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Hépatite C (VHC)
Découverte des virus A, B, C, D, E, F... Et après ?
14 novembre 2000 (Le Parisien)
PARIS, 14 novembre 2000 (Le Parisien)
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La valse des hépatites entame la foi des chercheurs
Par ERIC FAVEREAU
D’ordinaire, à chaque congrès mondial sur les maladies du foie, on annonce l’arrivée d’un nouveau virus hépatique. Pêle-mêle, depuis vingt ans, on a vu ainsi défiler le virus B, puis le A, le C, le D, le E et le F (mais celui-ci s’est avéré n’être que le A déguisé). Le G aussi. Sans oublier le TT virus. Enfin, dernier en date, le SEN virus. Mais à Dallas, lors du 50e congrès, qui s’est déroulé début novembre, ô surprise, il n’y a eu aucune annonce virologique, pas la moindre particule virale inédite. Comme si chercheurs et cliniciens faisaient une pause pour tenter de mettre un peu de cohérence dans leurs découvertes passées.
Bouleversement. Reprenons. L’histoire des hépatites virales se présente comme un condensé de la recherche médicale moderne. Bien sûr, ces pathologies ne datent pas d’hier, mais, jusqu’au milieu des années 60, on ne savait pas trop ce qui se passait : apparaissaient des « jaunisses » plus ou moins graves, plus ou moins chroniques. Et on aurait pu en rester là. Le développement très spectaculaire de la transfusion sanguine va changer la donne. Le sang de l’un passe chez l’autre avec sa cohorte de virus, de risques infectieux et de mystères, en provoquant un bouleversement majeur. Les hépatites infectieuses se mettent à décoller, montent en flèche et en nombre. Elles deviennent finalement le problème de santé publique que l’on connaît avec plus de 500 millions de personnes touchées dans le monde.
Les premiers marqueurs des hépatites apparaissent par hasard en 1965, alors que l’on compare le sérum sanguin d’un hémophile avec celui d’un aborigène australien, pays où les infections hépatiques sévissent de façon endémique. Le virus B est d’abord détecté, puis le virus A. Premières découvertes, premières victoires, mais aussi premières déceptions. Car, en dépit de la compréhension de ces virus puis de l’apparition de tests de dépistage permettant de les repérer dans les dons du sang, d’autres hépatites, manifestement virales, continuent à sévir. A la fin des années 80, signe d’un réel désarroi des chercheurs, on se met à parler d’hépatite non A non B pour décrire ces maladies hépatiques virales sans virus identifié.
C’est alors que surgissent de nouvelles techniques de biologie moléculaire qui vont dévoiler des continents entiers. Avec l’amplification génétique, on entre au c[oe]ur des séquences génétiques, et, par ricochet, au c[oe]ur des séquences virales. Tout de suite, ces techniques sont mises au service de la sécurité de la transfusion pour tenter de déceler de nouveaux virus. Schématiquement, le processus se déroule ainsi : on prélève le plasma d’une personne atteinte d’une maladie hépatique qui pourrait être virale ; on cherche, on dissèque, et, lorsque l’on trouve une séquence virale inédite, on l’isole, et on tente de voir si elle se trouve ailleurs, par exemple dans le foie. Si tel est le cas, on peut supposer être en présence d’un nouveau virus hépatique.
Et cela marche. Au moins une fois. En 1989, l’hépatite non A non B devient ainsi l’hépatite C. « Ce fut une divine découverte. Pour la première fois, les techniques d’amplification génétique lancées au hasard donnaient un résultat essentiel, explique le professeur Jean-Michel Pawlotsky, chef du service de virologie de l’hôpital Henri-Mondor à Paris. Et comme toujours après un événement de cet impact, on a essayé de le répéter. »
Pêche miraculeuse. En tout cas, la découverte du virus C fait basculer les hépatites dans un autre univers. D’abord parce que le VHC est la révélation d’un nouveau type de virus qui provoque une épidémie de très grande importance avec près de 200 millions de personnes infectées dans le monde. Mais cette découverte est comme la précédente : elle ne résout pas tous les problèmes. Il reste toujours des hépatites... non expliquées. Alors on insiste. On fait tourner à plein régime les nouvelles techniques d’amplification génétiques. « On va à la pêche de nouvelles séquences virales, raconte Jean-Michel Pawlotsky. Mais on ne sait pas trop ce qui ressort de cette pêche. » Dans le filet sont apparus le virus D, puis le E. Le virus D se révèle ensuite être un virus qui ne peut exister que si le virus B est déjà là. Sort aussi le virus F, le G, puis, en 1997, le TT virus, enfin tout récemment, en 1999, le SEN virus... Une pêche miraculeuse mais incertaine. Certes, ces techniques mettent à jour des séquences virales inédites, que l’on retrouve en très grand nombre dans la population. Mais après ? Quelles conclusions en tirer ? Le SEN virus, par exemple, a été détecté après avoir été isolé dans plus de 3 % de la population des patients non transfusés. « Il semble provoquer très peu de maladies chez les personnes infectées », note Harvey Alter, du National Institute of Health (NIH) de Bethesda, aux Etats-Unis. Aujourd’hui, on est donc incapable d’établir un lien entre la présence du SEN virus et des maladies de foie. La seule certitude, c’est l’existence d’un certain lien statistique.
On en est là. On a découvert des virus, mais pas ce qu’ils provoquent. Comme si les chercheurs se retrouvaient au point de départ de la virologie, avec toujours des hépatites inexpliquées. « Par des études rétrospectives, on sait qu’il y a près de 15 % de cas d’hépatites posttransfusionnelles que l’on ne peut pas mettre en rapport avec les virus déjà découverts, a expliqué, à Dallas, Harvey Alter. Plus généralement, 30 % des cas d’hépatites chroniques ou de cirrhoses n’ont toujours pas de cause connue. »
Doutes. Après trente ans de recherche, Harvey Alter a fait part de ses doutes : « La seule chose que l’on peut dire actuellement, c’est qu’il y a une nouvelle famille complexe de virus, capables d’infecter des êtres humains. Ces virus se transmettent probablement par la transfusion, mais peut-être par d’autres voies. » Et ce grand nom de l’hépatologie d’ajouter, non sans modestie : « Cela pose le problème de la biologie moléculaire qui pointe l’apparition d’un virus sans pour autant établir une causalité pathogène. Nous sommes devenus les bénéficiaires comme les victimes de ces nouvelles technologies de biologie moléculaire. »
Jean-Michel Pawlostky lit l’avenir différemment. Il ne croit pas à de nouveaux virus hépatiques, estimant plus probable que « les cas actuels d’hépatites inexpliqués soient reliés à des virus déjà existants, mais légèrement différents ». Et il lâche, audacieux : « Il faut s’habituer, avec ces nouvelles techniques de biologie moléculaire, à l’apparition d’une multitude de nouveaux virus. C’est une autre façon de voir. Car ces virus ne sont peut-être pas tous négatifs. Nous sommes entrés dans une nouvelle phase dans laquelle être porteur d’un virus n’est pas obligatoirement une mauvaise nouvelle. ».
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Découverte des virus A, B, C, D, E, F... Et après ?
suite à l’article parue sur le journal Le Parisien le 14 novembre 2000, nous aimerions avoir des informations concernant d’eventuelles études ou données concernant l’hépatite A, B nous vous en remérciant d’avance
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Découverte des virus A, B, C, D, E, F... Et après ?
Bonjour, je vais savoir juste qui provoque la cirrhose de foi l’un des mon frere vien des nous quittez avec cette maladie je vais savoir plus
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Bonjour, je vais savoir juste qui provoque la cirrhose de foi l’un des mon frere vien des nous quittez avec cette maladie je vais savoir plus
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Découverte des virus A, B, C, D, E, F... Et après ?
ma fille de 4 mois a un probleme hepatique mais j en sais pas plus,que peut on avoir comme probleme ? merci de me repondre