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Mise à jour sur l’ABT378
14 juillet 2000 (CATIE News)
DURBAN, 13 juillet 2000 (CATIE News)
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XIIIe Conférence mondiale sur le sida, Durban, Afrique du Sud
L’ABT378, dont le nom officiel est lopinavir, est un inhibiteur de la protéase de deuxième génération mis au point par les Laboratoires Abbott. Administré tout seul, ce nouveau médicament a un profil pharmacocinétique qui ressemble à celui des autres inhibiteurs de la protéase actuellement sur le marché. Lorsqu’une petite quantité de ritonavir est ajoutée à l’ABT378, cependant, la biodisponibilité et la demi-vie de ce dernier s’accroissent. Abbott a conditionné ces deux produits dans une seule capsule (ABT378/r) qui sera commercialisée sous le nom de Kaletra.
Les résultats préliminaires d’une petite étude menée auprès de 57 volontaires lourdement prétraités ont été présentés à la conférence de Durban. Avant d’être admis à l’étude, 68% des sujets avaient un virus qui était résistant à au moins trois inhibiteurs de la protéase. Tous les sujets ont reçu de l’efavirenz en association avec un analogue nucléosidique et l’une ou l’autre de deux doses d’ABT378/r. Vingt-neuf sujets ont reçu ce dernier selon la posologie de 400/100 mg (trois capsules deux fois par jour) ; les 28 autres ont pris une dose de 533/133 mg (quatre capsules deux fois par jour).
Après 24 semaines, 69% des sujets recevant la dose 400/100 et 82% des sujets recevant la dose plus forte avaient une charge virale de moins de 400 copies. Il est à noter que l’efavirenz peut réduire le taux sanguin d’ABT378/r ; cette interaction pourrait expliquer le meilleur résultat observé chez les sujets traités par la dose plus élevée.
Sept personnes ont abandonné l’étude, mais seulement trois d’entre elles en raison d’effets secondaires dont les plus couramment signalés étaient diarrhées et fatigue.
Les résultats de cette étude de petite envergure sont très encourageants. De nombreuses personnes sont porteuses d’un virus multirésistant et, par conséquent, disposent d’un nombre réduit d’options thérapeutiques. Elles ont donc moins de chance de profiter d’une suppression virale efficace et durable.