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SOS-Racisme et UNEF-ID, deux associations proches des socialistes
8 juin 2000 (AFP)
PARIS, 8 juin 2000 (AFP)
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SOS-Racisme : l’association a été fondée en 1984 par deux anciens de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), le socialiste Julien Dray, actuel député PS de l’Essonne, et Harlem Désir, un jeune homme de 24 ans, qui va présider SOS jusqu’en 1992 avant de rejoindre le PS.
Guidée par un militantisme antiraciste, au lendemain de la "marche des Beurs" de 1983, aux débuts de la percée électorale du Front national, des grands débats sur l’immigration, SOS-Racisme a joué à fond la carte de la médiatisation, popularisant son slogan "touche pas à mon pote" et son badge, une petite main jaune ouverte.
Le printemps 1985 a marqué un point culminant du mouvement : un million de "petites mains" vendues et une fête spectaculaire place de la Concorde, qui deviendra annuelle, à la Bastille ou au bois de Vincennes.
Après avoir bénéficié du soutien de toute l’intelligentsia de gauche et appellé à voter François Mitterrand en 1988, SOS-Racisme a commencé à décliner en 1991, son opposition à la guerre du Golfe lui ayant fait perdre de nombreux soutiens.
Fodé Sylla, un jeune issu de l’immigration, a succédé en 1992 à Harlem Désir et a laissé au début de l’année dernière la place à Malek Boutih, un pote de la première heure.
SOS-Racisme, qui a privilégié ces dernières années l’action de terrain et a fondé des "maisons des potes" dans les banlieues, est actuellement en difficulté financière et placée en redressement judiciaire depuis le 12 mai dernier.
UNEF-ID (Union nationale des étudiants de France, indépendante et démocratique) est actuellement le premier syndicat étudiant, issu de la scission de l’UNEF en 1971.
L’UNEF, fondée en 1907 s’était alors divisée en deux : la partie majoritaire, UNEF-Renouveau, proche du PC, dirigea le mouvement syndical étudiant pendant les années 1970. Son pouvoir s’est effrité à la fin des années 1980 au profit de l’autre branche, proche de la mouvance trotskiste, intitulée UNEF-ID en 1980.
UNEF-ID s’est rapprochée des socialistes et a notamment prit la tête de l’opposition au projet de réforme des universités lors de la première cohabitation en 1986.
Aujourd’hui L’UNEF-ID, qui vient de conforter sa première place aux élections de mars-avril, oeuvre pour une réunification avec l’UNEF, proche du PCF, quelque 30 ans après la scission.