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IVG : Il faut faire confiance aux femmes
22 septembre 2000 (Impact médecin)
PARIS, 22 septembre 2000 (Impact Médecin)
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Que va apporter, selon vous, l’allongement de dix à douze semaines ?
L’allongement permet de donner plus de marge de manoeuvre aux femmes. Dans certains cas, les femmes traînent car elles ne trouvent pas de place à l’hôpital ou en clinique, ou ne connaissent pas les limites. Si l’enfant n’est pas désiré par la femme et/ou qu’elle décide de ne pas le garder, elle fait une IVG, quel que soit le délai. Mais si elle le dépasse, elle doit partir à l’étranger, se débrouiller seule et payer 4 000 francs. La femme qui doit avorter est déjà fragilisée, pourquoi lui imposer une épreuve supplémentaire ? La plupart des pays européens pratiquent l’IVG à douze semaines, la technique est quasiment la même et les risques peu majorés. A mon avis, l’allongement des délais est un faux débat.
Certains médecins dont les Prs Nisand et Frydman craignent les demandes abusives...
Le diagnostic anténatal a beaucoup progressé. Mais la technique va s’affiner et bientôt nous pourrons peut-être repérer une anomalie à huit, voire six semaines. Va-t-on pour autant avancer le délai légal pour les IVG ? Je trouve qu’on confond deux types de grossesses. Si un couple a désiré un enfant, il ne va pas s’en débarrasser pour un bec de lièvre ou un doigt en moins. Je suis effarée d’entendre les mêmes discours qu’en 1975 sur les femmes « écervelées et légères ». Il faut leur faire confiance, les respecter. Et si elles paniquent et demandent une IVG, les médecins sont là pour les encadrer et leur expliquer que « l’enfant parfait » n’existe pas.
Mais vous n’êtes pas favorable à la possibilité pour le médecin de refuser une IVG ?
Les médecins ont peur de perdre leur maîtrise, leur pouvoir, mais ce n’est pas à eux de prendre une décision pour une femme. En outre, une telle mesure serait inégalitaire car le jugement peut fortement varier selon les praticiens.
L’allongement du délai ne va pas régler le problème des femmes qui dépassent les douze semaines. Que préconisez-vous ?
Je pense qu’on pourrait s’aligner sur la législation néerlandaise et aller jusqu’à vingt semaines, avec une prise en charge particulière à partir de douze semaines. Très souvent, les IVG sont pratiquées par des internes. Pour les avortements tardifs, il faudrait créer des structures spécifiques, comme aux Pays-Bas. Mais les femmes auront toujours le choix.
Vous êtes également très attachée à un aménagement de l’autorisation parentale...
C’est à mon avis une mesure essentielle. On reconnaît à la mineure le droit d’avoir une sexualité, d’accoucher, mais pas celui d’avorter. En consultation, nous incitons l’adolescente à parler à ses parents. Mais, dans certains cas, cette révélation peut déclencher un drame. Nous risquons alors aussi de perdre l’adolescente. Si elle se braque, elle peut ne pas revenir à l’hôpital et dépasser les délais. En revanche, je pense qu’un « adulte référent » est indispensable, car une adolescente ne doit pas se retrouver seule. Mais avant tout, il faut développer la prévention, à l’école ainsi que chez les généralistes.
Le Dr Brunerie-Kauffman est également membre du mouvement français pour le planning familial et membre de l’ANCIC (Association nationale des centres d’interruption de grossesse et de contraception).
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IVG : Il faut faire confiance aux femmes
Bonjour,
Je désire avoir une adresse et un numéro de téléphone fiable d’un centre qui pratique les IVG au Pays-Bas.
Par avance, merci
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LE SIDA VU PAR LAFEMME
C EST NUL VOS PROPOT
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IVG : Il faut faire confiance aux femmes
Pourquoi veut on interdire l’IVG alors que l’on voit partout des enfant mort aprés abandon ou plaçés en centre d’acceuillee car les mére ne peuvent pas sans aucupé.