aussi le nombre élevé de médicaments à ingérer, leur toxicité et leurs effets secondaires, surtout métaboliques.
UN NOUVEL INHIBITEUR DE PROTÉASE À PRISE SIMPLIFIÉE
Pour améliorer à long terme l’efficacité des traitements, et dans l’attente de la mise à disposition de nouvelles classes de médicaments, les laboratoires se concentrent sur l’amélioration de l’observance au traitement. Dans ce cadre, les laboratoires Bristol-Myers Squibb ont mis au point un nouvel inhibiteur de protéase à une prise par jour. « Aujourd’hui, dans le cadre de leur traitement antiviral, le nombre de comprimés absorbés par les patients porteurs du VIH, est considérable, et une grande partie de la vie de nos patients est centrée sur la prise de leurs médicaments », remarque le Dr I. Sanne. Les résultats préliminaires d’une étude clinique de phase II montrent que le BMS-232632, un nouvel inhibiteur de protéase, présente une activité antirétrovirale comparable au nelfinavir (NFV) à des posologies cinq à dix fois plus faibles que ce dernier. L’étude internationale qui a porté sur quatre-vingt douze patients a comparé, à seize semaines, la tolérance et l’activité antivirale de trois doses de BMS-232632 avec le NFV (tous deux utilisés en monothérapie pendant deux semaines), puis en en association avec la didanoside (ddI) et la stavudine (d4T) chez des patients VIH positifs et naïfs de tout traitement antirétroviral. Ces patients ont été suivis pendant quarante-huit semaines.
AMÉLIORER LA POSOLOGIE
En monothérapie et en association, l’étude a mis en évidence une diminution significative du taux d’ARN viral et une augmentation des taux de CD4 aux trois doses étudiées. Une augmentation de la bilirubine non conjuguée, qui n’a pas été associée à une élévation des enzymes hépatiques, a été l’anomalie biologique la plus fréquemment observée.
Le principal avantage de ce traitement est de permettre la réduction de la prise journalière de neuf à seulement deux comprimés — absorbables en une fois et compatibles avec l’alimentation.
Toujours dans le but de favoriser la prise des antiviraux par les patients, les laboratoires Bristol-Myers Squibb sont en attente d’une AMM pour Videx(r) (ddI), nouvelle formule à 400 mg administrable en une prise, et dont les interactions avec les quinolones comme la ciprofloxacine sont fortement diminuées.
Conférence organisée par les laboratoires BRISTOL-MYERS SQUIBB.