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Crimes racistes et sécuritaires | Pascal Taïs
Assassinat de Pascal Taïs : complément d’information
25 juin 2000 (Le Monde)
PARIS, 25 juin 2000 (Le Monde)
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Complément d’information sur une mort suspecte au commissariat d’Arcachon (d’après le Monde du 25 juin)
La chambre d’accusation de la cour d’appel de Bordeaux a ordonné, dans un arrêt du 20 juin, un troisième complément d’information dans l’affaire Pascal Taïs, un jeune homme de trente-trois ans, mort au commissariat d’Arcachon dans des circonstances suspectes (Le Monde daté 16-17 avril) : le 7 avril 1993 à 7 h 30, Pascal Taïs avait été retrouvé mort dans une cellule de dégrisement, une large plaie dans la région occipitale de la tête, des ecchymoses multiples sur le corps, deux côtes cassées, un poumon perforé et la rate fissurée. La première instruction avait débouché, le 28 juin 1996, sur un non-lieu. Les parents de la victime, Mohamed et Suzette Taïs, avaient fait appel de cette ordonnance. Depuis, la chambre d’accusation a demandé deux suppléments d’information.
Contestant, le 25 mai 2000, devant la chambre d’accusation, le troisième non-lieu prononcé par le juge, l’avocat des parents du défunt, Me Jacques Vincens, a porté une nouvelle pièce au dossier : quelques jours plus tôt, le 17 mai, Suzette Taïs affirme avoir reçu un appel téléphonique anonyme à son domicile. La personne, " un inspecteur de police à la retraite vivant à Arcachon ", selon les déductions de Mme Taïs, lui aurait donné des détails sur les circonstances de la mort de son fils et aurait désigné l’auteur des faits sur une photo parue dans le journal sud-Ouest : " un " tiers " est entré dans le commissariat dans la nuit du 7 avril et a tabassé mon fils ", a-t-elle rapporté. Toujours selon ce témoignage anonyme rapporté par Suzette Taïs, son fils aurait assisté, la veille de sa mort dans un bar, à un dialogue entre ce " tiers " " un policier au repos ", selon la fameuse source téléphonique, et une autre personne. La discussion aurait porté sur le vol d’une relique dans une église d’Arcachon revendue à l’étranger. Le jeune homme devenant un témoin gênant, le " tiers " aurait appelé le commissariat pour l’interpeller puis s’y serait rendu pendant dans la nuit. Ce témoignage, sept ans après les faits, éclaire le dossier d’un nouveau jour. "Il a accepté de nous parler pour des raisons morales et parce qu’il n’est plus en fonction dans la police ", avance Suzette Taïs. Mais par crainte de représailles ", il aurait choisi de garder l’anonymat. La chambre d’accusation a été convaincue et a demandé à Annie Léotin, conseiller à la cour d’appel, déjà chargée du second supplément d’information, d’auditionner Mme Taïs et " de procéder à tout acte d’instruction utile à la manifestation de la vérité ".
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Assassinat de Pascal Taïs : complément d’information
Madame, Monsieur,
Je me permets de vous écrire car je m’intéresse à l’affaire du décès de Pascal Taïs.
Un article paru récemment dans Le Monde (lien ci-dessous), m’a particulièrement interpellé.
L’article ne donne malheureusement pas suffisamment de détails pour se forger une opinion, mais à la première lecture on croirait lire une parodie d’un humoriste, tant l’hypothèse du suicide ou de l’accident semble peu cohérente.
Je suis arrivé sur votre site en cherchant sur Internet des informations complémentaires, et je me demandais si vous pourriez m’indiquer où je peux avoir plus de renseignements pour comprendre sur quoi se base cette décision de justice.
En vous remerciant vivement.