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Indemniser toutes les formes de chômage : combattre le développement de la précarité
24 juin 2000 (Collectif chômeurs)
VAULX-EN-VELIN, 24 juin 2000 (Collectif chômeurs)
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La CFDT et la CFTC ont fait savoir qu’elles signaient le projet de bouleversement de l’UNEDIC proposé par le Patronat (le MEDEF).
Ce projet représente une véritable déclaration de guerre aux chômeurs, aux précaires, et à tous les salariés.
GUERRE AUX CHÔMEURS ET PRÉCAIRES :
En imposant une Convention d’Aide au Retour à l’Emploi" (CARE), le MEDEF, assisté de la CFDT et de la CFTC, prétend :
Conditionner le versement d’une allocation-chômage à l’acceptation de n’importe quel emploi :
- En dernier ressort, le chômeur entrant dans le CARE sera contraint d’accepter un emploi ou de perdre ses indemnités ; or 85% des emplois actuellement créés sont précaires.
- La notion de "qualification" disparaît au profit de celle d"aptitude" déterminée essentiellement par les employeurs.
- Quant au système qui permettait aux privés d’emploi de bénéficier d’une formation rémunérée et librement choisie (l’AFR), il disparaît !
Abolir le droit fondamental à un revenu de remplacement en cas de perte d’emploi
Ce principe de solidarité entre tous les salariés, à la base de la fondation de l’assurance-chômage (l’UNEDIC), était déjà très fortement entamé dans la réalité puisque plus d’un chômeur sur deux n’était pas indemnisé par l’UNEDIC et était renvoyé sur la "solidarité d’Etat" (RMI, ASS...).
La nouvelle Convention fait sauter ce droit collectif fondamental. Elle instaure à la place un contrat individuel qui subordonne le versement d’une indemnisation à l’acceptation d’un "retour à l’emploi" dans des conditions définies et décidées par le Patronat...responsable auparavant de la perte d’emploi !
Régenter désormais le "marché du travail" et le "marché de la formation" en asservissant définitivement les Services Publics (ANPE, AFPA...) qui en ont théoriquement la charge.
L’ANPE, Service Public, a théoriquement en charge la gestion et la politique nationale de l’emploi. Ses missions ont été progressivement rognées par l’explosion de l’intérim (+18% par an), le transfert des inscriptions des chômeurs aux ASSEDIC, et la dérive de la politique nationale de l’emploi vers une logique de "marché" soumise aux intérêts des employeurs. L’AFPA a suivi les mêmes dérives.
La prise en main officielle de la gestion de la politique de l’emploi par une UNEDIC soumise au MEDEF porterait le coup de grâce à ces deux institutions de Service Public.
GUERRE AUX SALARIÉS :
Le MEDEF veut généraliser le travail précaire :
- Le projet du MEDEF prévoit d’étendre les "contrats de mission" (Contrats précaires à Durée Déterminée pouvant aller jusqu’à 5 ans) dont le but est de faire sauter la référence (pourtant légale en Europe !) au Contrat à Durée Indéterminée (CDI). (Il s’appuie pour cela sur l’existence des "Emplois -Jeunes" mis en place par l’actuel Gouvernement).
- Le projet de Convention actuel, incluant le CARE et l’extension des "contrats de mission", serait une arme redoutable pour généraliser la précarité et la flexibilité du travail, la baisse des salaires et des indemnités de Prévoyance Sociale, la soumission des salariés au bon vouloir des employeurs.
- Les contraintes et les sanctions sont pour les chômeurs, les précaires et les salariés. Aucune pour les entreprises qui licencient ou qui refusent d’embaucher
A quand les mesures empêchant les patrons de développer la précarité du travail :
- modulation des cotisations-chômage en fonction de la précarité des emplois
- renforcement des droits de contrôle des salariés, et des Services Publics d’Inspection du Travail ?
- les mêmes droits et statuts pour les salariés des entreprises sous-traitantes et donneuses d’ordre ?
- contrôle de l’utilisation des fonds publics en matière de "création d’emplois "
Le projet du MEDEF est minoritaire
La majorité des organisations "représentatives" des salariés : CGT, CGT-FO, CGC, auxquelles il faut ajouter quelques fédérations CFDT (ANPE, FGTE...), la totalité des organisations "non représentatives" des salariés : "Groupe des 10 Solidaires" (syndicats SUD, SNUI...), FSU, CNT..., la quasi-totalité des chômeurs et précaires que nous rencontrons devant les ANPE, les ASSEDIC, les CCAS, les CAF...y sont opposés.
A Vaulx-en-Velin plus de 2000 chômeurs, précaires et salariés ont signé notre pétition réclamant l’instauration d’une prévoyance sociale solidaire contre le chômage.
Le Gouvernement et le Parlement doivent censurer cet accord honteux
L’application de l’actuel projet de Convention incluant le CARE et l’extension du "contrat de mission" bouleversent la réglementation, et surtout le Code du Travail défini par la loi.
Le Ministère de l’Emploi (Madame AUBRY) et le Parlement (députés et sénateurs) ne peuvent laisser le MEDEF faire la loi, et la solidarité nationale se dégrader davantage.
Toutes et tous ensemble imposons une protection sociale solidaire
indemnisant toutes les formes de chômage, et garantissant un revenu suffisant pour vivre quels que soient les aléas de la vie :
- Unification des systèmes d’indemnisation (ASSEDIC et minima sociaux)
- Financement du système unifié par nos cotisations, le budget d’Etat et aussi par les richesses créées dans les entreprises
- Fonctionnement transparent et démocratique : suivant une charte de Service Public associant UNEDIC, ANPE, AFPA, CAF...et assurant aussi la représentation des chômeurs et précaires.
COLLECTIF VAUDAISDES PRIVÉS D’EMPLOI ET PRÉCAIRES
9 Place Guy Môquet
69 120 Vaulx-en-Velin
Tél : 04 72 04 69 81
Permanences :Tous les samedis de 9h à 12h, 9 place Guy Môquet (Mas du Taureau) - Tous les lundis de 9h à 11h30 devant l’ANPE de Vaulx - Tous les mardis devant le CCAS (Hôtel de Ville) de Vaulx
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Indemniser toutes les formes de chômage : combattre le développement de la précarité
bjr,chomeur depuis juin 2002,je voudrais savoir si la loi d’indemnisation d’une durée maximum de 700 jours est légal sachant qu’au début de mon indemnisation,je devais percevoir 960 jours d’indemnitée avec une allocation non dégressive ?
merci des réponses que vous voudrez bien m’apporter.
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Indemniser toutes les formes de chômage : combattre le développement de la précarité
Entre le moment où on vous a annoncé que vous aviez droit à 960jours d’indemnités et maintenant avez signé un autre contrat de travail (quelqu’il soit) ? si oui, les assedics ne tiennent plus compte de vos anciens droits (960 jours), ces droits sont perdus. ils prennent désormais en compte votre tout dernier contrat de travail. Ca vient de m’arriver, je pensais qu’il me restait 322 jours. (je me suis retrouvée sans revenu quasi du jour au lendemain)Car pour pouvoir faire une demande de RMI, il faut d’abord que l’assedics refuse l’ASS. Ca prend des mois. Je vous souhaite énormément de courage face à tous ces robots de l’administrations !
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Indemniser toutes les formes de chômage : combattre le développement de la précarité
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Indemniser toutes les formes de chômage : combattre le développement de la précarité
y a t’il un recours possible auprès d’un tribunal pour dénoncer la rupture de contrat de la part de l’état ? Personnellement j’etais indemnisé par la "fonction publique" et non par l’unedic car je faisais partie de ces nombreux emplois précaires de l’anpe.