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Des infections à bannir
26 août 2000 (L’Humanité)
PARIS, 26 août 2000 (L’Humanité)
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Modernité rime avec sécurité, ne manque pas de rappeler l’Assistance publique. Dans ce domaine, les infections nosocomiales (contractées à l’hôpital) figurent en bonne place. Alain Michel Seretti, le président du Lien (association de lutte, d’information et d’étude des infections nosocomiales), assure que chaque année, 800 000 personnes en sont victimes, soit 6,7 % alors que ce risque est de 1 % dans les pays du Nord, de 0 % en Suède.
Ces infections sont provoquées par des résistances bactériennes, elles-mêmes causées par une surconsommation d’antibiotiques, ou par de graves déficiences dans l’hygiène : instruments mal stérilisés, nettoyage des locaux et lavages de mains insuffisants, ces dernières infections étant les plus évitables. · condition de s’en donner les moyens. " · l’HEGP, la stérilisation est conforme aux normes en vigueur ", note sobrement Michel Seretti. Dans le domaine du nettoyage, le président de l’association note que " les taches de sang s’incrustent dans les sols défoncés et troués, rendant tout nettoyage inefficace ". Le lavage des mains est qualifié de " primordial ", car " 70 % des infections sont liées à des germes manuportés ". Encore faut-il que le geste soit effectué. Là encore, " c’est un problème de moyens ", poursuit Alain Michel Seretti, qui a calculé que le lavage et la désinfection des mains " prennent deux minutes ", gestes qu’il faut en moyenne effectuer 80 fois par jour, mais les hôpitaux sont en sous-effectifs chroniques ". Et ne disposent pas tous du matériel nécessaire. Raison de plus pour saluer la présence, dans chaque chambre du nouvel hôpital, d’un lave-mains et d’un essuie-tout jetable à l’usage du personnel soignant.
C. L.