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Logement : les familles de squatters d’Aubervilliers déboutées
31 octobre 2000 (Le Parisien)
AUBERVILLIERS, 31 octobre 2000 (Le Parisien)
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LES SIX FAMILLES de squatters d’Aubervilliers, qui avaient assigné en référé le sénateur-maire PCF d’Aubervilliers Jack Ralite et le préfet du département, pour que leurs enfants soient scolarisés, ont été déboutées hier. Elles ont été invitées par le juge à s’adresser aux juridictions administratives « seules compétentes pour apprécier la légalité » du refus par le maire de scolariser certains enfants. L’avocate des familles, Me Brigitte Plaza a indiqué qu’elle faisait immédiatement appel de la décision. « Je demande la scolarisation d’enfants qui ont entre 6 et 16 ans. Me renvoyer sur un tribunal administratif qui va mettre entre 2 et 3 ans pour juger, je trouve que c’est moralement inacceptable », a-t-elle précisé. Au printemps dernier, des familles - 90 adultes et 143 enfants - d’origine africaine s’étaient installées dans cinquante-neuf logements sociaux vacants, situés principalement dans la cité de la Maladrerie. Jack Ralite a décidé d’adopter une politique de fermeté vis-à-vis des squatters, n’acceptant de prendre en charge que les familles originaires d’Aubervilliers et connues de ses services. Plusieurs vagues d’expulsions ont eu lieu à partir du mois d’août : en tout, quarante-six familles ont été délogées par les policiers. En septembre, les dix-neuf enfants des familles originaires d’Aubervilliers et de province ont pu faire leur rentrée dans une école de la ville. Pour les autres, la mairie a refusé de les inscrire, considérant qu’ils devaient poursuivre leur scolarité dans leurs villes d’origine. Mais ces familles n’entendent pas céder. « Mes deux filles âgées de 7 ans et demi et 5 ans n’ont toujours pas repris le chemin de l’école depuis la rentrée, car la mairie a refusé notre dossier d’inscription, s’indigne Mamadouba Keita. Jusqu’à l’an dernier, nous vivions à Pantin. Ma femme et mes trois enfants étions entassés dans une chambre de 6 m2 dont le montant du loyer s’élevait à 3 600 F. Toutes nos démarches pour dénicher un logement décent sont restées vaines. Alors, quand nous avons eu vent de l’existence de logements vacants à la Maladrerie, nous nous y sommes installés. »
Un nouveau bâtiment occupé
« L’avenir de ces familles n’est pas à Aubervilliers, affirme de son côté le directeur du cabinet du maire. Nous avons entrepris des négociations avec les pouvoirs publics et les villes d’origine de ces familles afin de les convaincre de les reloger. Certaines, comme Paris, Villiers-le-Bel dans le Val-d’Oise et Sucy-en-Brie dans le Val-de-Marne ont accepté de le faire. » Aubervilliers n’en a pas fini avec les squatters. Treize familles vivent encore dans des logements squattés. Et depuis hier, seize familles expulsées occupent un immeuble vide, propriété de l’Etat, situé au 3, rue Hégésippe-Moreau, à Aubervilliers, à deux pas du quartier des Courtillières. Mgr Gaillot s’est rendu sur place hier pour leur manifester sa solidarité.
Christine Henry
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moi je suis française j’ai un petit garçon et je suis sans domicile fixe et je ne sais pas ou allé avec mon enfant dieu merci je travaille mais vendredi je dois quitté l’appartement ou je suis car c’etait provisoire aidez moi je suis en train de craquer j’ai été de foyer en foyer ce n’est une vie pour moi et mon fils keelyann